en questionnant les sages

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mar 30 Juin 2009 - 11:46

extrait du discours d'un swami sur notre époque. Je ne cite volontairement que la partie généraliste qui peut nous intéresser, c'est à méditer.

Est-ce que nous pouvons affirmer que nous progressons vers la paix et le bonheur ? Qu'en est-il aujourd'hui ?

Réponse :

" Si nous jetons un regard sur le monde autour de nous, nous avons un million de raisons d'être fier des progrès stupéfiants de la race humaine. Après tout, n'avons-nous pas atterri sur la Lune ? Nous n'avons pas envoyé la sonde Pionnier sur Mars ? La carte du génome humain et le clonage sont devenus une réalité. Des progrès exponentiels ont été faits dans le domaine des sciences !
Néanmoins, si nous nous arrêtons un instant sur la question, « Est-ce que tous ces
avancements ont rendu notre vie plus heureuse et plus paisible qu'avant » ? Avons nous obtenu un bénéfice ? « NON » ! En admettant que le retard intellectuel, culturel et scientifique, était une raison pour laquelle les hommes des cavernes et les autres hommes du passé se battaient les uns contre les autres, comment expliquons-nous la situation prévalant aujourd'hui ?
Dans cet âge alors que nous proclamons être le sommet du rafinement intellectuel et culturel, la violence et les conflit se généralisent. Nous pensions que tous ces progrès allaient gommer les différences, abattre tous les murs, éliminer les frontières et nous conduire à la fraternité universelle. Au contraire, ce qu'arrive est une aggravation de la situation dans nombre de pays ! – De plus en plus de frontières, et de plus en plus de pays sont en panne. Au lieu de l'intégration dans une société puissante et paisible, il y a désintégration, au nom de la race, de la religion, de la langue...Comment pouvons-nous atteindre cette intégration ? A travers les âges de nombreux penseurs, révolutionnaires, dirigeants et de nombreuses organisations ont travaillé dans ce but et pourtant leurs efforts n'ont pas produit les résultats espérés, parce qu'ils ont tous essayé de chercher l'unité par les changements dans le monde extérieur et dans la société. La transformation extérieure ne dure jamais longtemps. Si, la fraternité et la paix Universelles ne peuvent jamais être obtenues par le pouvoir, la force ou le progrès scientifique, alors, la seule solution est la transformation intérieure – un changement dans la tendance de chaque personne est le seul moyen pour l'atteindre et cela ne peut se faire que par la spiritualité...

Il est globalement reconnu que nos Ecritures ont prédit précisément le cours du monde et l'avenir. Il y a des milliers d'années, prévoyant les temps difficiles que nous vivons aujourd'hui... " Swamiji"

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Radha2 le Mar 30 Juin 2009 - 16:28

Leela, vouloir s'ouvrir à une philosophie sans être confronté aux causes des contradictions de la dialectique qui conpose son Histoire, n'est qu'illusion d'une recherche de la vérité

Ce qui est trop univoque et dilué n'englobe pas l'ensemble des aspects d'une réalité plus profonde, qui elle-même utilise le mouvement et la tension pour faire évoluer le vivant. Aussi est-ce peut-être, une marque d'égo, que de vouloir simplifier à l'extréme un enseignement pour éviter la contradiction ?

Cette derniére est pourtant un prémisse à une réelle unité, pas une unité de surface comme en politique. Ce qui fédère doit être vrai !

Au-delà, il serait probablement interessant d'ouvrir un topic sur les symptômes décrits du kali Yuga

D'un point de vue plus personnel je n'arrive plus à envisager de révolution globale des conscience sans boulversement majeur, qui, à travers les conséquences de nos actions, nous fasse comprendre le paradoxe même qu'est ce mode de vie

Radha2
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 736
Date d'inscription : 16/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mar 30 Juin 2009 - 16:41

Leela, vouloir s'ouvrir à une philosophie sans être confronté aux causes des contradictions de la dialectique qui conpose son Histoire, n'est qu'illusion d'une recherche de la vérité
Je ne pense pas que ce soit mon cas. J'essaie simplement d'équilibrer théorie et pratique. Wink A quoi me servirait mes études si elles n'améliorent pas mon comportement ? Les préceptes sont si faciles à dire, et si difficiles à pratiquer!

Je continue à vous lire avec attention, même si cela me dépasse parfois (je ne suis pas aussi savante que vous)
Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Radha2 le Mar 30 Juin 2009 - 17:12

Je m'excuse si ma façon de m'exprimer prête à confusion, loin de moi l'idée de juger quiquonque !
Et encore plus loin de moi, la sagesse

Un tel espace de discussion est une grande chance, je suis heureux de me rapprocher de la vision de Jayram, que je comprends mieux maintenant.
Je passe également du temps à lire des topics sur lesquels je suis un parfait ignorant, lacunes que d'altruistes posteurs comblent.
Si je suis trop affirmatif parfois, par manque de maturité ou de temps, soyez assurés que l'intention est bien meilleure.

copains

Radha2
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 736
Date d'inscription : 16/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mar 30 Juin 2009 - 17:54

Pas de problème. Tu sais, j'ai, par moment, été avide de connaissances, les accumulant comme d'autre accumulent des richesses (je n'ai pas dit que tu le faisais, hein? Je parle de moi).

Je me suis rendue compte que c'était une forme de matérialisme, et maintenant j'essaie de les limiter à ce qui m'est directement utile.
Demain, je repartirai peut-être pour un tour, me plongeant dans les bouquins... C'est un cycle.

:yahoo:

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Radha2 le Mar 30 Juin 2009 - 18:50

Oui Leela, parfois même la Vie nous fait l'Honneur de tout nous enlever, lorsqu'on s'égare sur le chemin

Se détacher de tout et même jusqu'à la vertue qui méne à la Bhakti... ultimement.

Radha2
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 736
Date d'inscription : 16/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mar 30 Juin 2009 - 21:21

Leela

Un exemple est ce moine convers qui avait pour travail de nettoyer les sols, et le faisait comme une prière "Seigneur, lave mon âme comme je lave ce sol":


Mais ce moine avait tout compris, c'est un très bon exercice de séva qui conduit à la bhakti. Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mer 1 Juil 2009 - 0:35

Jayrâm, tu sais déjà combien tes idées font écho dans ma tête.
Radha, merci. C'est bon qu'il y ait un peu de controverse, cela permet d'y voir plus clair!
J'ai toujours pensé que mon chemin ne pouvait être ailleurs que dans la Bakhti, car mon chemin est (ou essaie de l'être) un chemin d' Amour. Pourtant, je prends conscience que nous devons tout de même passer par la Connaissance, par la voie Jnana car quelque part, les deux voies se croisent ou se rejoignent ou s'entremêlent, elles ne sont pas complètement parallèles.
Parfois, il me semble nécessaire de monter les escaliers de la Connaissance, même si c'est avec difficulté, à quatre pattes, en s'accrochant à chaque marche.
Parfois, je crois que l' Amour et la Dévotion suffisent à nous faire avancer.
Ou, que ce n'est que par la Bakhti qu'on peut y arriver
-en fait que je peux espérer y arriver.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par phil le Mer 1 Juil 2009 - 1:37

Bonjour,
Vouloir replonger dans les livres, discourir dans un forum, étudier les paroles des sages, étudier les écritures...;
à un moment donné, n'est-ce pas une fuite pour se donner bonne conscience, calmer ses angoisses métaphysiques, la peur de s'affronter soi-même, etc.?
Beaucoup de gens sacralisent et éprouvent une "peur respectueuse".
Dieu ne peut que nous vouloir du bien si on est une partie de lui.
Beaucoup le voient comme lointain.... Peut-être est-il devant nos yeux grand-ouverts, on ne le voit pas car on l'imagine autrement, ou ailleurs.
L'imagination justement, sans elle pas de création, pas de procréation, pas de vie pas de nature, pas de "Dieu", pas de "nous".
C'est de ce fait, la plus grande force de l'esprit dans le monde. Nous y avons accès. Malheureusement, on s'en sert de manière inadéquate.
Arrêtons de nous regarder, de nous considérer, de vivre notre propre vie. Ne regardons plus l'esprit comme le nôtre, l'imagination comme la nôtre.
Voir tout en nous comme une partie du "Sans nom" si on peut dire. laissons le ainsi prendre la place qui lui est dévolue.
Seule, la conscience d'exister persiste dans la méditation. "Dieu" ou "l'esprit en nous", est présent à tout instant.
Réellement s'oublier. Ainsi, avec rigueur, on se transforme. L'être est rassuré, apaisé, il a retrouvé "son port".
Au départ, s'équiper d'une foi solide, d'une grande logique.
Si l'être est lassé de la vie, s'il a souffert, ou s'il a une angoisse métaphysique, ce sera plus facile (pour le renoncement).
Voilà ma façon de voir pour "voir".
Amicalement, bonne continuation.

phil
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 11
Localisation : france
Identité métaphysique : recherche
Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 25/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mer 1 Juil 2009 - 9:43

Myrrha a écrit:Jayrâm, tu sais déjà combien tes idées font écho dans ma tête.
Radha, merci. C'est bon qu'il y ait un peu de controverse, cela permet d'y voir plus clair!
J'ai toujours pensé que mon chemin ne pouvait être ailleurs que dans la Bakhti, car mon chemin est (ou essaie de l'être) un chemin d' Amour. Pourtant, je prends conscience que nous devons tout de même passer par la Connaissance, par la voie Jnana car quelque part, les deux voies se croisent ou se rejoignent ou s'entremêlent, elles ne sont pas complètement parallèles.
Parfois, il me semble nécessaire de monter les escaliers de la Connaissance, même si c'est avec difficulté, à quatre pattes, en s'accrochant à chaque marche.
Parfois, je crois que l' Amour et la Dévotion suffisent à nous faire avancer.
Ou, que ce n'est que par la Bakhti qu'on peut y arriver
-en fait que je peux espérer y arriver.

Myrrha , pendant des années j'ai balancé de Bhakti à Jnana, parfois je penchais trop du côté de la bhakti mais d'une bhakti trop extérieure, et il s'en suivait inévitablement une période où je me replongeais dans la connaissance jusqu'à presque renier le Dieu personnel,... car j'entendais des "bhaktas" qui passaient leur temps à critiquer la recherche dans la voie de la connaissance, et ainsi de suite ça devenait pénible... un peu comme ce qui se passe ici sur les forums entre athées et croyants.

Quand je dis bhakti j'englobe toutes les religions qui tendent vers l'amour divin, dont le christianisme car c'est le même ressort. (voir la présentation intéressante de notre ami Sylvain)

Et puis j'ai découvert des maitres dans la bhakti, qui n'étaient pas sectaires et qui m'ont réconcilié avec ces deux aspects. Il faut un bon dosage des deux, bon...allez il faut bien pencher d'un côté, et en ce qui me concerne,
je dirais 25 % de jnana et 75 % de bhakti, mais pas nécessairement une dévotion visible, dans un culte qui ne serait qu'extérieur, alors que "jnâna" se manifeste beaucoup plus dans la spéculation intellectuelle.

Le danger d'une "bhakti" non murie et qui n'est pas tempérée par un peu de "jnâna" est de devenir un affreux sectaire, et malheureusement j'en ai rencontré beaucoup qui auraient pu me dégoûté de la dévotion. Et le danger de "jnâna" sans "bhakti" c'est à tous les coups tomber dans le piège de l'orgueil spirituel dans le sytle "j'ai tout compris, je suis libéré, etc..."

Ce sont les deux pièges qu'il faut éviter, mais parfois il m'arrive de me laisser entrainer à réagir violemment quand je vois ces extrêmes se manifester. Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Mer 1 Juil 2009 - 21:42

Jnana,la connaissance,cette forme de conscience ou plutot de sentiment d'évidence en nous,comme une certitude de l'existence d'une vie ou forme de vibration externe au monde physique nous conduit en quelque sorte à la connaissance de ce qui est véritablement,le "tu es cela et cela tu es",la raison de notre présence sur la terre.C'est une recherche intellectuelle à l'inverse d'une perception par l'adoration pour ce principe qu'est l'amour de l'eternel et créateur de toutes choses,"Bhakti",la connaissance de ce que nous avons à apprendre, et de la façon dont il nous faut l'apprendre.
A l'inverse le Bhakta ne recherche pas la vérité,il la ressent de tout son etre,c'est un adorateur,un etre qui obéit à la loi de ce principe d'amour éternel,l'acte de se considérer comme un serviteur du créateur de toutes choses....

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par phil le Mer 1 Juil 2009 - 23:31

Bonjour,
en relisant mon précédent post, et n'ayant pas eu de réponse, je me dis que je vous ai peut-être froissés.
Dans ce cas, croyez que je serais désolé. Je voulais seulement aborder le fait qu'on prend facilement l'habitude
de consulter les sources extérieures, alors qu'en nous résident des trésors d'autant plus interressants,
qui donnent des compréhensions plus profondes....
Encore une fois, je vous prie de m'excuser si celà était.
Bonne continuation.

phil
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 11
Localisation : france
Identité métaphysique : recherche
Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 25/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Talek le Mer 1 Juil 2009 - 23:51

Bonsoir Phil
Ton intervention, au contraire, m'a semblé fort éclairée.

Nous ne savons plus observer sans produire une foule d'interprétation. Le chemin est moins long de l'œil à la constellation d'Orion que de soi à soi-même.
Amicalement

Talek
Affranchi des Paradoxes

Masculin Nombre de messages : 103
Localisation : P2 Dôme
Identité métaphysique : bof
Humeur : Serein
Date d'inscription : 28/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Jeu 2 Juil 2009 - 0:16

Re Phil,
Code:
Si l'être est lassé de la vie, s'il a souffert, ou s'il a une angoisse métaphysique, ce sera plus facile (pour le renoncement).
Voilà ma façon de voir pour "voir".

Le renoncement n'est-il pas le fait de couper la racine des désirs,le fait de retrouver notre etre originel en pratiquant une forme d'abnégation de cette perpétuelle recherche de l'illusion qui consiste à toujours vouloir posséder la vie plutot que de la laisser venir à nous?

Code:
Vouloir replonger dans les livres, discourir dans un forum, étudier les paroles des sages, étudier les écritures...;

Je trouve que les études philosophiques et la méditation religieuse qui mène à la contemplation ne sont pas incompatibles... Cool

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Leleu le Jeu 2 Juil 2009 - 9:56

Bonjour Radha.
D'un point de vue plus personnel je n'arrive plus à envisager de révolution globale des conscience sans boulversement majeur, qui, à travers les conséquences de nos actions, nous fasse comprendre le paradoxe même qu'est ce mode de vie
C’est bien là, où j’estime que se love la conscience de notre temps. Plus d’église, d’idéologie ni de secte, mais de la conscience individualisée par le moyen d’une éclosion collective due à une Révolution planétaire. Je dis Révolution planétaire en tant qu’espace total hors frontières mais également Révolution planétaire en tant que fin d’un cycle de la Terre et donc ouverture d’un nouveau. Nous sommes le produit de cette planète, son expression achevée au sens accomplie.
La brave mère en est à sa ménopause, l’âge de Raison s’ouvre à nous, ses enfants. Il aura fallu que nous en manquions comme là où nous en sommes arrivés pour que nous mesurions, après une adolescence difficile et un début de maturité tout emprunt de dénis, d’orgueil et de comportements auto-destructeurs, il aura fallu tout cela pour comprendre et accepter par force humilité, la règle du jeux, la raison même de notre égarement, le risque de nous perdre comme enjeu vrai de la Conscience. Cette Apocalypse, Révélation planétaire, qui est en cours et n’est pas finie, nous prépare par le Feu de la forge au vieil Homme de Sagesse et sa religion naturelle. Alors une foi devenue Science, une science devenue Conscience, la conscience devenue Survie, le troisième étage de l’humanité n’est pas un rêve idéaliste mais bien du domaine du possible tant dans ce dernier cycle (court) de la Terre il y a encore place à notre existence.
avatar
Leleu
Maître du Relatif et de l'Absolu

Masculin Nombre de messages : 1538
Localisation : Jura
Identité métaphysique : chercheur
Humeur : sociable
Date d'inscription : 16/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Jeu 2 Juil 2009 - 17:03

Phil a écrit :

Bonjour,
Vouloir replonger dans les livres, discourir dans un forum, étudier les paroles des sages, étudier les écritures...;
à un moment donné, n'est-ce pas une fuite pour se donner bonne conscience, calmer ses angoisses métaphysiques, la peur de s'affronter soi-même, etc.?


Bonjour Phil

Discourir sur les forums ?
Il y a certainement pour certains, une part d'égo, vouloir se mesurer, étaler ses connaissances, peut être s'éprouver soi-même ? Les forums pullulent de gens qui croient tout savoir. Il est en effet facile de passer pour un sage sur internet, dans la conduite de sa vie de tous les jours c'est autre chose.

Pour d'autres c'est essayer de trouver des échos, des réponses, sur des sujets qui nous interpellent, voire rencontrer des personnes avec qui nous serions sur une même longueur d'ondes et prendre plaisir à échanger et
à afiner nos pensées.

Ou tout simplement, communiquer, tromper sa solitude, n'avoir rien d'autre à faire...que sais-je ?

Se plonger dans les livres "saints" ou les écrits de sagesse, ça peut être une source d'inspiration, un réel plaisir, une quête de la connaissance, ou une forme d'empathie, pourquoi n'y voir que de la peur ? et si ça peut soulager l'angoisse, pourquoi pas.

Etudier les paroles des sages, des saints, comme Bouddha, Jésus, oui je crois qu'on peut y trouver son propre chemin, cultiver sa foi, mais c'est encore mieux si nous pouvions en rencontrer de ces sages aujourd'hui car il est facile de faire dire à ces saints personnages ce que l'on veut 2000 ans après, et de se créer une image mentale idéale. Tandis que rencontrer un sage de cette dimension en personne, c'est autre chose. A moins de penser soi même avoir atteint un niveau élevé, (ce qui selon moi est la plus grossière illusion).

En attendant, des gens apaisés, des êtres réalisés, c'est l'exception. Moi j'attends d'en rencontrer qui me montrent par leur comportement de tous les jours, l'état de paix qu'ils ont atteint. :humhum:

Il est vrai qu'un jour il faut dépasser le stade des livres, mais je tombe en extase par procuration en lisant la vie de certains saints.

"Dieu est partout" ! pour moi c'est vrai et faux à la fois. Si c'était si facile à réaliser on ne serait pas à chercher. Il y a ceux qui lisent et vénères Krishnamurti, et qui répètent qu'il faut rejeter tous les livres, moi ça me fait marrer. Croire en Soi n'est pas très différent de croire en Dieu.

Alors je suis d'accord sur le fond, mais encore une fois, il y a de nombreux chemins, si toutefois tu acceptes la notion de chemin ? Tout le monde n'est pas en recherche, certains d'ailleurs pensent qu'il n'y a rien à chercher, et parmi ceux qui cherchent, c'est dans leur nature de chercher et qu'ils n'ont pas trouvé. rire

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par phil le Jeu 2 Juil 2009 - 23:44

Bonjour Kachenla,
tu dis:"Le renoncement n'est-il pas le fait de couper la racine des désirs,le fait de retrouver notre etre originel
en pratiquant une forme d'abnégation de cette perpétuelle recherche de l'illusion "
Tout à fait d'accord. Retrouver notre être originel, c'est çà le renoncement. Plus exactement, c'est retrouver l'autre partie.
Je m'explique, nous sommes deux parties (si on peut dire): nous, conscients grâce à nos sens du monde Terre, et l'autre partie, supérieure.
Demeurant invisible au commun des mortels, il n'en demeure pas moins qu'on peut s'assurer de sa présence: quand tu dors par exemple, tu ne penses
pas à respirer et pourtant tu te réveilles. Cette partie est supérieure, a des pouvoirs, si toi tu ne la vois pas, elle n'a pas ce souci là.
Elle n'est pas Dieu, mais disons un intermédiaire. C'est une partie du "Grand Tout". Elle en a toutes les qualités, n'est pas conditionnée comme nous:
naissance, éducation familiale, scolaire....
Retrouver l'être originel, c'est perdre ses illusions, en effet. Au début, et tant qu'on n'est pas assez inspiré, les sources extérieures
sont les bienvenues. Toujours être prudent, ne pas croire aveuglément. Par exemple, ce que j'écris, peut être faux si çà ne vous "cause pas".
Essayez de l'expérimenter en étant logique.
Quand l'enfant commence à être bien conscient, il ne sait rien, mais spirituellement, il est trè proche de sa partie sup. car il capte plus, pas parasité.
Il n'a pas de contact direct avec elle: il semble que pour effectuer une tâche sur Terre, la partie sup. installe un écran, où peut-être est-ce dù
au traumatisme de la naissance. Ensuite il se transforme en enmagasinant des croyances, les fait siennes. L'être humain adore être important,
même au détriment des autres, il développe des qualités et plus souvent des défauts. Il croit vivre sa vie, être responsable des décisions....
Il se lamente quand il est confronté à l'impermanence.... Il ne peut plus s'imaginer que le déroulement des évènements de ce monde lui échappe....
Imaginez un de vos doigts qui se met à agir pour son compte personnel.
Renoncer c'est abandonner l'impression d'exister par soi-même, d'être important....
Se tourner vers son intérieur, apprendre ce qui existe vraiment: prendre conscience de ce qui est quand on lui laisse la place. Croire que vous êtes
protégé par votre partie supérieure. Ne pas essayer de l'imaginer. Eviter de continuer à "être", d'imaginer, de parasiter la contemplation.
Ce n'est pas facile, c'est pour celà qu'il faut se "vider". J'explique: quand vous vous regardez, vous vous dîtes, çà c'est ceci.... Vous avez un regard
sur votre "connu", "appris". Pour apprendre sur vous, de manière inspirée, il faut travailler sur le "ressenti" avec un regard neuf, conscient que
vous avez tout à apprendre, que vous ne connaissez rien. Ainsi vous vous transformez au fil du temps: qu'importe si c'est long, dîtes vous que vous êtes
sur le bon chemin, que le temps c'est relatif. Chacun son rythme. Les sensations, les bruits de son corps au repos, les vibrations de son esprit,
doivent être réapprisent de manière nouvelle. par le ressenti vous aurez des révélations qui vous ouvriront des portes de "délivrance" de l'égo.
En prenant conscience de son vrai statut, on se libère et on se rapproche de la source. Les révélations, sont sur le chemin, par exemple,
des souvenirs d'états d'esprit vécus enfant. Ils vous montrent que vous évoluez et vous remplissent de grandes joies, de courage et de foi.
Voilà, il y a au moins 1h que je "planche", mes yeux se ferment....
J'ai bien lu ton message Jayrâm. Très interressant. J'apprécie ta vision de la vie comme je te l'ai déjà dit. Je te répondrai demain, vu l'heure
et l'état de fatigue.
Amicalement à tous.

phil
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 11
Localisation : france
Identité métaphysique : recherche
Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 25/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Ven 3 Juil 2009 - 22:20

RE PHIL,
Code:
Le renoncement n'est-il pas le fait de couper la racine des désirs,le fait de retrouver notre etre originel

Lorsque l'on pratique le Zen,la sagesse apparait peu à peu,c'est une lente évolution, meme pour un occidental qui n'a pas eut la possibilité de commencer la pratique durant son enfance tel que nous pouvons l'observer chez les asiatiques,cette discipline lui reste toujours abordable.
La sagesse se développe par le simple fait que nous opérons en nous ce que l'on appèle dans le zen"le retrait des sens",lorsque nous sommes assis et immobile plongé dans la méditation,on apprend à maitriser notre corps ses pulsions et ses désirs,puis peu à peu,c'est le retrait des sens,le cheval fou est dressé le corps s'apaise,l'esprit reprend les rennes de la volonté agissante.Le désir est rélégué à l'arrière plan,ce qui ne veut pas dire qu'il disparait,si l'adepte a le désir de boire ou de manger,c'est un désir légitime,la maitrise de nos cinq sens appartient pleinement à l'esprit et finalement celui-ci s'arrete où il veut.
Se consacrer à la pratique du zen n'implique pas forcément une totale dépendance de l'adepte dans l'art de méditer,si l'esprit s'arrete où il veut c'est qu'il lui est possible de travailler comme il veut et à son rythme,ainsi chaque adepte découvrira ses propres limites qu'il sera préférable de ne pas dépasser sur le chemin de la contemplation.
"L'esprit s'arrete où il veut";en d'autres termes,cela veut dire que nous ne sommes pas obligés de pratiquer le zen dans le seul but de parvenir au nirvana final à la bouddhéité,l'esprit nous permet d'ajuster nos propres fréquences vibratoires à notre véritable degré d'évolution spirituelle sis en nous memes et inné.
Couper la racine des désirs envahissants,c'est le retrait des sens,l'apaisement de l'ame et la délivrance du monde des ténèbres...

Tous les efforts visant à la maitrise de soi restent stériles aussi longtemps que demeurera la convoitise.Selon l'injonction du Bouddha citée dans le Dhammapada:
"Ni par la discipline et les voeux,ni par l'intellection,ni par la méditation,ni par la solitude,je gagnerai la félicité qu'aucun homme ordinaire ne pourra jamais connaitre.
O moines! n'ayez de cesse avant d'avoir détruit en vous les racines du désir."

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Ven 3 Juil 2009 - 22:29

Très sagement, il est enseigné en bouddhisme que la Voie est comme un oiseau, qui ne peut voler que si ses 2 ailes battent à la même force: l'une est l'étude, la réflexion, l'autre la pratique.

Je pense que mon aile "étude", après avoir été dominante, est maintenant trop faible.

Merci pour les pistes à explorer que vous ouvrez.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par phil le Ven 3 Juil 2009 - 23:12

Bonjour Jayrâm,
tu dis:

_"Discourir sur les forums ?
Il y a certainement pour certains, une part d'égo, vouloir se mesurer, étaler ses connaissances,
peut être s'éprouver soi-même ? Les forums pullulent de gens qui croient tout savoir".

D'accord avec toi.

_ "Se plonger dans les livres "saints" ou les écrits de sagesse, ça peut être une source d'inspiration,
un réel plaisir, une quête de la connaissance, ou une forme d'empathie, pourquoi n'y voir que de la peur ?".

D'accord avec toi.

_"Etudier les paroles des sages, des saints, comme Bouddha, Jésus, oui je crois qu'on peut y trouver
son propre chemin, cultiver sa foi, mais c'est encore mieux si nous pouvions en rencontrer de ces sages ".

D'accord avec toi.

Ce que je voulais dire, c'est qu'au bout d'un certain temps, du fait qu'ils apportent toutes les réponses,
l'être peut se contenter de comprendre intellectuellement. Il a l'impression d'évoluer. Certes, il progresse,
mais "artificiellement", il se transforme peu. Je ne connais pas la source, mais il y a un proverbe qui dit
à peu près celà: " Si une image vaut mille mots, une perception vaut mille images".

_"c'est encore mieux si nous pouvions en rencontrer de ces sages".

Tout à fait.

_"En attendant, des gens apaisés, des êtres réalisés, c'est l'exception.
Moi j'attends d'en rencontrer qui me montrent par leur comportement de tous les jours,
l'état de paix qu'ils ont atteint. "

Oui, ils sont très rares, ils n'ont pas envie d'être dérangés, la vie a un autre sens pour eux, et comme
il y a toujours à découvrir....
tout

-"Il est vrai qu'un jour il faut dépasser le stade des livres, mais je tombe en extase par procuration
en lisant la vie de certains saints."

Je me répète, il y a des gens qui ont assez de maturité pour aller au delà. Qu'est-ce qui les en empêche?
L'habitude?, croire qu'ils en sont incapables?, etc.... C'est le droit de tous de découvrir sa vraie nature.
Le confort matériel est une des grandes causes de ce comportement.

_""Dieu est partout" ! pour moi c'est vrai et faux à la fois. Si c'était si facile à réaliser
on ne serait pas à chercher".

Pourquoi le "chercher", Dieu est là mais on ne le voit pas, auréolés de nos illusions, de nos croyances.
Chercher Dieu c'est être capable de "s'effacer". Ainsi, on récupère des qualités intrinsèques, des "antennes"
qui permettent de "ressentir". Je suis d'accord avec toi, ce n'est pas "donné".

_"Alors je suis d'accord sur le fond, mais encore une fois, il y a de nombreux chemins,
si toutefois tu acceptes la notion de chemin ? "

Tout à fait.

_"et parmi ceux qui cherchent, c'est dans leur nature de chercher et qu'ils n'ont pas trouvé."

Ils ont appris quelque chose quand même, rien n'est perdu dans cette démarche.

_" A moins de penser soi même avoir atteint un niveau élevé, (ce qui selon moi est la plus grossière illusion)".

Dans la démarche spirituelle authentique, et je pense que beaucoup se reconnaitront ici, l'être a dépassé celà.
Peut-être à cause d'un "coup dur" d'une grande souffrance, de son âge avancé, d'un besoin inconscient depuis tout petit,etc....
Maintenant, il y a les "pseudos illuminés: besoin d'exister, de paraître important. Leur niveau est très bas. Pour les reconnaître, c'est simple:
Ils parlent beaucoup d'eux, ils demandent à ce qu'on les vénèrent.... Ils sont plus à plaindre qu'autre chose:
ils perdent leur temps, malheureusement ils le font perdre aussi à d'autres.

Amicalement.

phil
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 11
Localisation : france
Identité métaphysique : recherche
Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 25/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Ven 3 Juil 2009 - 23:25

leela a écrit:Très sagement, il est enseigné en bouddhisme que la Voie est comme un oiseau, qui ne peut voler que si ses 2 ailes battent à la même force: l'une est l'étude, la réflexion, l'autre la pratique.

Je pense que mon aile "étude", après avoir été dominante, est maintenant trop faible.

Merci pour les pistes à explorer que vous ouvrez.


Leela c'est génial mais...
Ah mon dieu...Sauras-tu m'entendre! Pourras-tu voir ma déchéance et me sortir
de ce mauvais pas!...Enfin si vous me comprenez,mais,peut etre n'etes vous pas là,dans les cieux ou je ne sais où en moi peut etre, ou bien n'etes vous pas tout simplement...Je voudrais en finir avec cette vie,ces illusions qui m'accablent et ces souffrances que je ne peux plus endurer! Ma femmes mes enfants,vous tous,
je veux vous quitter! Je pars dans la montagne! tel un gourou lassé de passer pour un pleutre,un pauvre bougre au bout du rouleau! Avec ma canne mes pataugaz et mon sac à dos,des rations de survie,trouver une vieille grotte et ne plus en bouger jusqu'à ce que je découvre la vérité... :yahoo:

Eh bien non ce n'est pas ce que j'ai écris,je voulais seulement expliquer qu'aujourd'hui nous n'avons plus besoin d'aller se retirer dans la montagne pour
trouver la délivrance!
Non il y a des dojos à l'heure actuelle qui vous accueillent,où il fait bon vivre,on a meme installé à l'entrée un distributeur de boissons rafraichissantes.
La retraite ascétique est encore possible mais il faut etre libre,là est le problème... :rj:

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Sam 4 Juil 2009 - 6:43

alalaaaa comme je te comprends ! J'ai aussi eu envie de tout plaquer, le jour où j'ai découvert la vie simple et riche de Samye Ling, en Ecosse ! Et ce n'était même pas pour espérer l'illumination, mais pour le mode de vie, si près de la nature, dans une vraie pauvreté assumée, dans une communauté presque autarcique si riche spirituellement et cela sans plus devoir se soucier d'équilibrer le budget, des faire les repas tous les jours, et le ménage en plus du boulot. Mais voilà, les enfants...

Et j'ai compris que faire la vaisselle en restant zen, transmettre des vraies valeurs à ses enfants, c'est aussi une Voie. Moins héroïque, plus humble, plus difficile...

Même pas le temps d'aller au dojo !

"Chaque acte de la vie peut devenir le Dharma". (Lama Karta)

Je vais chercher un texte de sage pour contribuer à ce fil intéressant, mais je dois d'abord assumer mon banal quotidien... Wink

à+

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par phil le Sam 4 Juil 2009 - 23:16

Bonjour à tous.
Vous avez raison, peu de gens peuvent vivre de nos jours dans une grotte comme des ascètes pour évoluer.
Il n'y a pas que cette voie: bien faire ce que l'on a à faire (famille, travail...) aider les autres dans
le besoin (animaux...), etc., se mettre en harmonie avec le "Grand Tout".
Une conduite "juste", qui s'acquiert avec le temps, au détriment de l'orgueuil, de l'égoisme... etc., rend libre
et heureux, couplée avec une méditation bien menée, elle ouvre des portes, nous permet de trouver le chemin intérieur.

Ne pas se mettre en danger pour autant, suivre la voie médiane comme a dit Bouddha.
Bon WE.

phil
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 11
Localisation : france
Identité métaphysique : recherche
Humeur : assez bonne
Date d'inscription : 25/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par Invité le Dim 5 Juil 2009 - 16:05

@Phil,
Code:
Ne pas se mettre en danger pour autant, suivre la voie médiane comme a dit Bouddha.

Quelques siècles après le message du Bouddha Gautama,c'est au tibet qu'apparait le Bouddha Padmasambhava.Ce dernier délivrera un enseignement qui ira totalement à l'encontre de celui de Gautama,il préconise à ses disciples non pas d'observer un juste milieu dans la pratique de Zazen,mais au contraire d'opter pour ce qu'il appèlera; "La voie abrupte". Cette voie où il conseille à ses élèves de ne pas se relacher entre chaque épreuve de méditation et d'aller directement jusqu'au bout d'eux memes afin d'atteindre l'illumination...
Penses-tu qu'il existe de nos jours dans les dojos par exemple des etres capables de franchir ces limites qu'avait imposées Gautama?

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: en questionnant les sages

Message par bernard1933 le Dim 5 Juil 2009 - 16:28

Tiens, aujourd'hui, j'ai envie de casser les assiettes ! Que serait devenu le monde s'il avait suivi ces conseils de sages ? L'exemple : le Tibet avant l'arrivée de ces sacrés Chinois ! Et bien, on n'aurait pas encore inventé le vélo...Le théorème de Pythagore, le fameux pont-aux-ânes : on serait toujours au péage d'entrée...
avatar
bernard1933
Aka Tpat

Masculin Nombre de messages : 10079
Localisation : Dijon
Identité métaphysique : agnostique
Humeur : serein
Date d'inscription : 23/03/2008

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum