Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Page 5 sur 21 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 13 ... 21  Suivant

Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Bulle le Mer 25 Mai 2011 - 9:04

Et qu'est-ce que cela a à voir avec le sujet ?
Tu fais du cratylisme, me semble-t-il, pas autre chose, une vue de l'esprit idéaliste qui cherche dans les mots ce que d'autres cherchent dans les chiffres et veut à tout prix trouver une justification à des croyances tout à fait fantaisistes, envers et contre, non pas la science mais le simple bon sens.
Jette un oeil sur les cours de Saussure, jette un oeil sur Francis Ponge ou Saint John Perse.
C'est une originalité poétique ou cela amuse parfois quand c'est bien fait : mais accorder une quelconque explication métaphysique à ce genre de procédé !
Au passage et pour revenir au bon sens, ce raisonnement ne passe pas la barrière des traductions...
Et du coup la question revient à : Dieu serait-il français ?
Un peu réducteur non ?

_________________
Hello Invité !  Le du 01 février est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
avatar
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 40779
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par raphael-rodolphe le Mer 25 Mai 2011 - 18:45

Merci Xéon pour ce long texte, ou l'ensemble me "parle", ainsi, je préconise souvent ces mots " bon sens" dans l'idée d'utiliser ses propres "sens" et "bon" c'est à dire d'utiliser ses sens utilement, à bon escient ( savoir) en faisant appel à soi ( et non répéter inlassablement ce que l'on a lu, compris (peut-être) et reproduire selon le modèle des autres, sans recherche intime, profonde...).

Xéon a écrit:...il faut comprendre l'esprit d'un discours, et jouer un certain jeu, la lettre peut alors être un pont étonnant pour les sens de l'ouïe et de la vue, mais intérieurs...

Ceci demande un certain niveau à degré d'esprit, il me semble que l'on ne peut ouvrir les portes et fenêtres intérieures des autres...C'est un long travail d'une vie et plus encore .
avatar
raphael-rodolphe
Aka L'Arbre Qui A La Tête Dans Les Etoiles

Masculin Nombre de messages : 1824
Localisation : Aucune
Identité métaphysique : Christique
Humeur : Aucune.
Date d'inscription : 23/03/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Xeon le Ven 27 Mai 2011 - 7:16

raphael-rodolphe a écrit:

Xéon a écrit:...il faut comprendre l'esprit d'un discours, et jouer un certain jeu, la lettre peut alors être un pont étonnant pour les sens de l'ouïe et de la vue, mais intérieurs...

Ceci demande un certain niveau à degré d'esprit, il me semble que l'on ne peut ouvrir les portes et fenêtres intérieures des autres...C'est un long travail d'une vie et plus encore .

Oui c'est certain, pour "parler" et avancer dans un dia-logue commun, un conditionnement commun au départ est demandé. Alors un travail peut se faire. Je parlais d'architecture. La maçonnerie est vraiment le symbole du travail fraternel, mais si on ne part pas des mêmes bases on n'édifie rien, ou à peu près rien. Les sens sont un moyen commun à tous, qui permet d'échanger et confère la simplicité des moyens. L'échange est le départ d'une fraternité de maçonnerie, de travail (je parle des symboles). C'est pour cela qu'il y à des "caractères" différents, chez les hommes, les langues, et en toutes choses paraissant aux sens. Si les hommes et les peuples étaient tous identiques, sans caractères, on n'en tirerait aucune impression, aucune possibilité d'échange ou de travail, de perception et donc de fraternisation. Les particularités par dessus tout permettent les intérêts et les échanges. Les personnalités vraiment particulières, qui se sont créées, suscitent souvent l'admiration et les échanges. On dit d'elles : elles ne peuvent laisser indifférent ! Ce mot : "indifférent" est lourd de sens : in-différent. Peut-être la seule maladie de notre temps !

Seuls les sens permettent de déceler les particularités, source MOTrice d'intérêts. Sinon autant se regarder dans un miroir. Une science narcissique ne peut être créatrice. Elle grise intellectuellement mais n'apprend rien. Une science vivante part des sens, et de tous les sens, naïvement. Ensuite elle recoupe, c'est-à-dire n'hésite pas à aller chercher dans toutes les sciences. C'est la science de la VIE, et fondamentalement un art. Il n'y pas peut-être pas plus de différences et de particularités parmi les productions humaines que dans les arts. Or l'architecture et bien considérée comme un art ET une science. On est d'ailleurs confiant quand on perçoit la grandeur et la cohérence de l'édifice protecteur.

Le bon sens est l'intelligence du coeur. Le coeur est ouvert à tout, il est naïf, d'abord, comme pour un enfant, tout peut le conditionner (naïf vient de NAITRE, pas par hasard). Ensuite en tant qu'adulte, l'homme avec ses facultés de maturité cherche, recoupe, questionne et raisonne.

Les mots barbares ("c'est par un langage barbare..." Esaïe) frappent d'abord les sens par leur photo-graphie (signifiant "écriture de la lumière") particulière : ils suscitent l'interrogation, l'échange. La preuve !!!

Xeon
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 40
Localisation : FRANCE
Identité métaphysique : Xeon
Humeur : Sang et eau
Date d'inscription : 08/05/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Bulle le Ven 27 Mai 2011 - 11:08

xeon a écrit:Oui c'est certain, pour "parler" et avancer dans un dia-logue commun, un conditionnement commun au départ est demandé.
Et pourquoi pas "par-laid" ou un con-dit-ionnement ? Et avec :
"כן בטוח, כדי "לדבר" ולהעביר בדיאלוג משותף, אריזה משותף נדרשת טיסות"
c'est à dire la même phrase en hébreu ça marche aussi ?
La maçonnerie est vraiment le symbole du travail fraternel, mais si on ne part pas des mêmes bases on n'édifie rien, ou à peu près rien.
Tu fais référence à la franc-maçonnerie ?
On dit d'elles : elles ne peuvent laisser indifférent ! Ce mot : "indifférent" est lourd de sens : in-différent. Peut-être la seule maladie de notre temps !
Pourquoi lourd de sens ? Il est tout simplement porteur du sens qu'il a. D'ailleurs dans le contexte "insensible" aurait mieux convenu et aurait appuyé la phrase suivante "Seuls les sens permettent de déceler les particularités, source MOTrice d'intérêts"
Comme quoi...
Et pourquoi pas "décès-les" ou encore "parti-cul-ar(t) -ité" en ajoutant missa est ça aurait été pu être drôlatique au moins rire
Sinon autant se regarder dans un miroir. Une science narcissique ne peut être créatrice. Elle grise intellectuellement mais n'apprend rien.

Tiens donc ! Pourtant se regarder dans un miroir, réfléchir, "se" réfléchir (l'introspection) apportent infiniment.
Le bon sens est l'intelligence du coeur. Le coeur est ouvert à tout, il est naïf, d'abord, comme pour un enfant, tout peut le conditionner (naïf vient de NAITRE, pas par hasard).
Arf dommage que le sens figuré du mot soit bien plus tardif et que naïf a gardé son sens littéral jusqu'au XIII ème siècle
XIIème
-[Les seigneurs] Qui de nostre franchise [immunité] sont prudhome naïf [nés instruits]… — Jean Bodel, la Chanson des Saxons

XIIIème
La pierre est de roche naïve, De quoi l’en fist le fondement… — Guillaume de Lorris et Jean Clopinel, dit Jean de Meung, Roman de la Rose

Au passage le XIIème voulait que les seigneurs soient nés instruits dis donc ! Où va se nicher la naïveté !

Les mots barbares ("c'est par un langage barbare..." Esaïe) frappent d'abord les sens par leur photo-graphie (signifiant "écriture de la lumière") particulière : ils suscitent l'interrogation, l'échange. La preuve !!!
A force de regarder le bon de ton doigt, ou la dichotomie des mots tu perds la notion de tout discernement ! Prends du recul un peu voyons !
Tu t'apercevrais ainsi qu'Esaïe ne parle pas de langage barbare puisque le mot date du XIVème siècle et qu'il s'agit d'une traduction tardive et d'ailleurs dont la seule occurrence se trouve chez Segond.
Darby donnant : Car par des lèvres bégayantes et par une langue étrangère il parlera à ce peuple
Martin
C'est pourquoi il parlera à ce peuple-ci avec un bégayement de lèvres, et une langue étrangère.
Et Chouraqui
Oui, en moqueries des lèvres, et dans une autre langue, il parle à ce peuple,

Et accessoirement que photographie a été créé au XIXème siècle ... Quelle prédisposition des mots lol!

Le cratylisme que tu fais n'est donc à considérer que comme un exercice de poésie. Mais ce qui est dommage c'est qu'il soit l'occasion de dévier les mots, voire les phrases de leur sens. Je ne vois absolument pas quel avantage ces "jeux d'esprit" peuvent apporter à la réflexion ni au débat à part l'obscurcir par de la con.fusion et du non-sens donc, amha, très exactement le contraire d'un projet poétique.

_________________
Hello Invité !  Le du 01 février est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
avatar
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 40779
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Xeon le Ven 23 Déc 2011 - 6:43

Quelques pistes de réflexion pour les quêteurs.




***


A propos de la langue des oiseaux, il existe des sources classiques, et de poids, puisque étudiées et répertoriées jusque dans les oeuvres de la Pléïade ; des penseurs ont autrefois étudié la question de cette philosophie théocratique du réel et du Verbe (et des nombres), sans les REDUIRE par une analyse primaire et superficielle à de la numérologie nombriliste et superstitieuse, mais au contraire pour stimuler (parce que le MOT est un MOTeur) des questions métaphysiques essentielles, savoir la raison d'être de l'homme sur terre.



Un Claude Tresmontant, théologien, spécialiste de l'hébreu et des langues anciennes en général, ayant pour cela quelques titres et diplômes non usurpés derrière lui, d'ailleurs disciple spirituel de Teilhard de Chardin, dont on peut dire qu'il a vraiment su comprendre et traduire métaphysiquement la place de l'anti-hasard à l'oeuvre dans la création, s'est intéressé également aux jeux linguistiques évangéliques dans le "Christ hébreu". Il a une théorie sur la possibilité qu'un anti-hasard ne soit pas décelable dans les seules choses, mais aussi dans les mots. Les faits de cet anti-hasard sont appelés, en terme "savant" : des paronomases. Si ces jeux eussent été des "superstitions", ces gens ayant quelque crédit en matière linguistique les auraient sans doute qualifiés comme tels. Or ce n'est pas le cas. Autrement dit, si Dieu existait, cela ne choquerait pas un grand nombre de chercheurs, qu'Il puisse cacher, à travers les mots, des sèmes propres à développer et épanouir l'intelligence d'une autre dimension de l'être, permettre ainsi de nouvelles convergences, des réflexions inédites et métaphysiques, mais libres, puisque ces sèmes, cachés dis-je dans la terre (la matière première verbale), n'apparaissent pas de façon flagrante et dogmatique : il faut : extraire, sublimer, émonder... Evidemment, c'est moins grossier que d'étiqueter le monde, facile démarche d'un rationalisme mécanique, quand il tient dans la main.

Les portes ouvertes par ces jeux de mots devant bien entendu déboucher sur des théories raisonnables, qui loin d'être "ce que l'on veut", sont enseignées depuis les celtes, comme le démontre très bien par exemple un Robert Ambelain, dans "Au pied des menhirs", récemment réédité d'ailleurs. Je fais référence à la théorie de la "réintégration", reprise dans les gnoses chrétiennes et la parabole de l'éveil du Fils prodigue, re-développée clairement depuis par Louis-Claude de St Martin. Théologiquement, elle est défendue, justement, par Claude Tresmontant (voir l'article sur le Fils prodigue, dans son livre "L'enseignement de Yeshoua de Nazareth"). Ce dernier a également étudié en quoi les MOTS et les "paronomases" sont des MOTEURS de l'intelligence mise devant la possibilité de s'éveiller grâce à eux à quelque prise de conscience nouvelle. D'où un rapport à faire entre CON-SCIENCE ("avec le logos") et CON–NAISSANCE. Il serait facile de retrouver ce rapport dans l'Evangile selon Jean.

Parce que Google est aussi mon ami, voici quelques autres indicateurs de cette présence traditionnelle d'une langue des oiseaux et de jeux de mots. Ceux-là passant la barrière des langues puisqu'il s'agit de recherches en langue française, comprenant des jeux de mots écrits en langue étrangère. Mais oui diantre c'est possible !! : On comprend quand même qu'il y un jeu de mots, même si on ne parle pas la langue. L'application des déductions faites à partir du jeu de mots restant, elle, universelle. L'étonnement suscité n'en reste pas moins réel. D'où : Eveil. Voici donc quelques indicateurs sur l'incidence des jeux de mots dans les lettres métaphysiques ou religieuses classiques.

Chez Platon :
http://freethomas.free.fr/TPE.pdf - chercher paronomase, p. 11
http://www.scribd.com/doc/6198301/Platon-Menexene - idem
Sur le rapprochement sema soma : http://www.google.fr/search?q=Platon+jeux+de+mots&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&client=firefox-a&rlz=1R1GGLL_fr___FR380#sclient=psy&hl=fr&client=firefox-a&rlz=1R1GGLL_fr___FR380&source=hp&q=Platon+sema+soma&aq=f&aqi=&aql=&oq=&pbx=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&fp=d2a4d30f2906bdbe&biw=1440&bih=603


Dans L'Evangile de Vérité : tiré des notes de lecture du recueil des livres gnostiques édition La Pléïade. "L'Evangile de vérité" est le premier livre du recueil.

34, 19-20 : jeu de mots entre psychikos, psykhos et psykhros : froid, qu'on retrouve également chez Tertullien (Sur l'âme, 25;27). Oui, on reprochait aux Pères de l'Eglise de faire des jeux de mots, en grec (ils ont donc fait passer la technique connue dans les langues sémitiques, a une autre langue).
36, 13-17 : rapprochements opéré par la ressemblance phonétique entre Christ et Chrème (huile de l'onction)
36, 17-19 : autre jeu de mots entre huile (elaion) et misericorde (eleos)
36, 19-20 : jeu de mots entre "parfait" (teleios) et "initié" (telesmenos)




Dans la Bible :

Le plus connu de la Bible : "Tu es Pierre" (jeu de mots en latin, en français et sans doute en araméen et qui part d'un REBUS, comme la curieuse parabole des "talents", mot à double sens en français - sujet intéressant pour un philologue qui s'intéresse à l'ati-hasard des langues, se multipliant dans la mesure de nos recherches mêmes (car "on donne à celui qui a mais on reprend à celui qui n'a pas, même le peu qu'il a", autrement dit à "celui qui ne cherche pas" : en matière de connaissance - Evidemment, ce n'était pas économique mais signifiait : qui n'avance pas recule).

La mort c'est le sommeil, et de ne pas faire fructifier ses "talents" en restant piégé dans des dogmes humains et sclérosants.

Ailleurs :

- http://www.promesses.org/arts/18p39f.html
par Joël Freyche, professeur agrégé d'université

- http://faculty.gordon.edu/hu/bi/Ted_Hildebrandt/OTeSources/02-Exodus/Text/Articles/Beitzel-Ex314-Name-TJ.doc
par BARRY J. BEITZEL (sa biographie : http://www.tiu.edu/divinity/academics/faculty/beitzel)

Cité par http://www.areopage.net/traducnt.htm, qui précise :

251- Barry J. Beitzel, Exodus 3:14 and the divine name : a case of bibliocal paronomasia, Trinity Journal 1 NS (1980) 5-20 : un article souvent cité dans les études sur le nom divin et la façon dont il est introduit en Exode 3:14. L'auteur rappelle combien la Bible joue parfois sur les mots (atbash, acrostiche, notrikon, acronyme, anastrophe, épanastrophe, équivoques, métaphonie, parasonance, farrago, assonance, onomatopée, antanclase et bien sûr paronomase sont autant de procédés aux nom barbares que l'on rencontre). L'auteur discute aussi des différentes hypothèses concernant l'étymologie du tétragramme, avant de se résoudre à ne le considérer que comme un jeu de mots, un autre paronomase.

Voir aussi :
- http://books.google.fr/books?id=18JOVXc654UC&pg=PA546&lpg=PA545&dq=paronomases+bible&source=bl&ots=By3QSRsuE5&sig=VcTabOGNNqx7DbiP4ZwsBERAs4M&hl=fr&ei=p7TgTZCLKtCChQfJ9-G6Bg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CD4Q6AEwBA#v=onepage&q=paronomases%20bible&f=false


- http://nombresetbible.skynetblogs.be/archive/2007/week42/index.html
chercher "Des mots à la parole", écrit par Jacques Chopineau, professeur retraité, docteur ès Sciences Religieuses fait partie du CIERL (Centre Interdisciplinaire d'Étude des Religions et de la Laïcité) et de l'ULB (Université Libre de Bruxelles)

- http://www.bibliquest.org/Bible/BibleJNDhtm-at01-Genese.htm
chercher "paronomase", dans les notes de la Version J.-N. Darby (considérée comme l'une des traductions françaises les plus proches de l'original)

Etc : http://www.google.fr/search?q=jeux+de+mots+bible&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&client=firefox-a&rlz=1R1GGLL_fr___FR380#q=paronomases+bible&hl=fr&client=firefox-a&hs=Zca&rlz=1R1GGLL_fr___FR380&prmd=ivnsb&ei=p7TgTZCLKtCChQfJ9-G6Bg&start=10&sa=N&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&fp=e9ecfc087bf1bb74&biw=1440&bih=603

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Annomination

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabbale_chr%C3%A9tienne

On trouve ici au début du sujet, au paragraphe "Quelle est la méthode de Claude Tresmontant ?" un aperçu de sa pensée à propos des jeux de mots : http://messianique.forumpro.fr/t20-en-quelle-langue-a-ete-ecrit-le-nouveau-testament : "Tresmontant propose plusieurs démonstrations du fait que les textes grecs de nos quatre évangiles sont des traductions mot à mot des textes hébreux antérieurs. Par exemple les jeux de mots qui fonctionnent en hébreu et qui ne fonctionnent plus en grec (Mat 1,21); -"


Dans la gnose chrétienne :

- http://books.google.fr/books?id=fUlt-OS0Y5EC&pg=PA165&lpg=PA165&dq=gnose+paronomase&source=bl&ots=NcSQJQ7ptj&sig=ag46PiyrKQXuCB9lYji6CCH_7I8&hl=fr&ei=sjTjTeStDZG0hAeQ6pzzBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBkQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false
Voir la note 151 de la page
par Andreas Su-Min Ri, a obtenu en 1975 le doctorat en matière rabbinique à la Faculté de philosophie, Université de Vienne, Autriche, pour la thèse intitulée «Mosesmotive in den Fresken der Katakombe der Via Latina im Lichte der rabbinischen Tradition». A partir de septembre 1981, il a étudié les langues et littératures chrétiennes et gnostiques de l'Orient ancien. Docteur ès sciences religieuses à l'université Laval à Québec, en 1986, pour «Deux recensions syriaques de la "Caverne des trésors"» sur la base de dix-neuf manuscrits et une traduction française, publiée en 1987.


http://www.publifarum.farum.it/ezine_printarticle.php?publifarum=89629d9fabee6717301600c122ab0501&art_id=24 : preuve que même des linguistes vont hors des senties battus présentés comme de majestueux pontes qu'il est criminel de réfuter, des icones de la science matérialiste invoquées à la rescousse : Ponge, Saussure, Socrate...

Quelques autres indications montrant que quelques auteurs ont réfléchi à la question : http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_des_oiseaux

Et tiens ! voici que l'on y parle justement de fausses étymologies :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_des_oiseaux#N.C3.A9ologismes_et_fausses_.C3.A9tymologies




Je m'arrête là. On pourrait aussi trouver des traces de cabbale dans les Védas, chez les celtes, les grecs ou les soufis, sans parler des ésotérismes alchimiques, maçonniques, ou Rosicrucien de l'alchimie chrétienne et spéculative (Christian... Rosenkreutz ! : c'est énorme).


D'où cette conclusion que la Kabbale hébraïque, déjà, donnait comme mise en garde aux impatients de faciles lectures rationnelles : « Ne prenez pas le vêtement de la Torah pour la Torah elle-même, chaque mot renferme un autre sens élevé et un sublime mystère ».


Il y a donc présence littéraire et philosophique d'une langue des oiseaux, une réalité phénoménale et objective, quoi qu'en disent des "esprits forts", n'ayant jamais ouverts que des livres confortant leurs seules opinions, ou presque. Elle indique une harmonie des significations derrière des émergences que l'on pourrait croire tirées du hasard, comme dans le chant des oiseaux, chaotique ou pas, selon l' "entendement" qui ENTEND pour re-ce-VOIR un écho de cet anti-hasard des significations, en retour et par "réflexion" lumineuse ; mais devant l'inconnu, les logiques qui choquent, il y a ceux qui écoutent, et ceux qui aboient. Halas, comme le dit un franc proverbe : "Les chiens aboieront toujours". Aboiement comme effet d'un négationnisme de principe contre tout "bruit" intempestif, faisant violence à des cerveaux exclusivement et binairement logiques, ce dans le but évidemment de faire faire silence au Verbe et lui obstruer le passage illico.


Une langue des oiseaux s'est immiscée dans un grand nombre de dialogues spiritualistes, comme je le montre plus haut. Le Zohar étant le plus connu et peut-être à ce jour le plus étudié, universellement. Ceci montre encore que malgré la spécificité d'une langue nationale juive affirmée comme révélatrice, cela a permis à des curieux de tous pays, de rentrer en partage intellectuel sur les sujets évoqués, ce qui suscita des échanges fraternels et des découvertes d'affinités entre des individus de différents peuples et parlant différentes langues. D'où : qu'une langue précise soit porteuse de possibilités kabbalistiques n'est non seulement pas gênant du tout mais au contraire, c'est la façon idéale de provoquer des échanges meta-babeliques (TOUR SPIRE-RITUELLE, pour les amateurs de "réflexion" ou re-tour sur ses origines métaphysique), ou des intérêts entre des individus à certains niveaux d'étude.


Etonnamment la méthode kabbalistique similaire à celle de la langue des oiseaux, passe souvent comme une lettre à la poste dans le cas de la langue hébraïque. Pour le coup, on ne nous lance pas d'exemples mesquins, se donnant comme preuves de l'invalidité des méthodes de jeux kabbalistiques.

Par contre la supputation d'un transfert des clés de cette science à une autre langue soulève moultes critiques et grincements de dents (ce qu'un kabbaliste hébraïsant serait légitimement à même d'évoquer par ailleurs, comme A.D. Grad, grand kabbaliste, l'a fait par exemple, dans des correspondances privées). Allez comprendre ! On peut parler du Zohar sans soulever de problème critique particulier, mais quand on parle des méthodes et "clefs de la science" du Zohar, passées à la langue française, on se réveille. Pourquoi discuterait-on sans référence, d'une kabbale dans la langue française si on n'en tire pas de difficulté quand il s'agit de la langue juive ? Passons sur cette curiosité intellectuelle.


A propos du temps et des paradoxes temporels :

Le temps fait évoluer toutes choses, offrant à la pensée un jeu de clés en lequel il n'y à qu'à puiser. Les symboles sont un réseau de correspondances (co-respondance) dressant des ponts temporels permettant de relier ce qu'on trouve en ces ARCHIVES (un pont a aussi la forme d'une ARCHE). Ce sont des pions sur un échiquier. Ils se déplacent eux aussi sur un réseau de possibilités spatio-temporelles. Actuellement, la pensée est la machine à voyager dans le temps la plus efficace qu'on ait pu trouver.

Les mots puisés dans les thèmes et études traditionnels proviennent d'une source toujours renouvelée, dont les tintements a-musent l'esprit de qui se laisse porter par cette musique : les oiseaux (comme les enfants) puisent dans ces re-sources, puisées, piochées dans le fleuve du temps. La source (de la mémoire, mère des muses) enrichie par des siècles de création de significations inspirées, véhiculées en France par des apports celtes (qui avaient bien une langue), latin, grecs, arabes, hébraïques, italiens, espagnols, anglo-saxons, nordiques, etc. convergeant dans le français actuel, véritable tour de Babel, ou se "loge" également la tradition ésotérique ayant préservé les souvenirs de clés traditionnelles non galvaudées (je ne parle pas de la pollution politicarde et affairiste).


La pensée, machine métaphysique à voyager dans le temps, permet de remonter ou redescendre sa courbe (réflexive), en se jouant des logiques linéaires. Elle peut tenter ainsi à re-monter à LA source de mémoire (d'où : ré-intégration de l'état précédant la chute, ou "oubli") : les principes présents à l'origine et manifestés en tout point de la structure temporelle relative. La tradition païenne l'imagine à travers le symbole de l'Ourobouros, et son cheminement en courbe, ou ré-évolution complète de la pensée : le commencement croise et converge avec la fin, l'un se nourrissant de l'autre. Ceci con-verge en l'esprit de l'homme ou toute "ré-flexion", puisque la fin de la réflexion est un nouveau départ. C'est cela LA VIE et la con-naissance.


La forme nouvelle de la pensée est aux réseaux et ceux-ci pourraient ne pas être seulement spatiaux, comme le démontre l'effet EPR, décrivant le mouvement particulaire en forme d'Ourobouros "finalement", puisque le commencement y croise la fin, ou plutôt s'unissent l'un l'autre puisqu'il y a simultanéité de mouvement dans le temps, entre deux particules ayant été en "contact" une première fois. Donc dans le "principe". Le temps pour des particules, n'est donc pas uniquement linéaire : en effet pour que ce contact se produise, il faut bien que l'information entre les deux choses remonte le temps. Le commencement et la fin sont bien réellement con-fondus dans ce contact.

Les mots sont des particules en contact avec l'Univers global des significations en co-respondances à travers temps et espace.


Ainsi une étude des convergences, des "correspondances", s'attache à une logique de la complexité, et que A soit sorti avant B, ou que A et B proviennent d'un étymologon différents n'est pertinent que si cette structure temporelle elle-même a une utilité dans un cadre scientifique et strictement matérialiste, mais que telle traduction biblique soit isolée ou au contraire ressassée sans forcément être mieux comprise, d'ailleurs, relève d'une autre logique dimensionnelle. Il y à la matière, la lettre ! Mais la "réflexion" spiriturelle "se penche", elle, sur la globalité et y puise pour l'adapter à son oeuvre faite de relais et de convergences.

Exemple : Une traduction biblique, même unique, converge avec le reste de nos études, et les fait progresser. Et si on a trouvé des convergences, c'est qu'on est monté, s'il est vrai que "tout ce qui monte converge". C'est cela seul ce qui compte en tant que valeur qualitative, et non quantitative.

On constate bien "Le règne de la quantité"... comme signe des temps !

Les meilleures idées ne sont pas toujours les plus bruyantes, parce qu'elles ne sont évidemment relayées par les tenants des vieilles idées propagées dans les esprits à coup d'or ou de terrorisme intellectuel, avec sa cohorte de mots et d'idées idolâtrés, pétrifiés et statufiés. Idoles positives ou négatives, c'est selon ! le choix de ceux qui imposent leur vocabulaire. Ce problème évidemment ne touche pas seulement aux domaines intellectuels, mais aussi aux spirituels et politiques.

De toute façon il y a autant de traductions et de trahisons du verbe que de traducteurs. La puissance des réseaux de communication fait le reste et crée les apparences. Les livres les mieux référencés ne sont pas les plus intéressants, ni les plus achetés, d'ailleurs. C'est parfois dans l'infime, dans la particularité et les choses insignifiantes que l'on trouve les meilleures richesses.

Un auteur a écrit (qu'on me pardonne, je n'ai pas noté son nom) : "Celui qui estime les choses selon ce qu'elles valent, et n'en juge pas selon le mérite ou l'estime des hommes, possède la vraie sagesse."

C'est d'ailleurs cette insignifiance apparente qui prouve qu'un Esprit veut nous faire chercher à travers la lettre, les choses simples, les meilleures formes de son émission, qui ne sont pas forcément les plus énormes ou les plus grossières (prisées des religions prosélytes). Enormités bien humaines, d'ailleurs, puisqu'elles ne sont que les conséquences d'autodafés pour éliminer la complexité dérangeante du subtil influençant parfois plus que le grossier (car tout nait d'abord dans l'invisible, sous terre).


L'histoire des traductions de la Bible le démontre amplement : rajouts, retraits, déformations, etc., sont pléthores pour plaire aux masses demandant des réponses faciles à son besoin de salut. Alors que vaut une "traduction" erronée de toute façon (on le sait, c'est prouvé), quand bien même elle serait reprise par d'autres, grâce au seul appui des puissances temporelles et de l'or qui en diffuse la pensée jusqu'à, si c'était possible, nous noyer en elle ? Comme le disait Gandhi, je crois, une erreur ne devient pas une vérité parce qu'elle est reprise par d'autres. Cette multiplicité des variantes de sens qui nous est donnée, démontre que la vérité ne peut pas tenir dans la main, et qu'il faut du "TEMPS", pour dépasser la lettre : lire, lire et relier les poètes, et "garder ce qui est bon", comme l'a dit ST Paul. Le mot intelligence signifie "cueillir", donc trier à travers ce que la mémoire et le temps nous ont laissé.

Ainsi sans mémoire, pas d'intelligence... Ni sans liberté. Mais "là où est l'esprit, là est la liberté".

-----------

A PROPOS DE L'IMAGE DE SOCRATE

Socrate bénéficie d'une belle image, digne des hagiographies artificielles, très en vogue à l'école de Jules Ferry, et telles qu'on les martelait encore aux enfants il y à quarante ans. Je ne sais pas pourquoi, cela me fait penser à l' "illustre" "sauveur de l'humanité" : Pasteur.

"CON-NAIS-toi toi-même" dis Socrate en reprenant la formule inscrite sur le Temple de Delphe. DONC : NAIT DE TOI-MEME. Mais le philosophe oublie la suite métaphysique, elle : "Et tu connaitras l'Univers et les dieux". Il dit aussi, pavanant d'une telle "libre pensée" (moi je préfère les "penseurs libres") : "tout ce que je sais, c'est que je ne sait rien". Vaste pro-GRAMME... ! Quelle finalité ! Pas si anormal pour un anti-métaphysicien notoire, même "croyant", si on peut dire. Platon par contre pensait à une autre GRAMMaire des choses et de l'homme, une GRAMMAIRE éternelle d'un LOGOS décelable par prolongements et recoupements à partir de l'exploration des choses matérielles, mais en les dépassant sans les dénaturer pour autant. La pensée de Platon autorise une science des réalités, non dénaturée, mais cependant secondaire au regard de la science des idées. Socrate n'aurait pas partagé cela.

Socrate n'était pas adepte en recherches métaphysiques, c'est un fait. Dans le Cratyle, il sélectionne des mots et en étudie le sens POUR les choses désignées, et non pour obtenir des signes et des indications métaphoriques sur des réalités éternelles. Donc sur le plan d'une science strictement matérielle, il avait raison. Mais s'arrêtant à ce stade, il n'a pas évidemment l'idée que les mots renvoient vers d'autres réalités, elles : éternelles. J'insiste : Il n'en a pas l'IDEE. Conclusion : tout le procédé est à ses yeux invalide et les rapprochements entre les mots sont à balancer.

Sur Socrate, cette page intéressante montre en quoi ce maitre en conversation n'était pas porté à la métaphysique : http://sos.philosophie.free.fr/socrate.php et sa participation comme porteur d'argument d'autorité dans un débat cadré comme "métaphysique" m'intrigue.

Bref, cela montre au moins qu'il suffit d'une notoriété scolaire pour effacer en des esprits curieux toute envie "inutile" d'aller voir ailleurs, et en l'occurrence ce que les mots veulent dire... d'AUTRE (l'autre du physique, c'est le méta-physique) ! Les maîtres, telles des icones dogmatiques, interdisent de faire de nouvelles hypothèses ! Mais heureusement, Platon, initié à diverses philosophies spiritualistes, n'a pas écouté son maître sur ce point, cependant que ce détail de l'historique du "divin" philosophe est largement passé sous silence, ou au mieux vaguement évoqué, dans les enseignements universitaires donc pas si universels... ! L'univers véritable, c'est le tour complet des choses pour comprendre leur raison d'être.

Si le mot conventionnel désigne la chose visible et décrite dans sa forme matérielle, cette convention apparente a pu être provoquée à l'insu des inventeurs de mots. La notion d'inspiration des idées n'a pas effleuré le grand Socrate. Mais la psychologie moderne et les faits montrent assez cette possibilité d'insuffler des idées, tandis que celui qui émet l'idée puis agit pour elle, est persuadé qu'elle vient de lui !


La kabbale ne cherche pas à expliquer le fonctionnement mécanique de l'Univers grâce à ses jeux. Son but est d'avoir un regard complet sur la chose matérielle ET spirituelle, quitte à passer par des moyens et des outils différents pour se faire. Mais elle sait qu'elle traite de sujets sur des plans différents.

L'histoire des lettres, des choses, des traditions, des pensées religieuses (même scientifiques !) se recoupant étonnamment, ceci offre aux chercheurs patients de découvrir une harmonie et un ANTI-HASARD des significations se déployant dans les signes, purs, eux, qui bien qu'utilisés par l'homme, depuis l'origine, indiquant, si on veut se donner la peine de faire des recoupements, une conception des langues par "autre chose" que l'homme seul. Cet "autre chose" s'insinuant subrepticement en ses choix, mais à son insu.

Une certaine TORTURE du Verbe, du langage, c'est vrai, choque les esprits trop scolaires, même religieux, voire encore plus dans ce dernier cas, d'ailleurs. Cette torture n'est pas celle des clous qui rentrent dans la chair du VERBE crucifié par les bourreaux et les porteurs de mort qui se croient vivant. Parce que seuls les mots sont un relais entre l'homme et Dieu : ils ressuscitent et re-suscitent notre mémoire d'un programme pour l'homme. La mémoire devient un matériau en lequel l'intelligence puise. Alors "ne rien savoir" n'est pas bon "signe".

TORTURER - TRITURER = trois tours = faire le tour des choses pour en avoir une vue complète. TRITURER signifie battre le blé, le séparer de la paille. Encore ce grain de blé productif, mais dépendant d'une activité et d'une participation humaines ! Participation à la création, d'où : "FAIRE SON PAIN" et le PARTAGER. "FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI !!!"


TRITURER vient de tordre, trepein, d'où l'on tire : TOUR et tropos : manière de s'exprimer, puis "trope" : ÉVOLUTION, CHANGEMENT (!!!!!), et enfin tropus : FIGURE DE RÉTHORIQUE (!!!!!!!!!!!!!!)... St Paul dit : "soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence (ou de l'esprit)". Cette transformation ne peut être que la résurrection. Jésus disait à Nicodème : il faut que le grain meure et se transforme "en terre", pour pouvoir renaître. La terre n'est-elle pas le lieu d'un processus alchimique de transformation plus ou moins forcée ? L'intelligence, d'ailleurs, est une faculté créée en utilisant le cerveau, dont la forme est celle d'un grain de blé.

Et où il est possible de réfléchir... de se poser cette question : pourquoi il y a une fin, justement, à la vie sur terre, ou plutôt en cet univers complètement ARCHI-TEXTURÉ pour faire éclore l'homme durant sa vie terrestre.


Il est possible de SE faire croitre et Se multiplier grâce à l'intervention divine du langage, du Verbe, instigateur de recherche et de découvertes, qui mènent à l'admiration et au sentiment d'un ordre dont la preuve se renforce chaque jour. C'est cela qui procure confiance, car s'il y a un ordre, nous devons y avoir une place, et alors il y a un but, un programme à destination métaphysique.

Tout l'Ancien Testament abonde d'exhortations à devenir intelligent. Ceci dit pour les seules écritures judéo-chrétiennes. Mais tout ça a été oublié et perdu, plus ou moins volontairement, car "cela" aurait permis aux hommes de relativiser le rôle de leurs prêtres, et par suite de Rome.

Fulcanelli a écrit dans le Mystère des cathédrales : "Ce que nous croyons trouver par le seul effort de notre intelligence existe déjà quelque part. C'est la foi qui nous fait pressentir ce qui est : c'est la révélation [= la science, l'étude et les recoupements] qui nous en donne la preuve absolue. Nous côtoyons souvent le phénomène, voire le miracle, sans le remarquer, en aveugles et sourds. Que de merveilles, que de choses insoupçonnées ne découvririons-nous pas si nous savions DISSEQUER les mots, en BRISER l'écorce et libérer l'esprit, divine lumière qu’ils renferment".




-----------

Je reviens enfin à Claude Tresmontant, un autre homme de poids, qui à écrit sur l'importance pour l'homme d'apporter sa PIERRE à l'édifice du sens et de l'harmonie des significations, autrement dit PARTICIPER A L'OEUVRE.

Ce spécialiste de métaphysique et des jeux de mots de la Bible (comme par hasard, lui aussi s'est intéressé et a cherché puis communiqué sur ces deux pôles), enseigna pendant de nombreuses années la philosophie médiévale et la philosophie des sciences à la Sorbonne. Il fut correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques ; il obtint le prix Maximilien-Kolbe en 1973, et le grand prix de l’Académie des sciences morales et politiques pour l'ensemble de son œuvre en 1987. Bref ! Pas un doux rêveur sans recul !

Dans "L'exigence de fructification", tiré de "L'enseignement de Ieschoua de Nazareth", Collection Livre de Vie, Seuil, 1970, il écrit : (Je souligne par des mises en majuscules ou des [])


"Celui qui veut sauver sa vie la perdra, et celui qui consent à la perdre, qui court le risque de la perdre, celui-là la retrouvera plus pleine et plus entière, multipliée au centuple : cette loi est vérifiable, déjà, dans le domaine des " affaires ". Celui qui se cramponne avec avarice et angoisse à la somme d'argent qu'il a, avec peur de la perdre, celui-là perdra même ce qu'il a. Celui qui engage son argent, qui consent à courir le risque de l'aventure, celui-là retrouvera son argent centuplé... C'est une loi, non pas de " morale ", mais de vie. Les biologistes nous le disent déjà : les espèces qui ont couru les plus grands risques, ce sont celles-là qui ont obtenu les plus grands succès. Celles qui ont recherché le confort, la tranquillité, celles qui ont eu peur du risque, celles-là se sont repliées sur elles-mêmes, dans une existence diminuée parasitaire et se sont transformées en fossiles vivants. Une loi de l'existence, une loi de la vie, c'est cette proportionnalité entre le risque encouru, l'aventure tentée, et le succès obtenu. La vie n'est pas avarice, repli sur soi. Elle est communication, invention, découverte de l'inconnu, et toute invention vitale constitue un risque. Toute fécondité implique cette sortie de soi qui constitue un risque et un don.

[…] Cette exigence de fructification est enseignée par le rabbi dans la parabole des "talents" (un talent était une monnaie qui valait environ 6 000 francs-or) [polysémie frappante, ici encore, du "talent"... à faire fructifier - Tresmontant l'avait-il vu ? Il ne le dit pas, mais cela crèverait presque les yeux à lire la suite].

Le fait est que, dans l'ordre de la vie, celui qui garde avec avarice, ou avec peur, comme l'homme prudent de l'histoire, les dons [talents !!!] qu'il a reçus, celui qui ne les exploite pas, celui qui ne les fait pas fructifier, celui-là reste un arbre sec. Il se dessèche. Pensons à une semence qui voudrait se garder pour elle-même et ne pas se communiquer. Elle resterait seule, comme dit la parabole du grain de blé [Tiens, tiens...], et elle ne porterait pas de fruit.

Le maître de la parabole, c'est Dieu lui-même, le Créateur, qui a fait l'homme non pas pour avoir sous ses pieds un être obéissant et servile (qu'en ferait-il ?), mais un vis-à-vis, à son image et à sa ressemblance, et donc un CREATEUR, capable de faire fructifier d'une manière originale et neuve les dons qui lui ont été confiés. Non pas l'obéissance passive, de type militaire. Mais l'obéissance créatrice, de type vital, cette obéissance qui fait CROITRE L'INFORMATION REÇUE. La vie tout entière est exigence de fructification, de développement et d'INVENTION CRÉATRICE.

Ce que le rabbi exige de l'homme, c'est une COOPÉRATION active, créatrice, à la création inachevée. L'homme, tout homme, en naissant, reçoit des dons, des capacités, qui sont seulement germinales. L'homme a le devoir de faire fructifier ces dons, de les exploiter, de faire fleurir la création, de la faire fructifier. C'est, encore une fois, le premier commandement inscrit dans la première page de la Genèse qui ouvre les Bibles hébraïques :" Dieu dit : faisons de l'homme (adam, sans article) à notre image et selon notre ressemblance […]"(Genèse, I, 26.)

[…] Dieu est compris comme le Vivant par excellence, qui communique, par don, l'être à des vivants actifs. Ce qu'il demande, ce qui l'intéresse, ce n'est pas d'avoir des poupées ou des animaux serviles soumis à ses pieds. Ce qui l'intéresse, apparemment, d'après les textes bibliques, c'est de créer des êtres qui soient à son image et à sa ressemblance, c'est-à-dire des CRÉATEURS.

C'est juste ce qu'enseigne le rabbi dans la parabole des talents. Notre devoir fondamental c'est de faire fructifier les capacités que nous avons reçues, c'est-à-dire de créer, activement, D'INVENTER DES FORMES D'ÊTRES, DE CRÉER DE L'INFORMATION.

L'homme de l'éthique exige que celui qui a reçu en dépôt une somme d'argent, un trésor, le rende à celui qui le lui a confié. L'homme qui enseigne la vie exige que celui qui a reçu fasse valoir, fasse fructifier, développe, accroisse, multiplie, ce qu'il a reçu. Voilà la différence - l'une des différences - entre les deux points de vue. L'homme de l'éthique se place dans une perspective FIXISTE. Ce qui l'intéresse, c'est de maintenir "l'ordre établi". Pour que l'ordre établi soit maintenu, il faut poser en maxime universelle et en loi morale que celui qui reçoit un dépôt doit le rendre intact. L'homme de la vie enseigne comment faire croître la création. Il enseigne que l'homme a le devoir non pas seulement de conserver et de rendre intact mais de développer, d'inventer et de créer.

L'homme créé à l'image et à la ressemblance du Créateur, ne peut se contenter de recevoir d'une manière passive le don de la création. S'il procédait ainsi, il ne serait jamais qu'une chose. Il doit, pour devenir un être, un vivant, un homme, coopérer activement à la création, coopérer d'une manière créatrice.

On n'entre pas dans la vie en respectant seulement les règles d'une morale, en se soumettant à des commandements d'une loi morale. Les lois de la vie sont autres que les lois de la "morale". Les lois de la vie exigent autre chose que la soumission et le respect, autre chose que la peur. Elles exigent l'activité créatrice et l'invention.

[…] Le réalisme ontologique de la doctrine de l'Église, Corps dont Ieschoua est le principe d'information, la PENSÉE INFORMATRICE, est inscrit dans ces textes [Evangéliques …]."



Je reprends : La langue et la science sont des informations qui démontrent que l'Univers est "admirable", qui étonne et qu'on admire (Le mot "miracle", était dans la Bible grecque : semeion, qui aurait du être traduit par signe (latin), mais le latin d'église a préféré dire : "miracle". Mais on peut dire aussi que l'univers entier est signe et information, c'est là son grand miracle - pour y mirer un CREATEUR....

Etre créateur c'est jouer, et jouer c'est être créateur. Quand on découvre que le jeu a des règles et que l'on est mieux guidé si on les suit, on prend confiance. A mettre en rapport avec les coïncidences heureuses et les synchronicités de Jung. L'accumulation des cas de recoupements et de convergences finit par faire preuve d'un miracle permanent mais s'affichant progressivement à notre regard.

"Écoutez ce que déclare la Sagesse: "Le Seigneur m'a faite pour lui au commencement de son action, avant ses œuvres les plus anciennes. Avant les siècles j'ai été fondée, dès le commencement, avant l'apparition de la terre.
Quand les abîmes n'existaient pas encore, qu'il n'y avait pas encore les sources jaillissantes, je fus enfantée. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée. Alors que Dieu n'avait fait ni la terre, ni les champs, ni l'argile primitive du monde, lorsqu'il affermissait les cieux, j'étais là. Lorsqu'il traçait l'horizon à la surface de l'abîme, chargeait de puissance les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l'abîme ; lorsqu'il imposait à la mer ses limites, pour que les eaux n'en franchissent pas les rivages, lorsqu'il établissait les fondements de la terre, j'étais à ses côtés COMME UN MAÎTRE D'ŒUVRE. J'y trouvais mes délices jour après jour, JOUANT DEVANT LUI À TOUT INSTANT, JOUANT SUR TOUTE LA TERRE, ET TROUVANT MES DÉLICES AVEC LES FILS DES HOMMES." Proberbes 8

Il y à bien ici l'écriture d'une co-laboration ludique entre les hommes et le Créateur. CO-LAB-ORATION (LAb, labial, lèvres), devrais-je dire. La Terre étant un LAB-ORATOIRE de ce jeu… d'échec.


Deux adages alchimiques, seraient à méditer : ils livrent les principes de l'œuvre (OPERA) en LAB-O(pe)RATOIRE. Le premier exhorte et explique par un jeu étymologique (eu tumos logos : "qui dit la vérité", à la lettre) comment et pourquoi il faut prendre du recul : "Lege, lege, relege, labORA et invenies" : lis, lis, relie, travaille et tu trouveras. Le second est : "ORA et labORA" : prie et travaille. Seule vraie méthode, patiente, pour perçevoir l'image pan-ORAmique des choses (ou HOLISTIQUE, de HOLOS, soleil, global) en tâtonnant, petit-à-petit, comme dit ST Paul, en cherchant [par les oeuvres de la nature - Romains 1] "comme à tâtons" (Actes 17), parce que Dieu ne vit pas dans les temples fabriqués par les hommes. Temples qui abritent l'image de la mort et du crucifié, lequel disait pourtant être le VERBE VIVANT.

Mais ces temples sont aussi bien laïcs, religion ayant ses dogmes et ses dieux, ses idoles. Et les "idoles", aujourd'hui, ce sont les mots figés et pétrifiés, paroxysme de la victoire du matérialisme fixiste et anti-progressiste par définition. Les mots en effet lui sont figés, mais adorés jusqu'à la crainte de parler… ces mots pour lesquels on se sacrifie et on sacrifie la vérité – mais c'est un tout autre sujet… "Là où est l'Esprit, là est la liberté".

Cette finalité cachée du matérialisme est démontrée par le menu, dans l'ouvrage "Les problèmes de l'athéisme", de Claude Tresmontant. Il y démontre les problèmes logiques de cette religion, et notamment son fixisme, quand il se vante de progressisme, dans le même temps qu'il accuse (par un retournement accusatoire énorme) le spiritualisme de l'être.

La confiance en Dieu ne peut s'acquérir par une rapide prise de photo en angle restreint, servant de preuve facile et définitive, mais "à TATONS", autrement dit "EN TESTANT" ce qu'on ne comprend pas du premier coup d'œil. Coïncidences, hasards heureux, symétries et corrélations des éléments apparemment disparates pour former un puzzle cohérent, extraordinaire complexité de la nature et des formes de vie, son fonctionnement, son adaptation au Tout, sans erreur, sauf exceptions (souvent provoquées par les dérèglements de l'homme) etc.

Tiens ! Puisque je parle du "coup d'œil", l'œil, précisément, en est une, complexité parfaite, intégrale dans son fonctionnement en lien avec le cerveau, renversant et croisant le sens de la logique des apparences, pour pouvoir aboutir à l'image intérieure (ce qui ramène aux idées vivantes, eideon, de Platon, face aux… idoles du matérialisme). Et là on comprend qu'il y a bien l'image de deux visions si nous aussi nous "croisons" et "multiplions" les significations. Et oui, un autre sens du "Croissez et multipliez" (x)… en intelligence, car l'intelligence ne peut se former que par la diversité, la pluralité, les paradoxes, les curiosités… "Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'esprit est esprit", ajoute St Jean.

Le "crucial" (de crux, croix, symbole de croisement et de multiplication des fruits de l'Esprit) n'est pas seulement le plus grossier pour les sens. Cela pourrait même être le contraire s'il y a un sens et une sémantique de la complexité par convergences globalisantes et progressives, mais dans la finesse, le subtil.

D'où l'importance du travail : LAB-ORA (lab : lèvres, ora : parole). C'est la Terre, qui est le premier LAB-ORATOIRE des hommes, par la matière première des mots. C'est de ce laboratoire que l'alchimiste, lui, va tirer son OR.

Evidemment cette dé-marche à vouloir percer les apparences, comme décortiquer les mots, demande une sorte de RE-SPECT pour la réalité : ce qu'on voit et ce qu'on entend se prolonge dans une vision globale qui en-globe tout. Mais il faut savoir re-garder à deux fois. Définition de tout symbole, de toute double vision, ou Ré-BIS alchimique.

C'est cette subtilité de l'invisible qui seule, peut laisser l'homme libre de sa conquête et de son intelligence. Et c'est là qu'est tout son mérite. "La gloire de Dieu est de se cacher, la gloire des rois est de le trouver". Proverbe biblique indiquant l'alternative des chemins, des choix, le dilemme humain entre le facile et le difficile.

Or (oui, "OR", qui, au passage, n'est pas toujours une coordination logique mais indique aussi la continuité et le progrès d'un propos), lemme vient justement de lab, racine signifiant "prendre". Prendre un chemin, c'est choisir une démarche, évidemment. Tout le contraire des dogmes figés et figeant ceux qui tournent le dos au progrès, religieux ou athées d'ailleurs.

Bien que la raison pourrait les réunir. Une voix possible de recherche et d'échanges communs entre des intelligences qui ne se comprennent pas mais qui sont toutes deux nécessaires au développement humain : l'étude des phénomènes métapsychiques et méta-physiques au sens le plus strict : télépathie, télékinésie, magnétismes... Rémy Chauvin à longuement écrit sur ce pont à faire entre les hommes. Chacun y gagnerait : religieux en intelligence rationnelle, athées en intelligence de l'invisible.

Voici la citation complète du passage de St Paul donné plus haut en partie, critiquant les grecs pour leur religiosité excessive, autrement dit leur idolâtrie et leur superstition :
"Dieu qui a fait le monde, et tout ce qui est dans le monde, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans les temples bâtis par les hommes. Il n’est point honoré par les ouvrages de la main des hommes, comme s’il avait besoin de ses créatures, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. Il a fait naître d’un seul toute la race des hommes ; et il leur a donné pour demeure toute l’étendue de la terre, ayant marqué l’ordre des saisons, et les bornes de l’habitation de chaque peuple : afin qu’ils cherchassent Dieu, et qu’ils tâchassent de le trouver comme avec la main et à tâtons, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous." Traduction De Sacy

La première qualité de Dieu, Seule unité de PRINCIPE connue (mot qui donna aussi PRINCE, le FILS du ROI) est donc d'être invisible, bien que proche si on le cherche ("loin des yeux, près du cœur", n'est-ce pas?). S'en suivent la liberté humaine et des perspectives infinies d'évolution pour l'intelligence qui veut unifier les choses, autrement dit devenir esprit, et SE faire CREATEUR, de soi-même. Un programme de recherche a été soufflé il y a deux mille ans (dans l'Evangile entre autre) par le Maitre. Sa fin ? Nous rendre re-CONNAISSANT, ou RE-CON-NAISSANT de DIEU, comme le Fils prodigue vis-à-vis de son père. Masi cette reconnaissance n'était possible que par un rejet ou un oubli premier, c'est évident, puisque c'est une RE- connaissance. C'est de la réminiscence que nous faisons naitre "Dieu", qui n'est qu'un mot, en "PERE" qui nous sera propre, puisque librement recherché, par un effort !! La connaissance, c'est le savoir vécu, charnel.

D'où la vraie prière est un échange VERBAL (Prière : ORARE dans le latin d'Eglise) de re-con-naissance.

Xeon
Sorti de l'oeuf

Masculin Nombre de messages : 40
Localisation : FRANCE
Identité métaphysique : Xeon
Humeur : Sang et eau
Date d'inscription : 08/05/2010

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par JO le Ven 23 Déc 2011 - 9:00

quel souffle!
mais je suis et je respire dans le souffle. merci!
avatar
JO
Seigneur de la Métaphysique

Féminin Nombre de messages : 22498
Localisation : france du sud
Identité métaphysique : ailleurs
Humeur : paisiblement réactive
Date d'inscription : 23/08/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Ven 23 Déc 2011 - 9:26

J'entrave que dalle sur ce coup-là minidodo
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par né de nouveau le Ven 23 Déc 2011 - 11:18

Xeon a écrit:Le plus connu de la Bible : "Tu es Pierre" (jeu de mots en latin, en français et sans doute en araméen et qui part d'un REBUS, comme la curieuse parabole des "talents", mot à double sens en français
Bonjour Xéon,
Justement, le jeu de mots n'existe pas dans les langues d'origine puisque le nom Pierre est masculin et désigne un morceau de rocher (gr. : Pétros, masc. ; lat. : Petrus, masc. ; syr. : Kiʼphaʼ précédé du pron. personnel masc. hou) alors que dans la deuxième partie, Jésus emploie un mot féminin désignant un rocher, une masse rocheuse(gr. : pétraï, datif, fém. sing. ; lat. : petram, fém. ; syr. : kiʼphaʼ précédé de l’adj. démonstratif fém. hadèʼ)En lisant d'autres passages bibliques 1 Pierre 2:4-9 ; Psaume 118:22 ; Isaïe 8:14 ; 1 Corinthiens 10:1-4 on voit clairement que c'est Jésus la pierre sur qui repose l'Eglise et non Pierre.
Jésus montre dans ce passage le rôle de chacun :
Tu es Pierre, moi je suis le rocher sur lequel sera bâtie l'Eglise et je te donnerais les clefs....etc.
Bonne journée,
Pierre



né de nouveau
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 933
Date d'inscription : 08/11/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Bulle le Ven 23 Déc 2011 - 11:56

Xeon a écrit:Les faits de cet anti-hasard sont appelés, en terme "savant" : des paronomases.
Simples figures de rhétorique. Le fait de rapprocher des mots présentant une similarité formelle ou une parenté étymologique n'indique pas obligatoirement l'intention du producteur, mais l'intention interprétative.
Si ces jeux eussent été des "superstitions", ces gens ayant quelque crédit en matière linguistique les auraient sans doute qualifiés comme tels.

Pourquoi sans doute ? A force de triturer les textes on fini, c'est classique, par leur faire dire ce que l'on souhaite trouver. C'est d'ailleurs ce qui fût contesté dans la théorie considérée comme fort peu crédible (à l'instar de John Alan Robinson aux US) de Tresmontant à propos de son Christ Hébreu. Théorie qui si mes souvenirs sont bons ne tiennent plus la route comme l'on prouvé les travaux sur les recherche de Qumran.
Autrement dit, si Dieu existait, cela ne choquerait pas un grand nombre de chercheurs, qu'Il puisse cacher, à travers les mots, des sèmes propres à développer et épanouir l'intelligence d'une autre dimension de l'être
Même si dieu n'existe pas, un texte philosophique est propre à développer une "autre dimension de l'être".
(...)cachés dis-je dans la terre (la matière première verbale),
Ah ça c'est fort intéressant ! La terre comme matière première verbale : pourrais-tu développer ? (enfin si ce n'est pas le simple et classique "je" de "maux" entre sème et semer, bien entendu ...


_________________
Hello Invité !  Le du 01 février est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
avatar
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 40779
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Pulsar57 le Ven 9 Mar 2012 - 18:55

Si je me fie a ce qui c'est passer du temps que Moise était exilé sur le Mont-Sinai, en l'absence d'un chef présent avec eux physiquement, les Israélites ce sont fait un veau d'or pour l'adorer..
Un seul constat ressort de ceci, et c,est que sans la présence physique de dieu avec les hommes le culte du dieu unique dérive vers n'importe laquelle des adorations.
Dieu n'a rien appris de cette erreur, car le veau d'or démontrait le besoin inconstatble d'une présence divine omniprésente avec les hommes. Sans Moise, les juifs se faisaient des statues. La meme chose est survenues des milliers d'année plus tard, car quand ce Jésus a disparu d'avec les humains, le culte a dévié vers n'importe quoi, jusqu'a faire naitre de l'humanité l'islam et son prophete. Alors comment faire confiance a un dieu qui délibérément a laisser l'humanité dévier autant vers de multiples croyances? On dirait que le dieu YHVH se délectent de ces dérrivations et qu'il prend plaisir a condamné les hommes.
Ca aurait été facile de dicter l'apocalypse de Jean en termes clairs et compréhensibles pour tous..
Mais nom, ce texte est écrit d'une manière a faire ressortir des milliers d'interprétations et de dérivations.
Chaque branche du christianisme a la vérité, mais c'est dégoutant de voir un tel méli-mélo de cavaliers de trompettes et de jugements condamnateurs alors qu'il aurait été si simple de dire les choses clairement. C'est pourquoi je ne fais pas confiance a ce dieu, car a la lumiere de tout les cultes sur terre, on dirait qu'il n'avait aucun intéret a sauver le monde et que son plus grand plaisir était de le faire sombrer dans le délire de l'interprétation.

Pulsar57
Jeune Padawan

Masculin Nombre de messages : 89
Localisation : Montréal, Canada
Identité métaphysique : Pulsar
Humeur : Bonne
Date d'inscription : 04/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Ven 9 Mar 2012 - 21:50

Pulsar57 a écrit:On dirait que le dieu YHVH se délectent de ces dérrivations et qu'il prend plaisir a condamné les hommes.

Quand il "endurcit" le coeur de Pharaon par exemple, il est en effet difficile de penser que c'est pour autre chose que le condamner...

Et note qu'en foutant tout le monde dans l'erreur, ça lui permet de dire que lui seul est vérité.
Ce qui ne doit pas manquer de lui faire "plaisir".
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Pulsar57 le Ven 9 Mar 2012 - 23:06

Je le crois masochiste...

Pulsar57
Jeune Padawan

Masculin Nombre de messages : 89
Localisation : Montréal, Canada
Identité métaphysique : Pulsar
Humeur : Bonne
Date d'inscription : 04/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Sam 10 Mar 2012 - 9:11

Pulsar57 a écrit:Je le crois masochiste...

Tu ne voulais pas plutôt dire "sadique" ?
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Geveil le Sam 10 Mar 2012 - 9:50

Je ne me souviens pas être intervenu dans cette discussion qui me passionne. Je n'ai pas tout lu mais je trouve ce que j'en ai lu d'un très haut niveau.
Dans l'état actuel de mon mental, je pense que Dieu, c'est la vie et qu'en faisant confiance en la vie elle nous le rend bien. ( Voir mon topo " Croyance et foi" ICI) C'est je pense ce que veut dire JO, quand elle dit " Ça répond". Une de mes connaissances, un psychanaliste m'a dit récemment que l'inconscient qui tente de s'adresser à nous par l'intermédiaire des rêves, par exemple, va toujours dans le sens de la vie.
Ceci dit, la vie fait des erreurs, je crois même qu'elle procède par essais et erreurs. Mais, comme vous pouvez le constater, ça produit des êtres de plus en plus complexes, toujours plus de vie.

Il y a ce me semble, deux façons de faire confiance à Dieu ( La vie ):
- une confiance passive, celle de l'enfant qui attend tout de ses parents
- une confiance active, celle de l'adulte qui explore le monde en sachant que le monde ne ment pas. Tiens, voilà la réponse, faire confiance, c'est penser qu'on ne vous trompera pas.
avatar
Geveil
Akafer

Masculin Nombre de messages : 8776
Localisation : Auvergne
Identité métaphysique : universelle
Humeur : changeante
Date d'inscription : 18/05/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Sam 10 Mar 2012 - 10:09

Bulle a écrit:Même si dieu n'existe pas, un texte philosophique est propre à développer une "autre dimension de l'être".

Je ne comprends pas bien.
Comment ce qui émane d'un homme et de son esprit peut-il développer autre chose que... ce qu'il est déjà ?
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Geveil le Sam 10 Mar 2012 - 10:32

desquestions a écrit:
Je ne comprends pas bien.
Comment ce qui émane d'un homme et de son esprit peut-il développer autre chose que... ce qu'il est déjà ?
Je ne comprends pas ! dubitatif
avatar
Geveil
Akafer

Masculin Nombre de messages : 8776
Localisation : Auvergne
Identité métaphysique : universelle
Humeur : changeante
Date d'inscription : 18/05/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Sam 10 Mar 2012 - 11:42

Geveil a écrit:
desquestions a écrit:
Je ne comprends pas bien.
Comment ce qui émane d'un homme et de son esprit peut-il développer autre chose que... ce qu'il est déjà ?
Je ne comprends pas ! dubitatif

Ce que je voulais dire, Geveil, peut être reformulé ainsi : comment l'homme peut-il "développer une autre dimension" de lui-même ? Puisque personnellement je pars du principe qu'il est voué à se contenter de la seule et unique "dimension" que la vie lui a fourni.
Une "autre" dimension... Moi j'y verrai toujours la même jamais une "autre".
Tu me suis ?
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Geveil le Sam 10 Mar 2012 - 12:33

Euhhhh, non, j'essaie, mais je ne vois pas de quelle dimension tu parles.
avatar
Geveil
Akafer

Masculin Nombre de messages : 8776
Localisation : Auvergne
Identité métaphysique : universelle
Humeur : changeante
Date d'inscription : 18/05/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Sam 10 Mar 2012 - 18:02

Geveil a écrit:Euhhhh, non, j'essaie, mais je ne vois pas de quelle dimension tu parles.

Pas bien grave Geveil. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois.
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par manuramolo le Mer 14 Mar 2012 - 16:20

Geveil a écrit:Euhhhh, non, j'essaie, mais je ne vois pas de quelle dimension tu parles.

Moi aussi j'ai du mal à suivre.

avatar
manuramolo
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 888
Localisation : vaulx en velin
Identité métaphysique : Athée
Humeur : courageuse
Date d'inscription : 10/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Mer 14 Mar 2012 - 18:37

manuramolo a écrit:
Geveil a écrit:Euhhhh, non, j'essaie, mais je ne vois pas de quelle dimension tu parles.

Moi aussi j'ai du mal à suivre.


On me dit (Bulle) que l'homme philosophe peut "atteindre une autre dimension de l'être".
J'en déduis que cette "être", c'est le genre humain (ou alors je ne savais pas que Nietzsche, par exemple, parlait des pâquerettes dans ses écrits) . Suis-je assez clair ?
Du coup, question : qu'est-ce que le genre humain - même philosophe surdiplômé - peut atteindre d'autre que sa dimension de départ ????
Par conséquent, à mes yeux, l'expression "autre dimension de l'être" n'a rigoureusement aucun sens dans la mesure où il n'y a, selon moi, qu'une seule et unique "dimension" (expression de Bulle que je me contente de reprendre) : l'humaine, là, tout de suite, maintenant et basta.

Faut-il une nouvelle mise à jour ?
Sinon demandez à Bulle ce qu'elle entendait par son terme de "dimension".
Je vois surtout qu'on est trois à n'avoir rien pigé...
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Jipé le Mer 14 Mar 2012 - 18:46

desquestions:
On me dit (Bulle) que l'homme philosophe peut "atteindre une autre dimension de l'être".
Ben oui, par la sagesse, la spiritualité...par exemple.

_________________
- Méfie-toi du boeuf par devant, de la mule par derrière et du moine de tous les côtés.
Cervantes
avatar
Jipé
Aka TopTrique

Masculin Nombre de messages : 25880
Localisation : Lacobrigens
Identité métaphysique : Athée, Anticlérical et pour 2018 : Caipirinha !
Humeur : Zen mais faut pas m'emmerder!
Date d'inscription : 28/01/2009

http://www.forum-metaphysique.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par desquestions le Mer 14 Mar 2012 - 18:58

Jipé a écrit:desquestions:
On me dit (Bulle) que l'homme philosophe peut "atteindre une autre dimension de l'être".
Ben oui, par la sagesse, la spiritualité...par exemple.

Mais en quoi c'est une "autre" dimension ?
Puisque cette sagesse humaine depuis le départ.
Tu vois où je veux en venir ?
C'est toujours la même dimension pour moi.
avatar
desquestions
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 877
Localisation : Flandres
Identité métaphysique : Dans l'attente du pire
Humeur : Variable
Date d'inscription : 01/09/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par Nailsmith le Jeu 15 Mar 2012 - 1:47

Pourquoi j'ai confiance en Dieu? Parce que je l'ai rencontré il y a quelques années quand j'étais étudiant. Pour que je puisse gagner mes études à l'université, je devais travailler durant les vacances d'été. Je travaillais dans une mine. Je l'ai rencontré à travers un homme à l'âge prochain de la retraite. Il savait à peine lire et écrire avec ses trois années de scolarité, néanmoins compétant dans son travail. Je l'ai vu non pas à travers son intelligence ni sa culture, je l'ai vu par son comportement par rapport aux autres, son langage au delà de la parole.
De retour aux études à l'université, département des sciences, j'ai rencontré aussi des dieux, professeurs, chercheurs avec des Phd(minimum), d'une grande intelligence et d'une culture remarquable en majorité athées. Ces dieux cherchaient l'absolu ou l'omniscience par la raison, le réel et la recherche. Certains dieux se comportaient aussi comme les dieux de la mythologie grecque. Quiproquos, coup en bas de la ceinture, attrait du pouvoir du contrôle, de la manipulation, etc. Ces dieux ne pouvaient concevoir Dieu, parce qu'il ne pouvaient pas le remplacer par une équation. Si, par leur intelligence et leur raison ces dieux ne peuvent trouver l'équation, ils en déduisent qu'il n'a pas de Dieu. C.Q.F.D.
avatar
Nailsmith
Maître du Relatif et de l'Absolu

Masculin Nombre de messages : 1134
Localisation : Québec,Canada
Identité métaphysique : Chrétien lucide
Humeur : Égale
Date d'inscription : 06/01/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Pourquoi avez-vous confiance en Dieu ?

Message par manuramolo le Jeu 15 Mar 2012 - 22:37

il ne sont aps tous comme cela. Lis "Hubert Reeves" tu verras. Voilà un homme qui des doctotrats en mathématique, astrophysique et est capable d'expliquer la cosmologie à des profanes avec une capacité à vulgariser incroyable. Il est d'une grande humilité. il parle de poésie et de la beauté du chant des oiseaux.
avatar
manuramolo
Maître du Temps

Masculin Nombre de messages : 888
Localisation : vaulx en velin
Identité métaphysique : Athée
Humeur : courageuse
Date d'inscription : 10/03/2012

Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 21 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 13 ... 21  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum