Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

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Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Jeu 29 Sep 2016 - 17:54

J'ai retrouvé un poème de Hugo sur Maïmonide (je crois que c'est dans "la légende des siècles") :

Moïse Maïmonide

Ce siècle, le douzième, fut terrible et funèbre,
Et il vit le soleil se couvrir de ténèbres,
Quand des empires forts se furent écroulés
Dans le sang des humains abondamment versé.
En France, notre roi, Louis le Septième,
Maintenait sa couronne sans gloire et avec peine.
Et en Andalousie régnait l’Almoravide,
Où nul ne vit jamais régime trop rigide
Et chacun, de sa foi, y pouvait exprimer
Sans crainte et sans frein l’ineffable beauté.
Donc Rabbi Maïmon enseignait que l’argile
Est ce qui façonna l’humanité fragile,
Et que seul le Très-Haut, que béni soit Son nom,
Peut permettre à l’humain de relever le front.
Il veillait en ces temps sur le tendre Moïse :
Ce fils presqu’insoumis fera-t-il à sa guise,
Ou suivra-t-il le cours des saintes traditions,
Hors desquelles il n’est point de sanctification ?
Car Moïse étudiait, mais il avait dix ans,
Et souvent résonnaient tous ses rires d’enfant !
Or, voici que soudain Cordoue se vit soumise
Et  sa belle contrée rapidement conquise
Par les durs Almohades ayant franchi la mer,
Abattant qui résiste par le feu et le fer.
Le péril était grand et l’avenir fort sombre
Quand il fut décrété que les juifs, en grand nombre,
Au soleil de l’islam se devaient convertir
Et rester signifiait accepter de mourir,
Car telle était alors la loi des durs vainqueurs.
Rabbi Maïmon, n’écouta que son coeur ;
Se soumettre alors était un acte infâme,
Car en tous la Torah brûlait comme une flamme,
Elle qui fut un don du Très-Haut, l’Eternel,
Qui daignait voir ses fils approcher des autels.
Il fallut donc partir, et l’on alla vers Fès.
Moïse, cependant, à la demande expresse
De son père, poursuivait des études sacrées,
Et il eut vingt-deux ans en quittant la cité.
Car le danger rôdait, tous s’en faisaient l’écho.
La famille partit et atteignit Akko,
Où l’on sent dans le port monter des odeurs âcres.
— Où sommes-nous, mon père ? — A saint-Jean-d’Acre,
Car voici cet endroit rebaptisé chrétien,
Le lieu que notre peuple décréta comme sien. »
Et la vie de Moïse, qui devint Maïmonide,
Connut bien d‘autres lieux, y restant impavide,
Avant de rompre un jour les voyages sans fin
Et de connaître au Caire un séjour plus serein.
Du Très-Haut agissant est-il plus grande preuve
Que ce grand érudit qui chaque jour abreuve
Le chercheur étonné, quel que soit son dessein,
Des écrits flamboyants qui sont celui d’un saint ?
Fils de Maïmon, nombreux ont connu tes mérites :
Tu parles à tous ceux qui cherchent des pétites
Dans l’immense savoir que tu sus exprimer.
À qui dire merci pour les bienfaits donnés ?
Car cet esprit naquit humble enfans d’Israël
Mais montra l’invisible dépassant le réel.

Victor Hugo Rien de moins sûr...
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par stana le Jeu 29 Sep 2016 - 19:04

Esthétiquement j'aime bien, c'est très beau. Victor Hugo était un grand poète sourire
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Cochonfucius le Jeu 29 Sep 2016 - 19:37

mikael a écrit:J'ai retrouvé un poème de Hugo sur Maïmonide (je crois que c'est dans "la légende des siècles") :


Ce siècle, le douzième, fut terrible et funèbre,
...
Maintenait sa couronne sans gloire et avec peine.
...
Sans crainte et sans frein l’ineffable beauté.
...
Par les durs Almohades ayant franchi la mer,
Abattant qui résiste par le feu et le fer.
...
Rabbi Maïmon, n’écouta que son coeur ;
Se soumettre alors était un acte infâme,
...
De son père, poursuivait des études sacrées,
...
— Où sommes-nous, mon père ? — A saint-Jean-d’Acre,
...
Le lieu que notre peuple décréta comme sien. »
Et la vie de Moïse, qui devint Maïmonide,
...
Mais montra l’invisible dépassant le réel.



Je ne pense pas que Victor Hugo ait publié des vers pareils.

Il s'agit plutôt d'un imitateur un peu maladroit.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Mephisto le Jeu 29 Sep 2016 - 19:49

Peut être autour d'une "table ronde", à la chandelle ! rire

=> oui je sais, on m'attend aux haïkus... Embarassed
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Jeu 29 Sep 2016 - 21:08

Là, vous vous surpassez !! Ils connaissent tout Victor Hugo ? ben, non, soyons sérieux.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Cochonfucius le Jeu 29 Sep 2016 - 22:14

Nous connaissons juste les principes de la versification.

Victor Hugo ne publiait pas de vers non conformes aux exigences de ce domaine.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Jeu 29 Sep 2016 - 22:18

je vous invite à vérifier la variété de la poésie de Hugo, vous serez surpris.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Cochonfucius le Jeu 29 Sep 2016 - 22:19

Peut-être.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Ven 30 Sep 2016 - 0:02

Effectivement, les rimes sont terriblement pauvres, il faudrait donner la référence exacte correspondant à ce poème attribué à Hugo, cela ressemble à un pastiche.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Ven 30 Sep 2016 - 17:50

Par contre en voici un authentique sur l'islam et la mort du prophète Mahomet

Victor Hugo — La Légende des siècles
Première série
III
L’Islam

I
L’An neuf de l’Hégire

Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
À peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.

Il songeait longuement devant le saint pilier ;

Par moments, il faisait mettre une femme nue
Et la regardait, puis il contemplait la nue,
Et disait : « La beauté sur terre, au ciel le jour. »

Il semblait avoir vu l’Éden, l’âge d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissant l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Écoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.

Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.

À soixante-trois ans, une fièvre le prit.
Il relut le Koran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : « Je touche à mon aube dernière,

Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. »
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali, le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule :
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écoule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple, je suis l’aveugle et je suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. »
Un scheik lui dit :« Ô chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquis une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. »
Lui, reprit : « Sur ma mort les anges délibèrent ;
L’heure arrive. Écoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : « Dieu t’assiste ! »

Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : « Voilà,
Vous tous : je suis un mot dans la bouche d’Allah ;

Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
Ô vous tous, je serai bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute de l’homme engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau,
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie, ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre aux anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;

Mais les hommes surtout ont fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité ;
Et, pendant le combat, je criais : « Laissez faire !
» Je suis seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
» Qu’ils frappent sur moi tous ! que tout leur soit permis !
» Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
» Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
» Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
» Ils ne me feraient point reculer ! » C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Dieu, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les Grecs Hermès et les Hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. »

Il ajouta : « Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Éden d’avec l’abîme,
Étant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;

Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
À qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept cieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. »

Il s’arrêta, donnant audience à l’esprit.
Puis, poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
« Ô vivants ! je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache au visage. »

La foule s’écartait muette à son passage.

Il se lava la barbe au puits d’Aboulféia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : « Mieux vaut payer ici que dans la tombe. »
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre.
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver :
« Aboubèkre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. »
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubèkre (Abu Bakr) lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
« Qu’il entre. » On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’ange lui dit : « Dieu désire ta présence.
— Bien, » dit-il. Un frisson sur ses tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.

Victor Hugo, le 15 janvier 1858.


Les vers sont réguliers, les rimes ne sont jamais approximatives, les rimes pauvres sont peu nombreuses, les rimes féminines sont correctes et l'alternance avec les rimes masculines est respectée, etc ...
Sans parler du style incomparable ...

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Ven 30 Sep 2016 - 18:43

Mais les hommes surtout ont fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité ;

Ce n'est quand même pas du grand Victor Hugo, ça ; mais on sait bien que la plume facile ne va pas toujours avec une grande qualité. D'où la réponse d'André Gide à un enquêteur qui lui demandait le nom du plus grand poète français : "Hugo, hélas !".
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Cochonfucius le Ven 30 Sep 2016 - 19:46

Cette fois-ci c'est vraiment Hugo.

Victor Hugo a écrit:
Comme s'il pressentait que son heure était proche,


http://www.crisco.unicaen.fr/~stage/Verlaine/index.php?navigation=rep_rimes_retour&auteur=HUG_3&code_text=HUG572_7

mais pas du tout les vers sur Maïmonide.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Ven 30 Sep 2016 - 22:59

Non, mais on attend tout de même la référence de cet illustre inconnu.
En France, notre roi, Louis le Septième,
Maintenait sa couronne sans gloire et avec peine.


Un poète amateur n'eut écrit telle horreur.

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bulle le Sam 1 Oct 2016 - 8:42

mikael a écrit:Là, vous vous surpassez !! Ils connaissent tout Victor Hugo ? ben, non, soyons sérieux.
C'est à toi d'être sérieux pour le coup mikael.
Peux-tu nous donner les sources de ton texte attribué à Victor Hugo ?

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Sam 1 Oct 2016 - 9:07

ben non, sinon ce serait déjà fait.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Sam 1 Oct 2016 - 9:46

Tu l'as bien trouvé quelque part pour le citer tout entier sur ce forum ?
A moins que cette imitation de Hugo soit écrite par une personne qui te soit (très) familière ...
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par stana le Sam 1 Oct 2016 - 10:02

mikael a écrit:
Mais les hommes surtout ont fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité ;

Ce n'est quand même pas du grand Victor Hugo, ça ; mais on sait bien que la plume facile ne va pas toujours avec une grande qualité. D'où la réponse  d'André Gide à un enquêteur qui lui demandait le nom du plus grand poète français : "Hugo, hélas !".
Ce n'est peut-être pas du grand Victor Hugo mais c'est exactement le genre de citation que j'apprécie de mettre en signature sur tel ou tel forum. C'est noté Wink
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Sam 1 Oct 2016 - 10:17

Personnellement, j'aime bien l'érotisme de ce passage:
Il songeait longuement devant le saint pilier ;

Par moments, il faisait mettre une femme nue
Et la regardait, puis il contemplait la nue,
Et disait : « La beauté sur terre, au ciel le jour. »

Il semblait avoir vu l’Éden, l’âge d’amour, ...
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par mikael le Sam 1 Oct 2016 - 10:29

On a tous, je suppose, des documents anciens dans son ordi ? ce que je pêche à droite ou à gauche et stocke n'est pas toujours parfaitement identifié, voilà tout. Et quand on fait le ménage, on tombe dessus.
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Sam 1 Oct 2016 - 10:35

Le mystère reste entier. sourire
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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bulle le Sam 1 Oct 2016 - 14:34

On a tous, je suppose, des documents anciens dans son ordi ? ce que je pêche à droite ou à gauche et stocke n'est pas toujours parfaitement identifié, voilà tout.
Tss tss mikael...
On ne se permet pas d'interpeller les autres sur l'éventuelle "trop infime" connaissance des poèmes de Victor Hugo sans soi-même en connaître le style, si ?

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Cochonfucius le Sam 1 Oct 2016 - 14:57

Merci pour la retouche au titre du sujet.

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Jipé le Sam 1 Oct 2016 - 15:17

Ben si ça se trouve, c'est l'esprit de Victor Hugo qui a guidé la main de Mikael...? wistle

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bulle le Sam 1 Oct 2016 - 16:00

Tss tss... un succédané de son esprit, tout au plus rire

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Re: Maïmonide vu par je ne sais pas qui...

Message par Bean le Sam 1 Oct 2016 - 17:38

Bulle a écrit:Tss tss mikael...
On ne se permet pas d'interpeller les autres sur l'éventuelle "trop infime" connaissance des poèmes de Victor Hugo sans soi-même en connaître le style, si ?
Bulle, penserais-tu à un remake de l'arroseur arrosé ?
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