Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par _athéesouhaits le Mer 23 Déc 2009 - 11:39

allez voir le film "entre les murs" vous aurez une idée de ce que peuvent endurer les profs....

_athéesouhaits
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 11:48

Une liste de questions posées en classe.

Doit-on supprimer l’école ?
A-t-on le droit de désobéir ?
Un ami et un copain, est-ce que c’est pareil ?
Peut-on dépasser ses peurs ?
Tout le monde peut-il être courageux ?
Tout le monde peut-il être heureux ?
Doit-on toujours éviter les situations dangereuses ?
Est-ce que la peur peut être utile ?
Est-il raisonnable de risquer sa vie pour une passion ?
Est-il possible d’arrêter d’apprendre ?
Peut-on apprendre en s’amusant ?
Peut-on définir clairement l’intelligence ?
Est-il nécessaire de faire ses propres expériences pour comprendre une idée ?
Apprendre et comprendre, est-ce que c’est pareil ?
Est-ce que le progrès suffit à prouver que nous sommes intelligents ?
Est-il nécessaire de toujours progresser ?
Peut-on se contenter de vivre comme nos ancêtres ?
Est-ce que notre opinion peut changer ?
Une personne handicapée a-t-elle les mêmes droits que les personnes valides ?
Doit-on toujours respecter les idées des autres ?
Est-il possible de vivre seul ?
Sommes-nous influencés par les autres ?
Est-ce que quelqu’un d’intelligent peut être méchant ?
Est-ce qu’il suffit de vivre pour exister ?
Un enfant dans sa famille a-t-il les mêmes droits que ses parents ?
Un adulte doit-il toujours répondre à la question d’un enfant ?
Peut-on ne pas avoir peur de la mort ?
Peut-on combattre l’injustice par la violence ?
Est-ce qu’il suffit d’être riche pour être heureux ?
Est-ce que nos erreurs sont utiles ?
Est-ce que le passé est utile dans le présent ?
Est-ce que le présent sert uniquement à préparer l’avenir ?
Est-il possible de définir ce qui est beau ?
Est-il possible de définir la beauté intérieure ?
Mon corps est-il à moi ?
Est-ce qu’il suffit d’être intelligent pour être sage ?
Qu’appelle-t-on la sagesse ?
Peut-on apprendre la sagesse tout seul ?
Est-ce que l’animal a conscience de lui-même ?
Nos cinq sens suffisent-ils à tout comprendre ?
Existe-t-il des formes de communication que nous ne comprenons pas ?
Tous les animaux ont-ils un langage ?
Est-ce qu’il est grave de tuer un insecte ?
Doit-on respecter un animal comme on respecte un être humain ?
Doit-on respecter une plante comme on respecte un animal ?
Est-ce que toutes les formes de vie ont une importance ?
Est-ce qu’une grande personne est toujours plus intelligente qu’un enfant ?
Les autres sont-ils indispensables à notre bonheur ?
Est-ce que les autres peuvent nous empêcher d’évoluer ?
Est-ce que les modes sont importantes ?
La télévision nous apprend-elle autant que les livres ?
Sommes-nous dépendants du progrès ?
Est-il nécessaire d’avoir des idoles ?
Est-il dangereux d’avoir des idoles ?
Est-ce que les héros d’aujourd’hui sont les mêmes qu’autrefois ?
Est-il important de se souvenir ?
Est-il important de se souvenir des morts ?
Est-ce qu’il est possible de définir l’âme ?
Est-ce qu’il est possible de définir l’esprit ?
Notre corps a-t-il une volonté ?
Est-ce que les sociétés modernes s’intéressent autant à l’esprit qu’au corps ?
Est-ce qu’il suffit de connaître son corps pour se connaître ?
Est-ce que le fait de souffrir peut être utile ?
Est-il possible de contrôler toutes ses pensées ?
Est-il possible de définir la conscience ?
Est-ce que notre conscience suffit à nous empêcher de faire du mal ?
Peut-on avoir clairement conscience de la vie ?
Est-ce que l’existence est nécessairement rattachée à un objectif ?
Peut-on affirmer que nous sommes maîtres de nous-mêmes ?
Sommes-nous réellement libres ?
Comment définir l’amour ?
Est-ce que l’amour nous rend prisonnier ?
L’amour permet-il à l’homme de progresser ?
L’amour est-il limité à quelques personnes ?
A-t-on besoin d’être aimé ?
A-t-on besoin d’aimer ?
Est-il utile de faire partie d’un groupe ?
Est-ce que la compétition est utile ?
Est-ce que les notes sont nécessaires ?
Doit-on avoir nécessairement une bonne note pour être fier de soi ?
La poésie peut-elle servir à défendre des idées ?
Peut-on vivre sans machine ?
Peut-on définir clairement la vérité ?
Peut-on perdre son temps ?
La science peut-elle tout expliquer ?
Peut-on définir clairement la morale ?
La morale est-elle toujours au bénéfice de l’homme ?
La morale est-elle partout la même ?
Doit-on s’occuper de la Terre comme d’un être vivant ?
Comment définir ce qui est vivant ?
Est-ce que nous pensons par nous-mêmes ?
Sommes-nous responsables de tous nos actes ?
Est-il important de s’interroger ?
L’état est-il ennemi de la liberté ?
Liberté et égalité sont-elles compatibles ?
Le plaisir conduit-il au bonheur ?
Peut-on être maître de son destin ?
Conscient et inconscient, qu’est-ce que ça veut dire ?
Notre éducation détermine-t-elle notre vie ?
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par _athéesouhaits le Mer 23 Déc 2009 - 11:54

ou sur ce forum....les unes après les autres
cela ferait de beaux débats...

_athéesouhaits
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 12:07

pili-pili a écrit:Amen.
27 ans dans l'enseignement. De l'école maternelle au collège en passant par des ZEP, CLIS, instituteur en foyer, prof de Français en section technique, éducateur sportif pour adolescents délinquants caractériels, maître E (rééducateur en RASED, réseau d'aide à l'enfance en difficulté, tuteur pour jeunes enseignants auprès de l'IUFM, en poste dans un CM2 dans une vallée industrielle, population ouvrière, beaucoup d'immigrés.

Disons que lorsque je prends position, je ne me base pas sur de la théorie mais sur des faits. Je connais très bien la réalité du terrain. Soit on la subit, soit on cherche une autre voie. Et le développement personnel ajouté à la "performance" scolaire est indispensable.
Amen.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par bernard1933 le Mer 23 Déc 2009 - 12:19

Thierry, j' admire ton idéal et ta foi dans l' éducation. Ce qui
m' attriste dans l' enseignement actuel, et je le constate avec les petites-filles,c' est qu' on ne leur donne pas le goût de l' effort . On les informe, mais on ne leur demande pas de retenir ; les devoirs sont limités et les leçons ne sont pas apprises, puisqu' on ne contrôle plus. Leurs connaissances en histoire-géo, par exemple, sont effarantes . Quant au reste, c' est du même tonneau ! Je suis sans doute vieux jeu, mais l' école doit donner ce goût de l' effort à nos jeunes , et ça ne peut marcher qu' avec un minimum de contrainte .
C' est dans cette optique que je parlais de classement . Et on voudrait maintenant supprimer le rang de sortie des grandes écoles ; le meilleur au niveau du " clampin "...C' est vraiment encourager ceux qui en veulent ...
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 13:16

Il serait temps aussi que les gouvernants prennent conscience de ce que ça représente tout ça.
Ensuite, il est indispensable que les enseignants réfléchissent profondément à ce qu'ils doivent mettre en place, non seulement matériellement mais dans leur être, dans leur engagement personnel, leur passion, leur motivation, leur foi, pour réussir à mener tout ça de front. Si on se limite à être "un technicien de surface", c'est mort...Il n'y a que les élèves qui sont accompagnés par leurs parents qui s'en sortiront. Les autres, un jour ou l'autre, iront taguer les murs du collège.

CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS - PROGRAMME DU CE2, DU CM1 ET DU CM2

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/programme_CE2_CM1_CM2.htm

Dans la continuité des premières années de l’école primaire, la maîtrise de la langue française ainsi que celle des principaux éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires du CE2 et du CM. Cependant, tous les enseignements contribuent à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences.
La compréhension et l’expression en langue vivante font également l’objet d’une attention particulière.
L’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en œuvre dans tous les domaines d’activité et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité.
Le recours aux TICE devient habituel dans le cadre du brevet informatique et internet.
Les élèves se préparent à suivre au collège, avec profit, les enseignements des différentes disciplines.
Les projets d’écoles prévoient les modalités d’articulation avec le collège pour un meilleur accueil pédagogique des élèves.
Les enseignements de français et de mathématiques font l’objet de progressions par année scolaire, jointes au présent programme.

FRANÇAIS

Faire accéder tous les élèves à la maîtrise de la langue française, à une expression précise et claire à l’oral comme à l’écrit, relève d’abord de l’enseignement du français mais aussi de toutes les disciplines : les sciences, les mathématiques, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et les arts.
La progression dans la maîtrise de la langue française se fait selon un programme de lecture et d’écriture, de vocabulaire, de grammaire, et d’orthographe. Un programme de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture des élèves.
L’étude de la langue française (vocabulaire, grammaire, orthographe) donne lieu à des séances et activités spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en évidence ses liens avec l’expression, la compréhension et la correction rédactionnelle.
L’écriture manuscrite est quotidiennement pratiquée, pour devenir de plus en plus régulière, rapide et soignée. Les élèves développent, dans le travail scolaire, le souci constant de présenter leur travail avec ordre, clarté et propreté, en ayant éventuellement recours au traitement de texte.
L’appui sur un manuel de qualité pour chacun des volets de l’enseignement du français est un gage de succès. L’ensemble des connaissances acquises en français contribue à la constitution d’une culture commune des élèves.

1 - Langage oral

L’élève est capable d’écouter le maître, de poser des questions, d’exprimer son point de vue, ses sentiments. Il s’entraîne à prendre la parole devant d’autres élèves pour reformuler, résumer, raconter, décrire, expliciter un raisonnement, présenter des arguments.
Dans des situations d’échanges variées, il apprend à tenir compte des points de vue des autres, à utiliser un vocabulaire précis appartenant au niveau de la langue courante, à adapter ses propos en fonction de ses interlocuteurs et de ses objectifs.
Un travail régulier de récitation (mémorisation et diction) est conduit sur des textes en prose et des poèmes.
La qualité du langage oral fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

2 - Lecture, écriture

La lecture et l’écriture sont systématiquement liées : elles font l’objet d’exercices quotidiens, non seulement en français, mais aussi dans le cadre de tous les enseignements.
L’étude des textes, et en particulier des textes littéraires, vise à développer les capacités de compréhension, et à soutenir l’apprentissage de la rédaction autonome.
Lecture
La lecture continue à faire l’objet d’un apprentissage systématique :
- automatisation de la reconnaissance des mots, lecture aisée de mots irréguliers et rares, augmentation de la rapidité et de l’efficacité de la lecture silencieuse ;
- compréhension des phrases ;
- compréhension de textes scolaires (énoncés de problèmes, consignes, leçons et exercices des manuels) ;
- compréhension de textes informatifs et documentaires ;
- compréhension de textes littéraires (récits, descriptions, dialogues, poèmes).
L’élève apprend à comprendre le sens d’un texte en en reformulant l’essentiel et en répondant à des questions le concernant.
Cette compréhension s’appuie sur le repérage des principaux éléments du texte (par exemple, le sujet d’un texte documentaire, les personnages et les événements d’un récit), mais aussi sur son analyse précise. Celle-ci consiste principalement en l’observation des traits distinctifs qui donnent au texte sa cohérence : titre, organisation en phrases et en paragraphes, rôle de la ponctuation et des mots de liaison, usage des pronoms, temps verbaux, champs lexicaux.
Littérature
Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ; il participe ainsi à la constitution d’une culture littéraire commune. Chaque année, les élèves lisent intégralement des ouvrages relevant de divers genres et appartenant aux classiques de l’enfance et à la bibliographie de littérature de jeunesse que le ministère de l’éducation nationale publie régulièrement. Ces lectures cursives sont conduites avec le souci de développer chez l’élève le plaisir de lire.
Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment leurs réactions ou leurs points de vue et échangent entre eux sur ces sujets, mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...). Les interprétations diverses sont toujours rapportées aux éléments du texte qui les autorisent ou, au contraire, les rendent impossibles.
Rédaction
La rédaction de textes fait l’objet d’un apprentissage régulier et progressif : elle est une priorité du cycle des approfondissements. Les élèves apprennent à narrer des faits réels, à décrire, à expliquer une démarche, à justifier une réponse, à inventer des histoires, à résumer des récits, à écrire un poème, en respectant des consignes de composition et de rédaction. Ils sont entraînés à rédiger, à corriger, et à améliorer leurs productions, en utilisant le vocabulaire acquis, leurs connaissances grammaticales et orthographiques ainsi que les outils mis à disposition (manuels, dictionnaires, répertoires etc.).

3 - Étude de la langue française

Vocabulaire
L’acquisition du vocabulaire accroît la capacité de l’élève à se repérer dans le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise et correcte à l’oral comme à l’écrit.
L’extension et la structuration du vocabulaire des élèves font l’objet de séances et d’activités spécifiques, notamment à partir de supports textuels intentionnellement choisis ; la découverte, la mémorisation et l’utilisation de mots nouveaux s’accompagnent de l’étude des relations de sens entre les mots.
Cette étude repose, d’une part, sur les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, regroupement de mots sous des termes génériques, identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des relations qui concernent à la fois la forme et le sens (famille de mots). Elle s’appuie également sur l’identification grammaticale des classes de mots. L’usage du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est régulière.
Tous les domaines d’enseignement contribuent au développement et à la précision du vocabulaire des élèves. L’emploi du vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.
Grammaire
L’enseignement de la grammaire a pour finalité de favoriser la compréhension des textes lus et entendus, d’améliorer l’expression en vue d’en garantir la justesse, la correction syntaxique et orthographique. Il porte presque exclusivement sur la phrase simple : la phrase complexe n’est abordée qu’en CM2.
L’élève acquiert progressivement le vocabulaire grammatical qui se rapporte aux notions étudiées et mobilise ses connaissances dans des activités d’écriture.
La phrase
- Connaissance et emploi pertinent des phrases déclarative, interrogative, injonctive et exclamative, des formes affirmative et négative.
- Repérage de la différence entre voix active et voix passive.
- Utilisation adéquate des signes de ponctuation usuels.
Les classes de mots
- Identification, selon leur nature, des mots suivants : les verbes, les noms, les déterminants (articles définis et indéfinis, déterminants possessifs, démonstratifs, interrogatifs), les adjectifs qualificatifs, les pronoms (personnels, possessifs, relatifs, démonstratifs et interrogatifs), les adverbes, les prépositions.
- Utilisation adéquate de la substitution pronominale, ainsi que des conjonctions de coordination et autres mots de liaison (adverbes).
Les fonctions des mots
- Identification du verbe, de son sujet (nom propre, groupe nominal ou pronom), et des compléments du verbe : compléments d’objet direct, indirect et second, compléments circonstanciels (de lieu, de temps).
- Compréhension de la notion de circonstance.
- Identification de l’attribut du sujet.
- Identification des éléments du groupe nominal et de leurs fonctions : déterminant, adjectif qualificatif épithète, complément du nom, proposition relative complément du nom.
Le verbe
- Connaissance du vocabulaire relatif à la compréhension des conjugaisons.
- Repérage dans un texte des temps simples et des temps composés de l’indicatif, et compréhension de leurs règles de formation.
- Première approche de la valeur des temps verbaux et en particulier des temps du passé.
- Conjugaison des verbes des premier et deuxième groupes, d’être et avoir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple ; passé composé, plus-que-parfait, futur antérieur, conditionnel présent ; à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
- Conjugaison d’aller, dire, faire, pouvoir, partir, prendre, venir, voir, vouloir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple, passé composé, conditionnel présent, à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
- Utilisation à bon escient des temps étudiés.
Les accords
Connaissance et utilisation :
- des règles et des marques de l’accord dans le groupe nominal : accord en genre et en nombre entre le déterminant, le nom et l’adjectif qualificatif ;
- des règles de l’accord en nombre et en personne entre le sujet et le verbe ;
- des règles de l’accord du participe passé construit avec être (non compris les verbes pronominaux) et avoir (cas du complément d’objet posé après le verbe).
Les propositions
- Distinction entre phrase simple et phrase complexe ; entre proposition indépendante (coordonnée, juxtaposée), proposition principale et proposition subordonnée.
Orthographe
Une attention permanente est portée à l’orthographe. La pratique régulière de la copie, de la dictée sous toutes ses formes et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurent la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à l’automatisation des graphies correctes. Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés.
Orthographe grammaticale
- Les élèves sont entraînés à orthographier correctement les formes conjuguées des verbes étudiés, à appliquer les règles d’accord apprises en grammaire (voir plus haut), à distinguer les principaux homophones grammaticaux (à-a, où-ou...).
- Les particularités des marques du pluriel de certains noms (en -al, - eau, - eu, - ou ; en -s, - x, - z) et de certains adjectifs (en -al, - eau, - s, - x) sont mémorisées.
Orthographe lexicale
- L’orthographe relative aux correspondances grapho-phoniques, y compris la valeur des lettres en fonction des voyelles placées à proximité (s/ss, c/ç, c/qu, g/gu/ge) ou de la consonne suivante
(n devenant m devant m, b, p) est maîtrisée.
- L’orthographe des mots les plus fréquents, notamment les mots invariables, ainsi que des mots fréquents avec accents, est mémorisée.
L’apprentissage orthographique repose aussi sur l’application des règles d’orthographe ou régularités dans l’écriture des mots (redoublement de consonnes, lettres muettes, finales de mots de grande fréquence).

MATHÉMATIQUES

La pratique des mathématiques développe le goût de la recherche et du raisonnement, l’imagination et les capacités d’abstraction, la rigueur et la précision.
Du CE2 au CM2, dans les quatre domaines du programme, l’élève enrichit ses connaissances, acquiert de nouveaux outils, et continue d’apprendre à résoudre des problèmes. Il renforce ses compétences en calcul mental. Il acquiert de nouveaux automatismes. L’acquisition des mécanismes en mathématiques est toujours associée à une intelligence de leur signification.
La maîtrise des principaux éléments mathématiques aide à agir dans la vie quotidienne et prépare la poursuite d’études au collège.

1 - Nombres et calcul

L’étude organisée des nombres est poursuivie jusqu’au milliard, mais des nombres plus grands peuvent être rencontrés.
Les nombres entiers naturels :
- principes de la numération décimale de position : valeur des chiffres en fonction de leur position dans l’écriture des nombres ;
- désignation orale et écriture en chiffres et en lettres ;
- comparaison et rangement de nombres, repérage sur une droite graduée, utilisation des signes
> et < ;
- relations arithmétiques entre les nombres d’usage courant : double, moitié, quadruple, quart, triple, tiers..., la notion de multiple.
Les nombres décimaux et les fractions :
- fractions simples et décimales : écriture, encadrement entre deux nombres entiers consécutifs, écriture comme somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1, somme de deux fractions décimales ou de deux fractions de même dénominateur ;
- nombres décimaux : désignations orales et écritures chiffrées, valeur des chiffres en fonction de leur position, passage de l’écriture à virgule à une écriture fractionnaire et inversement, comparaison et rangement, repérage sur une droite graduée ; valeur approchée d’un décimal à l’unité près, au dixième près, au centième près.
Le calcul :
- mental : tables d’addition et de multiplication. L’entraînement quotidien au calcul mental portant sur les quatre opérations favorise une appropriation des nombres et de leurs propriétés.
- posé : la maîtrise d’une technique opératoire pour chacune des quatre opérations est indispensable.
- à la calculatrice : la calculatrice fait l’objet d’une utilisation raisonnée en fonction de la complexité des calculs auxquels sont confrontés les élèves.
La résolution de problèmes liés à la vie courante permet d’approfondir la connaissance des nombres étudiés, de renforcer la maîtrise du sens et de la pratique des opérations, de développer la rigueur et le goût du raisonnement.

2 - Géométrie

L’objectif principal de l’enseignement de la géométrie du CE2 au CM2 est de permettre aux élèves de passer progressivement d’une reconnaissance perceptive des objets à une étude fondée sur le recours aux instruments de tracé et de mesure.
Les relations et propriétés géométriques : alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs, symétrie axiale, milieu d’un segment.
L’utilisation d’instruments et de techniques : règle, équerre, compas, calque, papier quadrillé, papier pointé, pliage.
Les figures planes : le carré, le rectangle, le losange, le parallélogramme, le triangle et ses cas particuliers, le cercle :
- description, reproduction, construction ;
- vocabulaire spécifique relatif à ces figures : côté, sommet, angle, diagonale, axe de symétrie, centre, rayon, diamètre ;
- agrandissement et réduction de figures planes, en lien avec la proportionnalité.
Les solides usuels : cube, pavé droit, cylindre, prismes droits, pyramide.
- reconnaissance de ces solides et étude de quelques patrons ;
- vocabulaire spécifique relatif à ces solides : sommet, arête, face.
Les problèmes de reproduction ou de construction de configurations géométriques diverses mobilisent la connaissance des figures usuelles. Ils sont l’occasion d’utiliser à bon escient le vocabulaire spécifique et les démarches de mesurage et de tracé.

3 - Grandeurs et mesures

Les longueurs, les masses, les volumes : mesure, estimation, unités légales du système métrique, calcul sur les grandeurs, conversions, périmètre d’un polygone, formule du périmètre du carré et du rectangle, de la longueur du cercle, du volume du pavé droit.
Les aires : comparaison de surfaces selon leurs aires, unités usuelles, conversions ; formule de l’aire d’un rectangle et d’un triangle.
Les angles : comparaison, utilisation d’un gabarit et de l’équerre ; angle droit, aigu, obtus.
Le repérage du temps : lecture de l’heure et du calendrier.
Les durées : unités de mesure des durées, calcul de la durée écoulée entre deux instants donnés.
La monnaie
La résolution de problèmes concrets contribue à consolider les connaissances et capacités relatives aux grandeurs et à leur mesure, et, à leur donner sens. À cette occasion des estimations de mesure peuvent être fournies puis validées.

4 - Organisation et gestion de données

Les capacités d’organisation et de gestion des données se développent par la résolution de problèmes de la vie courante ou tirés d’autres enseignements. Il s’agit d’apprendre progressivement à trier des données, à les classer, à lire ou à produire des tableaux, des graphiques et à les analyser.
La proportionnalité est abordée à partir des situations faisant intervenir les notions de pourcentage, d’échelle, de conversion, d’agrandissement ou de réduction de figures. Pour cela, plusieurs procédures (en particulier celle dite de la “règle de trois”) sont utilisées.

ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

L’éducation physique et sportive vise le développement des capacités motrices et la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques. Elle contribue à l’éducation à la santé en permettant aux élèves de mieux connaître leur corps, et à l’éducation à la sécurité, par des prises de risques contrôlées. Elle éduque à la responsabilité et à l’autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d’autrui).
La pratique des activités est organisée sur les trois années du cycle en exploitant les ressources locales.
Réaliser une performance mesurée (en distance, en temps)
- Activités athlétiques : courir vite, courir longtemps, courir en franchissant des obstacles, courir en relais, sauter loin, sauter haut, lancer loin.
- Natation : se déplacer sur une trentaine de mètres.
Adapter ses déplacements à différents types d’environnement
- Activités d’escalade : grimper et redescendre sur un trajet annoncé (mur équipé).
- Activités aquatiques et nautiques : plonger, s’immerger, se déplacer.
- Activités de roule et glisse : réaliser un parcours d’actions diverses en roller, en vélo, en ski.
- Activités d’orientation : retrouver plusieurs balises dans un espace semi-naturel en s’aidant d’une carte.
Coopérer ou s’opposer individuellement et collectivement
- Jeux de lutte : amener son adversaire au sol pour l’immobiliser.
- Jeux de raquettes : marquer des points dans un match à deux.
- Jeux sportifs collectifs (type handball, basket-ball, football, rugby, volley-ball...) : coopérer avec ses partenaires pour affronter collectivement des adversaires, en respectant des règles, en assurant des rôles différents (attaquant, défenseur, arbitre).
Concevoir et réaliser des actions à visées expressive, artistique, esthétique
- Danse : construire à plusieurs une phrase dansée (chorégraphie de 5 éléments au moins) pour exprimer corporellement des personnages, des images, des sentiments et pour communiquer des émotions, sur des supports sonores divers.
- Activités gymniques : construire et réaliser un enchaînement de 4 ou 5 éléments “acrobatiques” sur divers engins (barres, moutons, poutres, tapis).

LANGUE VIVANTE

En fin de CM2, les élèves doivent avoir acquis les compétences nécessaires à la communication élémentaire définie par le niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues qui constitue par ailleurs la référence fondamentale pour l’enseignement, les apprentissages et l’évaluation des acquis en langues vivantes.
À partir du CE2, les activités orales de compréhension et d’expression sont une priorité. Le vocabulaire s’enrichit et les composantes sonores de la langue restent une préoccupation constante : accentuation, mélodies, rythmes propres à la langue apprise. En grammaire, l’objectif visé est celui de l’utilisation de formes élémentaires : phrase simple et conjonctions de coordination. L’orthographe des mots utilisés est apprise.
Les connaissances sur les modes de vie du pays viennent favoriser la compréhension d’autres façons d’être et d’agir.
Pour la progression, il convient de se reporter aux programmes spécifiques à chaque langue vivante étrangère ou régionale.

SCIENCES EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE

Les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature et celui construit par l’Homme, d’agir sur lui, et de maîtriser les changements induits par l’activité humaine. Leur étude contribue à faire saisir aux élèves la distinction entre faits et hypothèses vérifiables d’une part, opinions et croyances d’autre part.
Observation, questionnement, expérimentation et argumentation pratiqués, par exemple, selon l’esprit de la Main à la pâte sont essentiels pour atteindre ces buts ; c’est pourquoi les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique.
Familiarisés avec une approche sensible de la nature, les élèves apprennent à être responsables face à l’environnement, au monde vivant, à la santé. Ils comprennent que le développement durable correspond aux besoins des générations actuelles et futures. En relation avec les enseignements de culture humaniste et d’instruction civique, ils apprennent à agir dans cette perspective.
Les travaux des élèves font l’objet d’écrits divers consignés, par exemple, dans un carnet d’observations ou un cahier d’expériences.
Le ciel et la Terre
Le mouvement de la Terre (et des planètes) autour du Soleil, la rotation de la Terre sur elle-même ; la durée du jour et son changement au cours des saisons.
Le mouvement de la Lune autour de la Terre.
Lumières et ombres.
Volcans et séismes, les risques pour les sociétés humaines.
La matière
L’eau : une ressource
- états et changements d’état ;
- le trajet de l’eau dans la nature ;
- le maintien de sa qualité pour ses utilisations.
L’air et les pollutions de l’air.
Mélanges et solutions.
Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.
L’énergie
Exemples simples de sources d’énergies (fossiles ou renouvelables).
Besoins en énergie, consommation et économie d’énergie.
L’unité et la diversité du vivant
Présentation de la biodiversité : recherche de différences entre espèces vivantes.
Présentation de l’unité du vivant : recherche de points communs entre espèces vivantes.
Présentation de la classification du vivant : interprétation de ressemblances et différences en termes de parenté.
Le fonctionnement du vivant
Les stades du développement d’un être vivant (végétal ou animal).
Les conditions de développement des végétaux et des animaux.
Les modes de reproduction des êtres vivants.
Le fonctionnement du corps humain et la santé
Les mouvements corporels (les muscles, les os du squelette, les articulations).
Première approche des fonctions de nutrition : digestion, respiration et circulation sanguine.
Reproduction de l’Homme et éducation à la sexualité.
Hygiène et santé : actions bénéfiques ou nocives de nos comportements, notamment dans le domaine du sport, de l’alimentation, du sommeil.
Les êtres vivants dans leur environnement
L’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu.
Places et rôles des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux alimentaires.
L’évolution d’un environnement géré par l’Homme : la forêt ; importance de la biodiversité.
Les objets techniques
Circuits électriques alimentés par des piles.
Règles de sécurité, dangers de l’électricité.
Leviers et balances, équilibres.
Objets mécaniques, transmission de mouvements.

CULTURE HUMANISTE

La culture humaniste des élèves dans ses dimensions historiques, géographiques, artistiques et civiques se nourrit aussi des premiers éléments d’une initiation à l’histoire des arts. La culture humaniste ouvre l’esprit des élèves à la diversité et à l’évolution des civilisations, des sociétés, des territoires, des faits religieux et des arts ; elle leur permet d’acquérir des repères temporels, spatiaux, culturels et civiques. Avec la fréquentation des œuvres littéraires, elle contribue donc à la formation de la personne et du citoyen.
L’histoire et la géographie donnent des repères communs, temporels et spatiaux, pour commencer à comprendre l’unité et la complexité du monde. Elles développent chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique. Les travaux des élèves font l’objet d’écrits divers, par exemple des résumés et frises chronologiques, des cartes et croquis.
Les objectifs de l’enseignement de l’histoire et de la géographie au cycle 3 s’inscrivent dans l’ensemble des connaissances et des compétences que les élèves acquièrent progressivement au cours de la scolarité obligatoire.
Les pratiques artistiques individuelles ou collectives développent le sens esthétique, elles favorisent l’expression, la création réfléchie, la maîtrise du geste et l’acquisition de méthodes de travail et de techniques. Elles sont éclairées, dans le cadre de l’histoire des arts, par une rencontre sensible et raisonnée avec des œuvres considérées dans un cadre chronologique.

HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE

Histoire

L’étude des questions suivantes permet aux élèves d’identifier et de caractériser simplement les grandes périodes qui seront étudiées au collège. Elle s’effectue dans l’ordre chronologique par l’usage du récit et l’observation de quelques documents patrimoniaux. Il ne s’agit donc, en aucune façon, de traiter dans tous leurs aspects les thèmes du programme mais seulement de s’assurer que les élèves connaîtront les personnages ou événements représentatifs de chacune de ces périodes. Les événements et les personnages indiqués ci-dessous en italique constituent une liste de repères indispensables que le maître pourra compléter en fonction de ses choix pédagogiques. Jalons de l’histoire nationale, ils forment la base d’une culture commune. Ces repères s’articuleront avec ceux de l’histoire des arts.
La Préhistoire
Les premières traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture, l’apparition de l’art.
L’homme de Tautavel il y a près de 500 000 ans ; Lascaux il y a 17 000 ans.
L’Antiquité
Les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain.
Jules César et Vercingétorix ; 52 avant notre ère : Alésia.
Le Moyen Âge
Après les invasions, la naissance et le développement du royaume de France.
Les relations entre seigneurs et paysans, le rôle de l’Église.
Conflits et échanges en Méditerranée : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’Islam.
La guerre de Cent Ans.
496 : baptême de Clovis ; 800 : couronnement de Charlemagne ; 987 : Hugues Capet, roi de France ; Saint Louis ; Jeanne d’Arc.
Les Temps modernes
Le temps des Découvertes et des premiers empires coloniaux, la traite des Noirs et l’esclavage.
La Renaissance : les arts, quelques découvertes scientifiques, catholiques et protestants.
Louis XIV un monarque absolu.
Les Lumières.
Gutenberg ; 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François Ier ; Copernic ; Galilée ; Henri IV et l’édit de Nantes ; Richelieu ; Louis XIV, Voltaire, Rousseau.
La Révolution française et le XIXème siècle
La Révolution française et le Premier empire : l’aspiration à la liberté et à l’égalité, la Terreur, les grandes réformes de Napoléon Bonaparte.
La France dans une Europe en expansion industrielle et urbaine : le temps du travail en usine, des progrès techniques, des colonies et de l’émigration.
L’installation de la démocratie et de la République.
Louis XVI ; 14 juillet 1789 : prise de la Bastille ; 26 août 1789 : Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; 21 septembre 1792 : proclamation de la République ; 1804 : Napoléon Ier, empereur des Français ; 1848 : suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage ; 1882 : Jules Ferry et l’école gratuite, laïque et obligatoire ; Pasteur ; Marie Curie ; 1905 : loi de séparation des Églises et de l’État.
Le XXème siècle et notre époque
La violence du XXème siècle :
- les deux conflits mondiaux ;
- l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
La révolution scientifique et technologique, la société de consommation.
La Vème République.
La construction européenne.
1916 : bataille de Verdun ; Clemenceau ; 11 novembre 1918 : armistice de la Grande Guerre ; 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ; Jean Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ; 1945 : droit de vote des femmes en France ; 1957 : traité de Rome ; 1958 : Charles de Gaulle et la fondation de la Vème République ; 1989 : chute du mur de Berlin ; 2002 : l’euro, monnaie européenne.

Géographie

Le programme de géographie a pour objectifs de décrire et de comprendre comment les hommes vivent et aménagent leurs territoires. Les sujets étudiés se situent en premier lieu à l’échelle locale et nationale ; ils visent à identifier, et connaître les principales caractéristiques de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial. La fréquentation régulière du globe, de cartes, de paysages est nécessaire.
Le programme de géographie contribue, avec celui de sciences, à l’éducation au développement durable.
Les repères indispensables sont mentionnés en italique, ils intègrent et construisent progressivement le cadre européen et mondial du programme. Ils peuvent être complétés en fonction des choix du professeur.
Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves
- les paysages de village, de ville ou de quartier, la circulation des hommes et des biens, les principales activités économiques ;
- un sujet d’étude au choix permettant une première approche du développement durable (en relation avec le programme de sciences expérimentales et de technologie) : l’eau dans la commune (besoins et traitement) ou les déchets (réduction et recyclage) ;
- le département et la région.
Étude de cartes.
Le territoire français dans l’Union européenne
- les grands types de paysages ;
- la diversité des régions françaises ;
- les frontières de la France et les pays de l’Union européenne.
Principaux caractères du relief, de l’hydrographie et du climat en France et en Europe : étude de cartes.
Le découpage administratif de la France (départements, régions) : étude de cartes.
Les pays de l’Union européenne : étude de cartes.
Les Français dans le contexte européen
- la répartition de la population sur le territoire national et en Europe ;
- les principales villes en France et en Europe.
Répartition de la population et localisation des principales villes : étude de cartes.
Se déplacer en France et en Europe
- un aéroport ;
- le réseau autoroutier et le réseau TGV.
Le réseau ferré à grande vitesse en Europe : étude de cartes.
Produire en France
- quatre types d’espaces d’activités : une zone industrialo-portuaire, un centre tertiaire, un espace agricole et une zone de tourisme.
Dans le cadre de l’approche du développement durable ces quatre études mettront en valeur les notions de ressources, de pollution, de risques et de prévention.
La France dans le monde
- les territoires français dans le monde ;
- la langue française dans le monde (en relation avec le programme d’instruction civique et morale).
Ces deux questions s’appuieront sur une étude du globe et de planisphères : les océans et continents, les grands traits du relief de la planète, les principales zones climatiques, les zones denses et vides de population, les espaces riches et pauvres à l’échelle de la planète.
Au cours de ces trois années, le programme peut être étudié dans l’ordre de sa présentation. Le CE2 peut être consacré aux “réalités géographiques locales” ; au CM1, les élèves peuvent étudier “le territoire français dans l’Union européenne”, “la population de la France et de l’Europe” et “se déplacer en France et en Europe” ; le CM2 peut être consacré aux parties “produire en France”, “la France dans le monde”.

PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS

Pratiques artistiques

La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par la rencontre et l’étude d’œuvres diversifiées relevant des différentes composantes esthétiques, temporelles et géographiques de l’histoire des arts.

1 - Arts visuels

Conjuguant pratiques diversifiées et fréquentation d’œuvres de plus en plus complexes et variées, l’enseignement des arts visuels (arts plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques) approfondit le programme commencé en cycle 2. Cet enseignement favorise l’expression et la création. Il conduit à l’acquisition de savoirs et de techniques spécifiques et amène progressivement l’enfant à cerner la notion d’œuvre d’art et à distinguer la valeur d’usage de la valeur esthétique des objets étudiés. Pratiques régulières et diversifiées et références aux œuvres contribuent ainsi à l’enseignement de l’histoire des arts.


2 - Éducation musicale

L’éducation musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et l’écoute : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux voix, en petits groupes ou en formation chorale. Ces pratiques vocales peuvent s’enrichir de jeux rythmiques sur des formules simples joués sur des objets sonores appropriés. Grâce à des activités d’écoute, les élèves s’exercent à comparer des œuvres musicales, découvrent la variété des genres et des styles selon les époques et les cultures. La perception et l’identification d’éléments musicaux caractéristiques de la musique écoutée prolonge le travail engagé au CP et au CE1. Pratiques vocales et pratiques d’écoute contribuent à l’enseignement de l’histoire des arts.

HISTOIRE DES ARTS

L’histoire des arts porte à la connaissance des élèves des œuvres de référence qui appartiennent au patrimoine ou à l’art contemporain ; ces œuvres leur sont présentées en relation avec une époque, une aire géographique (sur la base des repères chronologiques et spatiaux acquis en histoire et en géographie), une forme d’expres​sion(dessin, peinture, sculpture, architecture, arts appliqués, musique, danse, cinéma), et le cas échéant une technique (huile sur toile, gravure...), un artisanat ou une activité créatrice vivante.
L’histoire des arts en relation avec les autres enseignements aide les élèves à se situer parmi les productions artistiques de l’humanité et les différentes cultures considérées dans le temps et dans l’espace. Confrontés à des œuvres diverses, ils découvrent les richesses, la permanence et l’universalité de la création artistique.
En arts visuels comme en éducation musicale, au titre de l’histoire des arts, les élèves bénéficient de rencontres sensibles avec des œuvres qu’ils sont en mesure d’apprécier. Selon la proximité géographique, des monuments, des musées, des ateliers d’art, des spectacles vivants ou des films en salle de cinéma pourront être découverts. Ces sorties éveillent la curiosité des élèves pour les chefs-d’œuvre ou les activités artistiques de leur ville ou de leur région.
L’enseignement d’histoire des arts s’articule sur les six périodes historiques du programme d’histoire ; il prend en compte les six grands domaines artistiques suivants :
- les arts de l’espace : architecture, jardins, urbanisme ;
- les arts du langage : littérature, poésie ;
- les arts du quotidien : objets d’art, mobilier, bijoux ;
- les arts du son : musique, chanson ;
- les arts du spectacle vivant : théâtre, chorégraphie, cirque ;
- les arts visuels : arts plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques.
Des indications concernant ces domaines sont présentées ci-dessous. Par ailleurs, une liste d’œuvres de référence sera publiée dans laquelle chacun puisera à sa convenance.
La Préhistoire et l’Antiquité gallo-romaine
- Architecture préhistorique (un ensemble mégalithique) et antique (des monuments gallo-romains).
- Une mosaïque gallo-romaine.
- Peintures de Lascaux ; une sculpture antique.
Le Moyen Âge
- Architecture religieuse (une église romane ; une église gothique ; une mosquée ; une abbaye) ; bâtiments et sites militaires et civils (un château fort ; une cité fortifiée ; une maison à colombage).
- Un extrait d’un roman de chevalerie.
- Un costume, un vitrail, une tapisserie.
- Musique religieuse (un chant grégorien) et musique profane (une chanson de troubadour).
- Une fête et un spectacle de la culture populaire et nobiliaire (le carnaval, le tournoi).
- Une fresque ; une sculpture romane ; une sculpture gothique ; un manuscrit enluminé.
Les Temps modernes
- Une architecture royale (un château de la Loire, Versailles), une architecture militaire (une fortification) ; une place urbaine ; un jardin à la française.
- Des poésies de la Renaissance ; un conte ou une fable de l’époque classique.
- Une pièce de mobilier et de costume ; un moyen de transport ; une tapisserie.
- Musique instrumentale et vocale du répertoire baroque et classique (une symphonie ; une œuvre vocale religieuse). Une chanson du répertoire populaire.
- Un extrait de pièce de théâtre.
- Des peintures et sculptures de la Renaissance, des XVIIème et XVIIIème siècles (Italie, Flandres, France).
Le XIXème siècle
- Une architecture industrielle (une gare). Urbanisme : un plan de ville.
- Des récits, des poésies.
- Des éléments de mobilier et de décoration et d’arts de la table (Sèvres, Limoges).
- Extraits musicaux de l’époque romantique (symphonie, opéra).
- Un extrait de pièce de théâtre, de ballet.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux (romantisme, réalisme, impressionnisme) ; un maître de la sculpture ; un court-métrage des débuts du cinématographe ; des photographies d’époque.
Le XXème siècle et notre époque
- Architecture : ouvrages d’art et habitat.
- Des récits, nouvelles, récits illustrés, poésies.
- Design graphique (une affiche) ; design de transport (un train).
- Des musiques du XXème siècle (dont jazz, musiques de films, chansons).
- Spectacle de mime, de cirque, de théâtre ; un extrait d’un spectacle de danse moderne ou contemporaine.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux contemporains ; une sculpture ; des œuvres cinématographiques (dont le cinéma muet) et photographiques ; des œuvres cinématographiques illustrant les différentes périodes historiques.

TECHNIQUES USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de l’internet. Dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée. Le programme du cycle des approfondissements est organisé selon cinq domaines déclinés dans les textes règlementaires définissant le B2i :
- s’approprier un environnement informatique de travail ;
- adopter une attitude responsable ;
- créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- s’informer, se documenter ;
- communiquer, échanger.
Les élèves apprennent à maîtriser les fonctions de base d’un ordinateur : fonction des différents éléments ; utilisation de la souris, du clavier. Ils sont entraînés à utiliser un traitement de texte, à écrire un document numérique ; à envoyer et recevoir des messages. Ils effectuent une recherche en ligne, identifient et trient des informations.
Les technologies de l’information et de la communication sont utilisées dans la plupart des situations d’enseignement.

INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE

L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Elle le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa vie d’écolier et, par là-même, de prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui.
En relation avec l’étude de l’histoire et de la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union européenne, notamment la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :
1. L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les gestes de premier secours, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
2. L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui peut être expliquée, à partir d’adages juridiques (“nul n’est censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.).
3. Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale (protection sociale, responsabilité entre les générations).
4. Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en relation avec le programme de géographie) et les étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’Académie française).
5. L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des cultures et le sens du projet politique de la construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de géographie).

DEUXIÈME PALIER POUR LA MAÎTRISE DU SOCLE COMMUN : COMPÉTENCES ATTENDUES À LA FIN DU CM2


Compétence 1 :
La maîtrise de la langue française
L’élève est capable de :
- s’exprimer à l’oral comme à l’écrit dans un vocabulaire approprié et précis ;
- prendre la parole en respectant le niveau de langue adapté ;
- lire avec aisance (à haute voix, silencieusement) un texte ;
- lire seul des textes du patrimoine et des œuvres intégrales de la littérature de jeunesse, adaptés à son âge ;
- lire seul et comprendre un énoncé, une consigne ;
- comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient ;
- dégager le thème d’un texte ;
- utiliser ses connaissances pour réfléchir sur un texte (mieux le comprendre, ou mieux l’écrire) ;
- répondre à une question par une phrase complète à l’oral comme à l’écrit ;
- rédiger un texte d’une quinzaine de lignes (récit, description, dialogue, texte poétique, compte rendu) en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire ;
- orthographier correctement un texte simple de dix lignes - lors de sa rédaction ou de sa dictée - en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire ;
- savoir utiliser un dictionnaire.

Compétence 2 :
La pratique d’une langue vivante étrangère
L’élève est capable de :
- communiquer : se présenter, répondre à des questions et en poser ;
- comprendre des consignes, des mots familiers et des expressions très courantes.

Compétence 3 :
Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
A) Les principaux éléments de mathématiques
L’élève est capable de :
- écrire, nommer, comparer et utiliser les nombres entiers, les nombres décimaux (jusqu’au centième) et quelques fractions simples ;
- restituer les tables d’addition et de multiplication de 2 à 9 ;
- utiliser les techniques opératoires des quatre opérations sur les nombres entiers et décimaux (pour la division, le diviseur est un nombre entier) ;
- calculer mentalement en utilisant les quatre opérations ;
- estimer l’ordre de grandeur d’un résultat ;
- utiliser une calculatrice ;
- reconnaître, décrire et nommer les figures et solides usuels ;
- utiliser la règle, l’équerre et le compas pour vérifier la nature de figures planes usuelles et les construire avec soin et précision ;
- utiliser les unités de mesure usuelles ; utiliser des instruments de mesure ; effectuer des conversions ;
- résoudre des problèmes relevant des quatre opérations, de la proportionnalité, et faisant intervenir différents objets mathématiques : nombres, mesures, “règle de trois”, figures géométriques, schémas ;
- savoir organiser des informations numériques ou géométriques, justifier et apprécier la vraisemblance d’un résultat ;
- lire, interpréter et construire quelques représentations simples : tableaux, graphiques.
B) La culture scientifique et technologique
L’élève est capable de :
- pratiquer une démarche d’investigation : savoir observer, questionner ;
- manipuler et expérimenter, formuler une hypothèse et la tester, argumenter ;
- mettre à l’essai plusieurs pistes de solutions ;
- exprimer et exploiter les résultats d’une mesure ou d’une recherche en utilisant un vocabulaire scientifique à l’écrit et à l’oral ;
- maîtriser des connaissances dans divers domaines scientifiques ;
- mobiliser ses connaissances dans des contextes scientifiques différents et dans des activités de la vie courante (par exemple, apprécier l’équilibre d’un repas) ;
- exercer des habiletés manuelles, réaliser certains gestes techniques.

Compétence 4 :
La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication
L’élève est capable de :
- utiliser l’outil informatique pour s’informer, se documenter, présenter un travail ;
- utiliser l’outil informatique pour communiquer ;
- faire preuve d’esprit critique face à l’information et à son traitement.

Compétence 5 :
La culture humaniste
L’élève est capable de :
- dire de mémoire, de façon expressive une dizaine de poèmes et de textes en prose ;
- interpréter de mémoire une chanson, participer avec exactitude à un jeu rythmique ; repérer des éléments musicaux caractéristiques simples ;
- identifier les principales périodes de l’histoire étudiée, mémoriser quelques repères chronologiques pour les situer les uns par rapport aux autres en connaissant une ou deux de leurs caractéristiques majeures ;
- identifier sur une carte et connaître quelques caractères principaux des grands ensembles physiques et humains de l’échelle locale à celle du monde ;
- connaître quelques éléments culturels d’un autre pays ;
- lire et utiliser différents langages : cartes, croquis, graphiques, chronologie, iconographie ;
- distinguer les grandes catégories de la création artistique (littérature, musique, danse, théâtre, cinéma, dessin, peinture, sculpture, architecture) ;
- reconnaître et décrire des œuvres visuelles ou musicales préalablement étudiées : savoir les situer dans le temps et dans l’espace, identifier le domaine artistique dont elles relèvent, en détailler certains éléments constitutifs en utilisant quelques termes d’un vocabulaire spécifique ;
- exprimer ses émotions et préférences face à une œuvre d’art, en utilisant ses connaissances ;
- pratiquer le dessin et diverses formes d’expressions visuelles et plastiques (formes abstraites ou images) en se servant de différents matériaux, supports, instruments et techniques ;
- inventer et réaliser des textes, des œuvres plastiques, des chorégraphies ou des enchaînements, à visée artistique ou expressive.

Compétence 6 :
Les compétences sociales et civiques
L’élève est capable de :
- reconnaître les symboles de l’Union européenne ;
- respecter les autres, et notamment appliquer les principes de l’égalité des filles et des garçons ;
- avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien ;
- respecter les règles de la vie collective, notamment dans les pratiques sportives ;
- comprendre les notions de droits et de devoirs, les accepter et les mettre en application ;
- prendre part à un dialogue : prendre la parole devant les autres, écouter autrui, formuler et justifier un point de vue ;
- coopérer avec un ou plusieurs camarades ;
- faire quelques gestes de premier secours ;
- obtenir l’attestation de première éducation à la route ; savoir si une activité, un jeu ou un geste de la vie courante présente un danger vital.

Compétence 7 :
L’autonomie et l’initiative
L’élève est capable de :
- respecter des consignes simples en autonomie ;
- montrer une certaine persévérance dans toutes les activités ;
- commencer à savoir s’auto-évaluer dans des situations simples ;
- s’impliquer dans un projet individuel ou collectif ;
- se respecter en respectant les principales règles d’hygiène de vie ; accomplir les gestes quotidiens sans risquer de se faire mal ;
- se déplacer en s’adaptant à l’environnement ;
- réaliser une performance mesurée dans les activités athlétiques et en natation ;
- utiliser un plan ;
- soutenir une écoute prolongée (lecture, musique, spectacle, etc.).


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Thierry
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 13:48

Thierry a écrit:
pili-pili a écrit:Amen.
27 ans dans l'enseignement. De l'école maternelle au collège en passant par des ZEP, CLIS, instituteur en foyer, prof de Français en section technique, éducateur sportif pour adolescents délinquants caractériels, maître E (rééducateur en RASED, réseau d'aide à l'enfance en difficulté, tuteur pour jeunes enseignants auprès de l'IUFM, en poste dans un CM2 dans une vallée industrielle, population ouvrière, beaucoup d'immigrés.

Disons que lorsque je prends position, je ne me base pas sur de la théorie mais sur des faits. Je connais très bien la réalité du terrain. Soit on la subit, soit on cherche une autre voie. Et le développement personnel ajouté à la "performance" scolaire est indispensable.
Amen.

Ne te méprends pas : je partage ta vision de l'instruction que l'on ne peut effectivement pas découpler de l'éducation. Maintenant, tout dépend de ce que l'on met derrière ce signe. Comme toi, j'y vois l'opportunité pour l'enseignant, l'éducateur, d'ouvrir l'esprit de ses élèves, les amenant ainsi à discerner ce qui est bon pour eux, ce qu'ils aiment et faire ce qu'ils aiment. C'est tout simplement l'humanisme.

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 15:27

A mon sens, l'humanisme ne s'accorde pas du tout avec le mot "amen."
C'est un terme qui me hérisse et quand on me l'attribue, ça part en vrille très vite. ^^ Surtout au sujet des enfants...
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 16:09

Thierry a écrit:A mon sens, l'humanisme ne s'accorde pas du tout avec le mot "amen."
C'est un terme qui me hérisse et quand on me l'attribue, ça part en vrille très vite. ^^ Surtout au sujet des enfants...

Ah oui, les curés pédophiles ? C'est vrai que le milieu de l'enseignement est sain de pédophiles. Ouf. Notre honneur est sauf. Sans quoi, un seul enseignant pédophile nous aurait contaminés. Pas vrai, Mickey ?

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 17:10

Qui te parle de curés pédophiles?...Pas moi en tout cas. Quant au milieu enseignant je n'ai aucune vue générale sur lui, ni bonne, ni mauvaise. Je ne m'intéresse qu'aux individus.
Signé Mickey.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 17:24

Et le mot "amen" ne contredit rien qui soit humaniste. Il signifie simplement "oui", "d'accord".

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 18:18

pili-pili a écrit:Et le mot "amen" ne contredit rien qui soit humaniste. Il signifie simplement "oui", "d'accord".
Et bien, je préfère "oui" et "d'accord". Et je préfère surtout quand on ne se contente pas de répondre "amen" à un post.Cdlt.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Geveil le Mer 23 Déc 2009 - 19:58

Double Pili, je ne sais pas de quelle génération tu es, mais la mienne a appris que dire amen à un discours, c'est une façon de le traiter de prêchi-prêcha, donc de le dévaloriser.
Tu ignorais peut-être cette conotation du mot "amen" , et dans ce cas c'est involontairement que tu as vexé Thierry et même si c'est difficile, tu peux exprimer tes regrets
Spoiler:
( Mais c'est vrai que je connais très peu d'humains capables de dire " Oui, je me suis trompé, ou " désolé, je ne savais pas ". Ce te sera plus facile si tu es un ET )
, sinon, c'est bien triste.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 20:07

Pour compléter :
Ce sont mes élèves qui font leur bulletin scolaire. Ils relèvent les notes qu'ils ont eues, ils écrivent leur appréciation et ils écrivent l'objctif qu'ils se fixent. Il s'agit dès lors d'un "contrat scolaire".
Ils font des graphiques de notes dans chaque matière pour juger de l'évolution tout au long de l'année. Il est important qu'ils aient une vision sur le long terme.
De mon côté je vérifie évidemment leur relevé de notes et je leur écris une lettre sur laquelle je mets tout ce que je pense d'eux : leurs résultats, leur engagement, leurs progrès, leurs besoins pour l'avenir, leurs lacunes, leur comportement, leur attitude vis à vis du travail, des autres, du désir de connaître...
Il n'y a pas de classement entre élèves et ils ne connaissent pas les notes des autres sauf si ils veulent se les communiquer entre eux. Je ne donne jamais les notes à voix haute. Pas question de rabaisser un enfant alors qu'il va déjà prendre une mauvaise note.
Il m'arrive de supprimer un contrôle sur toute la classe si je trouve que la moyenne générale est insuffisante. J'explique dans ce cas là que je n'ai pas bien fait mon travail et que je n'ai pas su les amener au niveau requis. Ceux qui ont quand même réussi ce contrôle ne perdent pas leur note. Si jamais la note suivant sur un contrôle similaire est moins bonne, je garde la précédente (ça n'arrive quasiment jamais).
Si un enfant rate un contrôle parce qu'il n'a pas donné le maximum pendant les exercices préparatoires, il garde sa note mais je lui explique ce que je pense de son engagement.
Toutes les leçons doivent être apprises dans toutes les matières. Ils peuvent être contrôlés à n'importe quel moment de l'année sur n'importe quelle leçon même si elle a été vue trois mois avant.
Ils ont du travail écrit à la maison mais uniquement sur des exercices ou des notions vues en classe pendant la journée. Ce travail peut être noté comme "devoir de maison" mais uniquement à faire pendant le we. Je fais attention à ce que ce soit un travail pour lequel un enfant n'aura pas besoin de ses parents.
Je ne lis jamais les dossiers scolaires en début d'année et je le dis aux enfants. Je ne veux rien savoir d'eux et mes collègues le savent, ils ne me disent rien. Je ne veux pas me faire une idée à priori. Je dis aux enfants qu'ils savent eux-mêmes quelles sont les difficultés qu'ils connaissent et l'évolution vers laquelle ils doivent se diriger. A eux de faire disparaître ces difficultés avant que je ne m'en aperçoive. Ils savent qu'ils n'entrent pas en classe avec une étiquette sur le front.

Je travaille en grande partie sur des thèmes, des projets dans lesquels une bonne partie des matières pourra être travaillée.
Exemple : Le vendée Globe : géographie, histoire de la découverte de notre planète par les marins, les grand navigateurs, les sciences (climat, faune), ethnologie (connaissance des peuples), musique, arts, mathématiques (distance, moyenne horaire, consommation d'eau, conversion milles, noeuds, kms) et français par l'élaboration de dossiers, contacts avec les marins par mail pendant la course, exposés présentés dans les autres classes...Ce qui m'intéresse aussi, c'est de donner une vision transversale des connaissances. Et montrer bien entendu l'importance considérable de la maîtrise de la langue (lecture, écriture)

Cette année on travaille sur le développement durable. On travaille avec un centre de tri sélectif (visite, récupération de polystyrène pendant les vacances), les gestes quotidiens, les grands problèmes de la planète.

L'an passé on a travaillé sur les pays en voie de développement. Ma fille était à Madagascar comme bénévole dans un orphelinat.

Les sujets sont innombrables et la motivation des enfants est très forte dans ces projets et ces travaux de groupe ou individuel.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 20:30

si j'avais eu un prof comme toi, j'aurais adoré l'école !
Tu devrais devenir ministre de l'éducation: je vote pour toi, Thierry !

Mais à l'époque, oui, on respectais ses prof, malgré qu'ils ne le méritaient pas toujours, mais le système était rigide et culpabilisant. J'ai été vite dégoûtée.

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par YOD le Mer 23 Déc 2009 - 21:05

athéesouhaits a écrit:allez voir le film "entre les murs" vous aurez une idée de ce que peuvent endurer les profs....

bah ! être prof est une vocation avant tout, pas une place a l'abri du chômage.

Si les gamins ne respectent pas certains profs, c'est que ces profs n'ont pas la vocation d'être prof

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 21:18

Il n'y a aucun panneaux diactiques aux murs mais uniquement des textes. Une immense carte du monde, une frise historique et une photo de la Terre prise depuis la Lune.
Exemples de textes. Les enfants les copient dans un grand cahier et les décorent avec des mandalas.

"La Paix, ve n'est pas quelque chose qui vient de l'extérieur. C'est quelque chose qui vient de l'intérieur. C'est quelque chose qui doit commencer au-dedans de nous-mêmes; chacun a la responsabilité de fraire croître la Paix en lui afin que la Paix demeure générale."
Dalaï Lama

"Etre en paix avec soi-même est le plus sûr moyen de commencer avec les autres."
Luis de Léon.

"C'est en faisant le bien que l'on détruit le mal et non en luttant contre lui. C'est en cultivant l'amour que l'on détruit la haine et non en l'affrontant.C'est en faisant croître la lumière que l'on triomphe de l'obscurité et non en lui livrant combat."
Charif Barzouk

"Vouloir améliorer l'humanité, c'est à dire l'ensemble des hommes, sans améliorer la qualité d el'homme est une utopie; le monde ne devidnra meilleur que si chacun des hommes est meilleur."
Georges Roux.

"L'expérience, ce n'est pas ce qui arrive à un homme. C'est ce qu'un homme fait de ce qui lui arrive."
Aldous Huxley

"La chute n'est pas un échec. L'échec, c'est de rester là où on est tombé."
Socrate.

"Si tu n'es pas toi-même qui pourrait l'être à ta place?"
Henry David Thoreau

"Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire; ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être."
Maître Eckhart.

"Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais pour être vécues."
André Malraux.

"Ne pas savoir estimer la vie, toute la vie, ne pas savoir la comprendre, c'est ne pas mériter la vie."
Léonard de Vinci.

"Ce n'est pas parce que les choses nous semblent inaccessibles que nous n'osons pas; c'est parce que nous n'osons pas qu'elles nous semblent inaccessibles."
Sénèque.

"Il devient indispensable que l'humanité formule un nouveau mode de penser si elle veut survivre et atteindre un plan plyus élevé."
Albert Einstein

"Le chaînon manquant entre le singe et l'homme, c'est nous."
Albert Einstein.

"Il n'y a pas d'éducateurs, ni d'enseignants. Il n'y a que des gens qui montrent aux autres comment ils font pour s'éduquer et pour apprendre."
Jean Guiton.

"Vos pensées sont des citations, vos émotions des imitations, vos actions des carricatures."
Swami Prajnanpad.

"A l'école de la poésie, on n'apprend pas, on se bat !"
Léo Ferré.

"Je veux être tout ce que je suis capable de devenir."
Katherine Mansfield.

"Une personne qui a des convictions vaut quatre-vingt-dix-neuf personnes qui n'ont que des intérêts."
John Stuart Mill

"Le coeur est un étang; quand rien ne l'agite, la vase reste au fond."
Siun-Tseu

"Que je mène ma vie et que ce ne soit pas elle qui me mène."
Sénèque

"Il n'y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d'être inférieur à nous-mêmes."
Alain Ayache.

"En chacun de nous vit quelque chose, une promesse, une connassaince essentielle, une mission, qui dépasse l'horizon de l'homme ordinaire: c'est le maître intérieur."
K G Dürckheim.

"Ne pas faire aux autres ce que l'on ne voudrait pas qu'ils nous fassent est un précepte insuffisant. Faire aux autres ce que l'on aimerait qu'ils nous fassent contient à l'inverse une source inépuisable de bonheur et d'amour"
Moi...

"On ne peut rien enseigner à un homme. On ne peut que l'aider à découvrir ce qui est en lui."
Galilée.

"L'épreuve pour un homme, c'est le moyen de se connaître et de se grandir. La souffrance et le malheur font briller le diamant qui est au coeur de l'homme. Ils n'écrasent que celui qui n'a rien en lui."
Martin Gray.

"Nos connaissances sont une goutte. Notre ignorance est un océan."
Newton.

"C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas."
Victor Hugo.

"La façon d epenser qui nous a mis dans une situation inadéquate, périlleuse ou dramatique est une façon de penser insuffisante pour s'en sorti."
Albert Einstein.

"C'est une erreur de vivre selon le mode d'autrui et de faire une chose uniquement parce que d'autres la font. C'est un inestimable de s'appartenir à soi-même."
Sénèque

"Une erreur ne devient pas une vérité parce qu'elle est suivie par le plus grand nombre."
Gandhi

etc etc...
Je change les paneeaux plusieurs fois dans l'année.Evidemment je m'en sers le plus souvent possible en ramenant les enfants vers ces textes dès que l'occasion se présente. Le but n'est pas d'en faire des moines copistes mais des expérimentateurs.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 21:25

YOD a écrit:
athéesouhaits a écrit:allez voir le film "entre les murs" vous aurez une idée de ce que peuvent endurer les profs....

bah ! être prof est une vocation avant tout, pas une place a l'abri du chômage.

Si les gamins ne respectent pas certains profs, c'est que ces profs n'ont pas la vocation d'être prof

Ce n'est pas aussi simple que ça. C'est tout le système qu'il faut changer et dès l'école maternelle. Je rencontre souvent des profs qui voudraient établir un lien réellement humain avec leurs élèves mais ceux-ci sont totalement habitués à être bridés, gavés, humiliés parfois que quand ils rencontrent un prof différent ils se disent bien souvent qu'ils peuvent faire n'importe quoi. C'est un peu comme un ressort trop longtemps comprimé et là ils se libèrent. Quand on opprime, on doit s'attendre aussi un jour à ce que ça éclate. Alors années après années la sévérité se renforce; les brimades, les humiliations, les exigences injustifiées, la distance, le conflit etc...Un prof qui arrive là-dedans avec des idées humanistes doit supporter tout ce que les autres profs ont brisé. Ils sont peu nombreux à tenir. Ca n'est pas la faute essentiellement aux enfants mais à tout le système.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par YOD le Mer 23 Déc 2009 - 21:32

Ce n'est pas aussi simple que ça

ah oui ? Tu crois vraiment qu'il n y a pas de problème de vocation ?

et puis la vocation ce n'est pas simple, c'est quelque chose de trés sérieux

Ca n'est pas la faute essentiellement aux enfants mais à tout le système
.

Le système, c'est aussi les profs qui l'on mis en place et quand on veut réformer le système, ils font grève et emmerdent tout le monde. S'ils font grève pour que le système ne change pas c'est qu'ils aiment bien ce système non ?

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 21:41

Je n'ai pas dit que je défendais TOUS les profs, pfouuu...(c'est quand même pénible que les gens lisent parfois avec déjà en tête ce qu'ils vont répondre avant même d'avoir fini de lire)...J'ai expliqué que ce système de MERDE condamnait les profs, qui ont justement la vocation, à devenir aussi cons que les autres, c'est à dire ceux qui passent leur temps à faire grève.
Voilà, c'est clair là...
JE HAIS le système scolaire français, je n'ai quasiment aucun contact avec mes collègues, je suis mal vu par les inspecteurs, j'ai déjà eu un blâme avec rétrogradation d'échelon, chaque inspection est un combat, je ne défends pas les collègues qui se font attaquer par les parents quand je sais que ce sont de gros cons (les enseignants) et je ne fais JAMAIS grève.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 21:54

YOD a écrit:
athéesouhaits a écrit:allez voir le film "entre les murs" vous aurez une idée de ce que peuvent endurer les profs....

bah ! être prof est une vocation avant tout, pas une place a l'abri du chômage.

Si les gamins ne respectent pas certains profs, c'est que ces profs n'ont pas la vocation d'être prof

En quoi être prof est plus une vocation que devenir guichetier à la SNCF ou caissière chez Carrefour ?
"Vocation" signifie "appel". Je ne connais aucun professeur qui ait senti un appel quelconque pour le métier d'enseignant. Toi oui ?

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 21:54

Le gouvernement ne demande pas des enseignants qui ont la vocation mais des technocrates. J'ai juste mon BAC et aujourd'hui il faut un master alors que le niveau scolaire n'arrête pas de baisser. Quelle connerie. Je les vois arriver les jeunes (enfin, maintenant ils ont plus de 25 ans...), bardés de classeurs de linguistique, de cours magistraux qu'ils ont appris par coeur. Ils vont bosser tous les soirs jusqu'à deux heures du mat pour préparer leur classe et en cinq minutes ça sera balancé par les enfants...Et au bout de trois semaines, tout part en vrille et l'instit dit que c'est une mauvaise classe.
On n'enseigne pas ce que l'on sait mais ce que l'on est. (je ne sais plus de qui c'est)...
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Thierry le Mer 23 Déc 2009 - 21:57

pili-pili a écrit:
YOD a écrit:
athéesouhaits a écrit:allez voir le film "entre les murs" vous aurez une idée de ce que peuvent endurer les profs....

bah ! être prof est une vocation avant tout, pas une place a l'abri du chômage.

Si les gamins ne respectent pas certains profs, c'est que ces profs n'ont pas la vocation d'être prof

En quoi être prof est plus une vocation que devenir guichetier à la SNCF ou caissière chez Carrefour ?
"Vocation" signifie "appel". Je ne connais aucun professeur qui ait senti un appel quelconque pour le métier d'enseignant. Toi oui ?

T'as demandé à tous les profs que tu as eus?

J'ai décidé que je serai instituteur quand j'étais au CM2. Mon maître s'appelait Monsieur Quéré, je l'aimais plus que mon père. Quand j'ai eu mon diplôme d'instit, je suis allé le voir et j'ai pleuré quand il m'a pris dans ses bras.
Je n'aurais pas pu faire autre chose.
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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par Invité le Mer 23 Déc 2009 - 21:59

Gereve a écrit:Double Pili, je ne sais pas de quelle génération tu es, mais la mienne a appris que dire amen à un discours, c'est une façon de le traiter de prêchi-prêcha, donc de le dévaloriser.
Tu ignorais peut-être cette conotation du mot "amen" , et dans ce cas c'est involontairement que tu as vexé Thierry et même si c'est difficile, tu peux exprimer tes regrets
Spoiler:
( Mais c'est vrai que je connais très peu d'humains capables de dire " Oui, je me suis trompé, ou " désolé, je ne savais pas ". Ce te sera plus facile si tu es un ET )
, sinon, c'est bien triste.

Qui s'est trompé, finalement : celui qui a utilisé une expression dans un sens qui convenait ou celui qui l'a mal interprété ? Comme tu le dis, mon intention n'était pas de dévaloriser son post puisque j'en partage les principes. Mais on n'a jamais vu quelqu'un présenter des excuses parce que ses propos avaient été mal compris. Ou alors c'est le monde à l'envers.

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Re: Ecole : la querelle des anciens et des modernes ?

Message par YOD le Mer 23 Déc 2009 - 22:01

Toi oui ?

Moi oui, j'ai connu des profs qui avaient la vocation et avec eux ça se passait très bien, et j'ai connu des profs qui n'aimaient pas leur métier, mais uniquement pour avoir un salaire assuré a vie et de longues vacances, ils ne se gênaient pas aussi pour prendre une semaine de vacance maladie quand ils avaient un simple rhume et ces profs au lieu de s'occuper des gamins, ils font de la politique

Est-ce que tu crois que je parle d'une autre planète en disant ça ?

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