L'espoir fait-il vraiment vivre?

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L'espoir fait-il vraiment vivre?

Message par dailledy le Lun 29 Mar 2010 - 17:47

Quel est l'intérêt de la vie pour nous qui sommes « malheureux »? Est-ce l'espoir d'être un jour heureux (ou de continuer à être heureux) qui nous garde en vie ou est-ce la peur de la mort? Je crois que c'est l'espoir d'être un jour heureux. Certes la peur de la mort, si tant est que l'on puisse en avoir peur, s'ajoute à l'espoir d’être heureux, mais l'espoir est bien la raison principale au fait que l'on ne met pas fin à ses jours. Evidement, il existe autant de raisons évoquées par les personnes concernées par l'envie d'en finir avec leur vie de malheur, que de personnes oppressées par le malheur, mais finalement si l'on n’a plus d'espoir de bonheur, si l'on nous présente la preuve que plus jamais aucun moment de bonheur ne se présentera à nous, que jusqu'à ce que le manque d'énergie ne nous terrasse seul le malheur nous connaitront, ne mettrions nous pas immédiatement fin à ce support de malheur qu'est la vie, notre propre vie?
Alors l'espoir, où trouve t-il son essence? Est-il distribué équitablement à chacun d'entre nous? Se tarit-il à la même vitesse pour chacun d'entre nous? Est-il proportionnel à une certaine foi en la vie et à l'intensité de certitudes mystiques? L'espoir est-il un cadeau qui nous ait fait? Est-il le moyen de nous tester face à notre faculté d'encaisser la souffrance? Est-il une punition?
Une seule chose semble certaine, l'homme veut être heureux.
Si l'homme n'avait pas d'autre choix que d'être heureux, ne rechercherait-il pas le malheur?
L'homme constamment heureux n'aurait pas de moteur pour avancer, il serait en perpétuel extase et n'évoluerait pas car il évoluerait vers un sentiment, un état qu'il connait déjà. L'alternance des 2 états est donc une nécessité à la notion de vie appliquée à l'homme. L'espoir est donc l'outil dont l'homme est doté pour trouver cette alternance et donc pour exister. Sans espoir, on ne recherche plus le bonheur, il n'y a plus d'alternance, il n'y a plus de vie telle qu'elle peut s'exprimer dans notre dimension.
Pourtant cette quête de l'alternance semble inconsciente, on ne sait pas au premier abord pourquoi on veut être heureux, ou pourquoi finalement on veut être malheureux. Tous nos actes conscients ou inconscient, réfléchis ou instinctifs vont dans le sens de cette quête de l'alternance, l'espoir étant l'outil utilisé pour parvenir à cette alternance. L'espoir serait donc finalement le seul signe de conscience de ce besoin d'alternance entre bonheur et malheur.
Nous avons tous l'espoir de trouver de la nourriture, de trouver un toit, de trouver l'amour, et quand, finalement, nous trouvons également le malheur (comme quand on quitte tout ce qui faisait notre bonheur pour se retrouver dans la rue démuni, quand on se trouve des raisons pour se séparer de celle ou celui qui nous a su nous rendre heureux pour basculer parfois dans une situation affective précaire) et bien un certain équilibre est trouvé et on se sent vivant. Il est plus simple pour certain de trouver cette équilibre, pour d'autres cela est plus difficile, mais cette différence ne reflète-t-elle pas l'équilibre que l'on vient d'évoquer? Tout est donc question d'équilibre entre deux notions, malheur et bonheur, bien et mal, sans quoi notre existence ne serait pas ce qu'elle est. Aussi frustrant que toute cette théorie puisse être dans sa pauvreté en réponses, la seule conclusion reste que tant qu'il y a de l'espoir, il y a de la vie et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

dailledy
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