Haïku à la con

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Re: Haïku à la con

Message par ElBilqîs le Lun 24 Nov 2008 - 22:05

merci de cette leçon d'humilité, mais quand on me blesse dans ce qui me rend libre, c'est à dire, la possibilité d'écrire ce que je "vis" dans ma tête, sans subir les railleries de la famille pour qui je ne vis pas (assez) sur terre, et trop dans "mon monde", même si ce sont tous mes amours et qu'on est toujours heureux de se retrouver à 24 ou 26 (quand il n'y a de les enfants et leurs maris/copains et les petits enfants)
ou plus de cent, quand tous mes frères et soeurs amènent les leurs! (mais ça devient difficile, par manque de place!)
bref, quand on me cherche!.
on me trouve! et on me trouve ratatinée car mes valeurs ne sont pas de ce monde!
(sauf que j'aime bien qu'on me dise si c'est "utile" parce que c'est joli, ou si je dois m'y remettre sérieusement pour que ce soit plus parlant)
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Re: Haïku à la con

Message par Invité le Mar 25 Nov 2008 - 2:07

DETENDEZ-VOUS UN PEU...


Les brillants pouëtes
N'apprécient pas qu'on sourie
De leur rime experte

.
Enfin ! Tant de cris et de piaillements pour d'innocents haïkus, qui n'ont pour seule charge nocive (il faut apparemment le rappeler) que de railler - et non pas voler ! et non pas violer ! et non pas tuer ! - les travers bien humains de nos contemporains, au nombre desquels le << goût sirupeux >>, le << sang de guimauve >> et << l'eau de rose >> sont trois bons représentants métaphoriques...

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Quand je vois, les enfants, la quantité de pure émotion qui se dégage de vos messages (ElBilqîs par exemple... quoique, dans son cas, c'est encore pire, il n'y a plus du tout de message, il n'y a que de l'émotion...), je me dis que vous êtes bien loin de l'attitude idéale du Lettré, ou de l'Adepte du Zen (zen dont sont nourris les haïkus !), tellement épris d'irrespect pour les conventions poétiques ou sociales, et de désir d'éveil par la provocation !

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Bien sûr, il fallait absolument remiser le vilain que je suis dans l'espace de la poubelle du bistrot - ouste le malpropre ! Mais l'administrateur, hélas, sur ce coup, a fait montre de sa grande inculture du domaine poétique, car, sachez-le, d'Ovide à Lautréamont, de Properce à Baudelaire, de Juvénal à Verlaine, la poésie regorge de poèmes qui sont des explications in extenso de la bonne manière de composer de la littérature, ou des dénonciations piquantes des travers des contemporains.

En d'autres termes, la poésie n'est pas que lyrique, encore moins "fleur bleue"... Elle est aussi, petits amis, didactique et satirique. Le saviez-vous ?

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Mais, passons, car cette affaire n'a jamais prétendu être traitée avec les instruments de la raison, mais uniquement avec l'artillerie lourde et lourdingue de l'émotivité la plus crue, la plus embrouillée, la plus inconsciente, la moins éveillée, la plus aveugle, la plus fanatique.

Comme si j'avais attaqué les poussins de Maman Poule, vous vous êtes sentis attaqués au plus profond de vous-mêmes, alors que je riais sans prétention (et également, sans maîtrise poétique) de votre infatuation, de vos entre-congratulations réciproques (un vrai salon de précieuses...)

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Mis à part Hitori, qui a réagi comme il fallait, et qui m'a même fait le merveilleux cadeau d'une variante très fine en forme de pseudo-haïku :

Un bon vieux forum
Un haïku à la hauteur
Je suis un con !
variante très subtile et à propos de laquelle j'aurais apprécié que toutes vos réparties, au lieu d'être de la mélasse de bons sentiments et des cacophonies de cris d'orfraie, fissent preuve d'autant de subtilité... ... ...

.
A Fabule, qui est un brave type à part cela et duquel je commençais tout juste à me sentir proche par les idées... et qui cependant n'en pouvait plus de chercher à me fustiger de haïkus vengeurs - syntaxiquement hardis et si pompeusement enflés de grands mots, si torturés de grandiloquence, si ampoulés de bien-pensance... je lui suggère ce petit haïku-ci, qui, du haut de ses 17 pieds, résumera adéquatement toute sa bienséante production :

Bla bla bla bla bla
Bla bla bla bla bla bla bla
Bla bla bla bla bla

.
Car, enfin ! Me voilà, pour avoir osé sous-entendre que ce n'était pas du Rimbaud, la poêzie du forum, mis au ban de la bonne société, moi qui suis désormais le mesquin, l'orgueilleux, le puceau du coeur, le salaud, etc. ! Rien que ça !

Vous arrive-t-il, mes amis poètes, de vos distancier de vos si miryficques productions, des poésies qui sont le Verbe incarné sans doute, ou l'ambroisie divine, pour que celui qui ose ne serait-ce qu'en sourire malicieusement soit à vos yeux une telle ordure ?

Et certes, ce ne sont que les poésies de ces messieurs-dames, qu'il ne faut pas dénigrer du fait de leur valeur supraterrestre ? Car vous autres, les poètes, rassurez-moi : vous n'êtes que des humains ?

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L'ORGUEIL

A propos d'orgueil - c'est un fait tout à fait piquant - vous ne cessez de me reprocher de ne pas faire preuve de compassion dans mon acte de lecture...

Mais, dites-moi, quels sont ceux qui sur Terre méritent notre compassion ? Les forts, les bons, ceux qui réussissent ? Non, non, pas du tout ! La compassion s'adresse aux faibles, aux accidentés, aux ratés ! Et donc, en ne cessant de faire appel à la compassion du lecteur, vous confessez vous-mêmes que ce que vous écrivez est mauvais !

Si vous exigez
Du lecteur sa compassion
C'est que c'est pas bon

.
Mais alors, dites-moi un peu, comment se fait-il que vous-mêmes, qui savez donc pertinemment que ce que vous composez ne vaut pas tripette, vous râliez comme pastourelles écartelées quand on vous fait remarquer que c'est pas bon ?

Serait-ce que, les défauts qui sont les vôtres, vous refusez qu'on vous les mette sous le nez ? Mais oui, c'est bien cela ! Et c'est vous qui dites que c'est moi l'orgueilleux ?

.
Oh, comme cela vous fait mal de le reconnaître, et comme vous allez me haïr encore plus pour cette franchise ! Mais c'est de votre part un mauvais calcul ! Réveillez-vous : ne sommes-nous pas copains comme cochons ailleurs sur le site ? Ne suis-je pas votre ami ? Et ce qu'on exige d'un ami n'est-il pas qu'il ne nous cache rien de nos défauts, afin de nous permettre de progresser ?

A moins que vous ne préfériez la complaisance qui tue l'âme et crève l'éveil ?

.
C'est Gereve qui notait dans un post que ce sont ceux qui souffrent le plus d'un défaut qui l'imputent le plus à tort aux autres, et spécialement à ceux qui leur en font la remarque... Hé bien... n'en est-ce pas une illustration ?!

.
Allons, personne ne meurt d'un peu de persiflage, et les spartiates adoraient jouer à ce genre de jeu entre eux afin de s'améliorer mutuellement... Bon, vous n'êtes pas des spartiates !? Moi non plus, à vrai dire... Mais vous n'en mourrez pas de male mort, de mon humour irrévérencieux, à moins bien sûr qu'il vous faille en chier votre parapluie.

.
Comme nous sommes loin de l'entente amicale - laquelle comprend l'ironie sans péter - laquelle ne se prend pas au sérieux comme le font les cons sentencieux - Dieu nous garde de jamais en être !

Comme nous sommes loin de l'esprit zen lui-même ! Le zen ! Qui coule à pleins flots dans la veine haïku d'ailleurs. Rien que maintenant, je pense à ce pauvre Ikkyu aux poésies assassines et totalement anticonformistes, qui a dû se retourner dans sa tombe en lisant Internet depuis le cybercafé du Paradis bouddhiste !

.
Et puis... sommes-nous donc des gamins dont il est déconseillé de moquer les dessins pourraves et les colliers de nouilles, de peur qu'ils ne se flétrissent et perdent leur bon allant... ou ne sommes-nous pas plutôt des adultes, capables d'en voir plus d'une, et susceptibles de sang-froid ? Sommes-nous capables de recevoir une critique amicale sans broncher, ou une rebuffade humoristique sans chialer ?

<< Faut pas se moquer
Des gribouillis des enfants ! >>
(Quoi ! On est... adultes !??)

.
Quand on y songe, que mes humbles fariboles et mes jongleries légères aient déchaîné, en face, tant de notions toutes plus glorieuses les unes que les autres, tant de droits humains tous plus imprescriptibles les uns que les autres... c'est plutôt comique, non ?

Un jour, vous vous relirez sans le voile de l'émotion, et vous rirez des plats que vous m'avez servi. Moi, j'en ris déjà, mais c'est sans animosité ! C'est la Comédie Humaine ! Nous avons tous été très drôles !

.
Je dois dire d'ailleurs, puisque je m'achemine vers la conclusion et qu'il faut bien le placer quelque part par honnêteté intellectuelle, que j'entrevois une certaine rationalité dans votre réaction hystérique, qui est la suivante :

De nos jours, dans l'univers gris, moderne et conformiste qu'est le nôtre, même les loisirs sont formatés et calibrés. De là s'explique le succès des "HOBBIES", ces loisirs tout faits, cette forme de "consommable" qui ne s'avoue pas comme tel. Pour ceux qui n'ont pas le courage de sortir définitivement du troupeau, composer de la poésie - mais je ne dis pas que c'est votre cas - est une sorte de bookscrapping.

Bien, on ne peut absolument rien contre ça. Mais que ceux qui ont peur que je les empêche d'aligner du vers de mirliton se rassurent : je n'ai aucune velléité de les empêcher de mirlitonner... Mirliton et mirliton, qu'ils mirlitonnent mirlitonnement, mais qu'ils ne m'empêchent pas de sourire du mirliton dans mon coin, et pourquoi pas en rubrique Poésie - puisque effectivement c'en est... Le site est assez vaste pour cela, et d'ailleurs même ElBilqîs s'était rendu compte que j'avais pris soin de ranger mes haïkus dans un fil à part.

.
Un mot, pour finir (ouf ! et moi qui nous souhaitais de ne pas devenir des grands cons sentencieux !).

Je comprends que, au sein d'un Atelier d'Ecriture de Boboland, ou d'une Pension de Retraite pour Nonagénaires, les mots << poésie >> et << peinture >> ne recouvrent pas le même genre de réalités que, disons, au sein de l'OULIPO ou du Musée Picasso... Bien évidemment...

Et, en un sens, il faut bien que ceux qui n'ont rien d'autre comme joie jouissent d'un espace bien à eux où faire de la << pohaizie >> sans être emmiellés par l'oeil du critique exigeant !

Mais quelle idée dans ce cas d'installer ce hâvre de paix au milieu de la tourmente Internet ! Le Web est un espace public, bon sang ! On n'a donc pas le droit d'espérer trouver sur un site du WWW la moitié haute de la création littéraire, de temps en temps ?

Bon allez, n'en parlons plus !

.
LE MOT DE LA FIN


Tous ces haïkus
Ca m'a touché quelque part
Quelque part mais où ?

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Re: Haïku à la con

Message par Fabule le Mar 25 Nov 2008 - 10:57

Escape, je vais essayer d'être simple et concis !
Que tu veuilles critiquer, ma foi, aucun problème,
Par contre, la moquerie n'est pas une critique simple, c'est une attaque souvent bête et méchante, et qu'elle vienne "d'amis" serait la preuve que ce ne sont en fait que des "copains" (et encore parfois.....) !!!
Que tu définisses dans ton humeur "mesquin" c'est ton affaire, mais n'en veut pas aux autres de le relever (même si cela fût aggressif aussi parfois tu aimes tant ça) !
Le fil ou nous rêvons s'appelle bien "haïhus sans prétentions" pas mirifiques si ce n'est à notre échelle (donc pas) !!!
Pour conclure :

Touché tu as été
Comme nous en même lieu
D'une poutre biaisée

Je ne peux que souhaiter
Guérison à nous tous
Poëtes et pouët heureux !

Fabule
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Re: Haïku à la con

Message par ElBilqîs le Mar 25 Nov 2008 - 15:39

tes bons haïkus
ont atteint le mirliton
qui n'est qu'un vieux kon

et rassure toi, je suis très consciente de mon émotivité
et j'essaie de me soigner
mais tout est à recommencer
aucune importance, j'ai l'habitude

et je sais que la flatterie n'est pas un remède
et que mes vers ne valent rien

je ne te demande pas à toi de la compassion
tu l'as deviné, je suis trop orgueilleuse
je retourne dans ma nullité
que je n'aurais jamais du quitter

mais tu as raison
ça m'a blessée quelque part
dans mon émotion

la nonagénaire sortie de ses gonds
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Re: Haïku à la con

Message par Imala le Mar 25 Nov 2008 - 17:09

la moquerie n'est pas une critique simple, c'est une attaque souvent bête et méchante

Bah ! bien faire et laisser braire !
Sourire, passer son chemin.

(un vrai salon de précieuses...)

:ptdr:

J'adore !! bravo
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Re: Haïku à la con

Message par Invité le Mar 25 Nov 2008 - 17:54

bof.. s'ériger en donneur de leçons quand on est incapable de se remettre en question. faire référence au zen et ignorer l'humilité. confondre pitié et compassion.
fidèle à son habituelle condescendence, la pensée escapiste nous offre à étudier le complexe de supériorité.

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Re: Haïku à la con

Message par ElBilqîs le Mar 25 Nov 2008 - 18:43

pas de pitié pour les harengs :crabe:
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Re: Haïku à la con

Message par heu le Ven 28 Nov 2008 - 12:49

etrange mystere
d'etre ephemere
mais encerclé
par l'eternité

heu
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