Vieillesse (poème d'espoir)
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Vieillesse (poème d'espoir)
Voyez donc ce corps qui s'étiole
Sous les platanes de l'été
Fillette, adolescente folle
Courant dans les herbes de Mai.
Voyez ces lourds yeux embués,
Cerclés de noirs soucis, rougis,
Paupières bleuies, mal fardées.
Imaginez, neuve clarté
D'insouciance, au ciel emprunntée
Sans fard ni rides, sans cosmétiques,
Où tout regard voulait plonger :
Ces yeux maintenant nostalgiques
N'ont que la non-couleur du gris
De l'ennui, des lentes douleurs
Des années, des amours trahis,
Sans même pour rançon la peur.
Et pourtant la vieille sourit
Quand un enfant passe devant-elle,
S'il s'arrête elle s'extasie :
Est-ce un ange devant elle ?
Passants, apprenez de la vieille :
Assise dans le jour méchant,
Sans espoir, elle s'émerveille
Pour un rien ; un chien, un enfant.
Moi j'ai regardé ce visage,
Son sourire édenté, soudain
Si jeune. J'ai vu en cette image
Un signe au-delà des chagrins.
Sous les platanes de l'été
Fillette, adolescente folle
Courant dans les herbes de Mai.
Voyez ces lourds yeux embués,
Cerclés de noirs soucis, rougis,
Paupières bleuies, mal fardées.
Imaginez, neuve clarté
D'insouciance, au ciel emprunntée
Sans fard ni rides, sans cosmétiques,
Où tout regard voulait plonger :
Ces yeux maintenant nostalgiques
N'ont que la non-couleur du gris
De l'ennui, des lentes douleurs
Des années, des amours trahis,
Sans même pour rançon la peur.
Et pourtant la vieille sourit
Quand un enfant passe devant-elle,
S'il s'arrête elle s'extasie :
Est-ce un ange devant elle ?
Passants, apprenez de la vieille :
Assise dans le jour méchant,
Sans espoir, elle s'émerveille
Pour un rien ; un chien, un enfant.
Moi j'ai regardé ce visage,
Son sourire édenté, soudain
Si jeune. J'ai vu en cette image
Un signe au-delà des chagrins.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Je n'ose regarder mon corps
Qui plus n'est ce qu'il a été.
De l'intérieur, mal l'ai traité,
Sans raison pour tel désaccord.
Mes yeux n'ont jamais bien su voir;
Dès longtemps soulignés de poches,
Ils me sont un vivant reproche
Quand je me regarde au miroir.
Et s'est alourdi mon visage
Qui jadis fut si délicat;
Ne fais de tels changements cas,
Ma langue a gardé son langage.
Qui plus n'est ce qu'il a été.
De l'intérieur, mal l'ai traité,
Sans raison pour tel désaccord.
Mes yeux n'ont jamais bien su voir;
Dès longtemps soulignés de poches,
Ils me sont un vivant reproche
Quand je me regarde au miroir.
Et s'est alourdi mon visage
Qui jadis fut si délicat;
Ne fais de tels changements cas,
Ma langue a gardé son langage.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Et moi ma langue se délite
Mangée par un désespoir fou
Joie, amour, sang de la vie me quittent
Pour un amour que j'ai cru doux.
Désormais trahie, délaissée
Aimée sans amour de retour
Aimant sans espoir d'être aimée
N'espérant plus rien de mes jours.
Je ne suis plus qu'un lourd fardeau,
N'espérant que les échappées
De nuits inertes, sans plus de mots,
Dans l'inconscience me plonger.
Corps et âmes sont intoxiqués,
Pâles chimiques subtsituts
Juqu'à ce que je sois clouée,
Nue, inconsciente et point aimue
De tristesse, d'abandon, perdue,
Perdue dans cette mer trop cruelle
Où parfois une forme ténue,
Vous accroche et vous interpelle :
Récif aux rochers bien tranchants
Ecume aux formes de sirènes
Qui vous rejette tout sanglant
Et gémissant sous tant de peine.
Je ne suis pas comme la vieille,
N'ayant jamais eu mon contant,
D'amour, de joies, de joues vermeilles
D'ancêtres vers moi se penchant.
Mangée par un désespoir fou
Joie, amour, sang de la vie me quittent
Pour un amour que j'ai cru doux.
Désormais trahie, délaissée
Aimée sans amour de retour
Aimant sans espoir d'être aimée
N'espérant plus rien de mes jours.
Je ne suis plus qu'un lourd fardeau,
N'espérant que les échappées
De nuits inertes, sans plus de mots,
Dans l'inconscience me plonger.
Corps et âmes sont intoxiqués,
Pâles chimiques subtsituts
Juqu'à ce que je sois clouée,
Nue, inconsciente et point aimue
De tristesse, d'abandon, perdue,
Perdue dans cette mer trop cruelle
Où parfois une forme ténue,
Vous accroche et vous interpelle :
Récif aux rochers bien tranchants
Ecume aux formes de sirènes
Qui vous rejette tout sanglant
Et gémissant sous tant de peine.
Je ne suis pas comme la vieille,
N'ayant jamais eu mon contant,
D'amour, de joies, de joues vermeilles
D'ancêtres vers moi se penchant.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Une belle, une énorme coquille à signaler, si un modérateur peut faire quelque-chose....
[quote="Babylon5"]Et moi ma langue se délite
Mangée par un désespoir fou
Joie, amour, sang de la vie me quittent
Pour un amour que j'ai cru doux.
Désormais trahie, délaissée
Aimée sans amour de retour
Aimant sans espoir d'être aimée
N'espérant plus rien de mes jours.
Je ne suis plus qu'un lourd fardeau,
N'espérant que les échappées
De nuits inertes, sans plus de mots,
Dans l'inconscience me plonger.
Corps et âmes sont intoxiqués,
Pâles chimiques subtsituts
Juqu'à ce que je sois clouée,
Nue, inconsciente et point aimue
De tristesse, d'abandon, perdue,
Perdue dans cette mer trop cruelle
Où parfois une forme ténue,
Vous accroche et vous interpelle :
Récif aux rochers bien tranchants
Ecume aux formes de sirènes
Qui vous rejette tout sanglant
Et gémissant sous tant de peine.
Je ne suis pas comme la vieille,
N'ayant jamais eu mon contant,
D'amour, de joies, de joues vermeilles
[quote="Babylon5"]Et moi ma langue se délite
Mangée par un désespoir fou
Joie, amour, sang de la vie me quittent
Pour un amour que j'ai cru doux.
Désormais trahie, délaissée
Aimée sans amour de retour
Aimant sans espoir d'être aimée
N'espérant plus rien de mes jours.
Je ne suis plus qu'un lourd fardeau,
N'espérant que les échappées
De nuits inertes, sans plus de mots,
Dans l'inconscience me plonger.
Corps et âmes sont intoxiqués,
Pâles chimiques subtsituts
Juqu'à ce que je sois clouée,
Nue, inconsciente et point aimue
De tristesse, d'abandon, perdue,
Perdue dans cette mer trop cruelle
Où parfois une forme ténue,
Vous accroche et vous interpelle :
Récif aux rochers bien tranchants
Ecume aux formes de sirènes
Qui vous rejette tout sanglant
Et gémissant sous tant de peine.
Je ne suis pas comme la vieille,
N'ayant jamais eu mon contant,
D'amour, de joies, de joues vermeilles
D' ancêtres vers moi se penchant.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Quand on a été belle,
et, à 20 ans, qui ne l'est pas ?
C'est bien plus dur d'être vieille .
Sauf, si, pressentant le trépas,
Le corps laisse voir la lumière .
Le papillon de nuit
Ne voit pas la laideur de l'ampoule,
attiré par le halo qui luit,
comme ses congénères, en foule.
Moralité:
Quand on ne peut plus être belle moukère
Mieux vaut se convertir en réverbère !
et, à 20 ans, qui ne l'est pas ?
C'est bien plus dur d'être vieille .
Sauf, si, pressentant le trépas,
Le corps laisse voir la lumière .
Le papillon de nuit
Ne voit pas la laideur de l'ampoule,
attiré par le halo qui luit,
comme ses congénères, en foule.
Moralité:
Quand on ne peut plus être belle moukère
Mieux vaut se convertir en réverbère !

JO- Aka Lmi
-
Nombre de messages: 13554
Localisation: france du sud
Date d'inscription: 23/08/2009
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
je précise que c'est de moi que je ris , de personne d'autre . Chacun vieillit comme il peut. Ce n'est jamais drôle, donc jamais risible . Nous connaissons tous et toutes, la nécessité de rendre les armes devant le temps qui passe et nous fait outrage .

JO- Aka Lmi
-
Nombre de messages: 13554
Localisation: france du sud
Date d'inscription: 23/08/2009
Viellir, grandir
Chacun vieillit comme il le peut,
En reine, en roi de ses souffrances;
Sa jeunesse on regrette un peu,
Ce qui grandit, c'est l'espérance.
En reine, en roi de ses souffrances;
Sa jeunesse on regrette un peu,
Ce qui grandit, c'est l'espérance.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Coquille dé-coquillée, Baby.
_________________
Avec Dieu, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on ne sait jamais si ce n'est pas un coup du diable...
(Jean Anouilh)
*****************
Salut Invité.
Si tu n'y as pas encore participé, je t'invite ici à un sondage sur la dépénalisation de l'euthanasie.Pour visiter notre nouveau site interactif, clique sur le bouton web de mon profil.
Re: Vieillesse (poème d'espoir)
Merci pour le dé-coquillage, Magnus. Pour un lapsus, c'en était un. Je sais pas pourquoi, mais l'image des grands-parents se pendant au-dessus de l'affreux nouveau né tellement il est moche me fait rigoler ce matin (c'est nerveux, j'crois bien!) 

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