Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

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Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Lun 9 Aoû 2010 - 3:18

(Toutes hypothèses étant fondées de tout et de rien)

Le songe d'un voyage spirituel:
Comment voyons nous la terre à la surface de la planète ? Énorme, incommensurable ! Comment l’imaginons-nous vue du ciel ? Belle. Et maintenant vue d’un satellite ?? Cela reste la terre!! Encore plus loin, vue de l’espace la terre n’est plus aussi gigantesque qu’à nos pieds. Elle est irréellement toute aussi grande qu’un ballon de basket entre nos mains. Et plus je m’en éloigne, plus elle devient comme une balle de tennis par exemple, puis bientôt une balle de golf, une bille, une perle, une tête d’épingle, une poussière, une cellule, une particule, et puis enfin plus rien de réel à mon égard. Disparu. Je me retrouve dans un espace entièrement inconnu du cosmos. Je suis toujours entouré de matières astrales réelles. Les galaxies forment des toiles astronomiques, et les nébuleuses gazeuses déploient leurs couleurs. Je prends de la vitesse. Je sors à présent des confins obstrués. Je traverse une frontière. Je sors apparament d’un monde. Ce dernier se présente devant moi, c’est notre univers fait de soleils. Son enveloppe est lumineuse, et plus je m’en éloigne plus elle s’intensifie, donnant vraiment l’impression de voir une cellule . A nouveau je m’éloigne de cette sphère comme ce fut avec la terre. Que vois-je aude-là ? Les univers apparaissent comme un ciel d’étoiles. L’univers n’est donc pas seul. Il y en a des milliers au premier plan, comme je pourrais voir des milliers de pommes dans un verger. Je m’éloigne encore. Et dire que notre planète se trouve quelque part dans cet univers que je viens de quitter. Des milliards d’autres apparaissent encore autour sur tous les fronts, la lumière s’attenuant et me permettant de les voir. Tiens donc, au loin sur ma droite je vois des soucoupes volantes passer d’univers en univers. Surement des voisins qui se visitent. Il semblerait que chaque univers receuille une espèce approprié. Se serait donc pour cela que nous nous croyons seuls dans l’univers ? Une théorie qui s’avère juste, mais non sans fins. Seule une technologie avancée peut alors se permettre d’aborder les limites d’un univers ! Nous en sommes encore loin, me dis-je. Je poursuis mon voyage. Cet amas d’univers est fantastique. Chaque univers est à une distance équitable, comme des oeufs de caviards translucides. Ou bien encore comme un amas de cellule dont on ne verrait que le noyau s’illuminer. Quel organisme étrange !


J’aborde enfin le sujet de l’infini et de son mouvement. Car je pense et je crois que la nature nous le montre incessament malgré nos capacités. Très bonne complicité est la nature. C’est toujours un grand mystère qui flotte dans notre existence, et qui demande réflexion. Pourquoi donc mouvement de l'infini, et non infini tout court ? Deux hypothèses.

Première hypothèse : L’infini n'est que matières dans un espace absolument long, long, et seulement très long.

Deuxième hypothèse: L'infini, comme le sens du mot l’indique, est issu d’un mouvement perpétuel de matières et d'informations, d'énergie et de mémoire, de corps et d'esprit.


Qu’est-ce que j’appelle un infini absolu?
Je suis parti sur l’idée que l’homme pense encore que le temps est une ligne droite, c'est à dire un espace linéaire. Curieux ! A t-on vraiment pensé que la vie n'était qu'un espace absolument infini ? Comment donc dépasser l'infini? Serait-ce pour le moins pensable de dépasser indéfiniment toutes les frontières des frontières cosmiques ? Cela suppose t-il une fin? Laquelle? Et même si nous franchissons la fin de notre univers il reste encore cet obscure espace infini. Alors?

Analyse d’approche personnelle :
Tentons pour le moins de comprendre ce temps linéaire. Cette fameuse ligne droite du temps se dessine et marque (selon les scientifiques) un début et une fin. Toute droite AB se construit de la sorte ajouterais-je. Toute longueur est donc absolue. Une ligne droite de 3cm sur papier, ou de 3 puissance50 milliard d’années lumières reste une ligne droite d’un point A à un point B. Le dessin d'une ligne ou l'espace linéaire du temps ne peuvent être infiniment droit. Et dans le cas où la ligne droite persiste elle ne peut donc ni se courber, ni revenir à son point de départ. Le mouvement perpétuel est écarté. Très bien. Notre temps linéaire repousse donc ses limites, mais jusqu'où? J'en déduis après réflexions que toutes les échelles de grandeurs (macro et micro) sont égales et s’annulent. Oui, cela parait irréel, et c'est dans ce sens qu'il faut le voir. Dit plus simplement, la taille de l'espace n’existe plus dans l’infini puisque ce dernier ne se mesure plus. A quoi bon imaginer la fin d’un monde ou de l'espace le plus grand, si l'infini repousse sa frontière toujours plus loin?

Petits rappels.
Il faut se rappeler quelques règles géométriques. Notre ligne droite dessine aussi le rayon d’une sphère. Un rayon qui peut être en vue de n’importe quelle direction parmis une infinité. Il n’y a pas obligatoirement une seule et unique direction linéaire de notre espace-temps ! Mais si l’on suppose la présence de toutes les directions infiniment possibles, et celles-ci de longueur égale, notre infini forme dans ce cas une sphère entière absolue !
Petite paranthèse: Pourquoi les rayons seraient-ils de longueur égale? Et bien pour une question d'égalité, qui dit mieux. Avez-vous déjà vu par exemple une étoile briller partiellement de moitié ? Bon, vous me direz tous les gouts sont dans la nature, c'est vrai, il y a des inégalités. Il manque bien des membres aux petits afghanistans. Mais nous les gens normaux, nous sommes entiers ! Oui je sais les ogm font des membres atrofiés à certains nouveaux-nés actuels. (Et puis nous les avons voulu ces modifications génétiques) Mais fondamentalement, votre maison est entière! La terre est entière! Le soleil brille de tous ses rayons (sans les nuages). C’est un des principes de la vie d’élaborer des choses entiéres, quelqu’elles soient. Pour ces raisons l'égalité et l'entier sont de paire pour exprimer la forme sphérique des choses. (Pour la plus part évidente) Exemples: L'atome, la cellule, l'oeuf, les planètes, les galaxies, les soleils...etc. (Dans un autre sujet je développerais la sphéricité imaginaire de l'arbre et du corp.)


Sous-hypothèse-1.
D’accord, supposons que l’infini d'espace linéaire soit une sphère à la composante réelle et matèrielle. (Ah oui, j'oubliais, il y a dieu à l'intérieur qui travail très dur.) Cet infini absolu d'hypothèse-1 flotte comme une balle dans un espace encore plus grand, encore plus obscure, dans le rien. Quand après le rien apparait le tout, et quand après tout il n'y a rien.
Question: Est-il vraimment nécessaire d'envoyer un vaisseau spatial humain pour aller vérifier cette fin de l'univers?
Cela reste l'ambition démesurée de l'homme et le défi de la science, tant que je sache! Autant qu'il a été nécessaire de jetter les yeux dans un microscope pour explorer les particules et les atomes! Je crois que même si on envoie le vaisseau le plus performant de l'histoire, les chances de trouver la fin de l'univers sont très minces, celles de se perdre sont très grandes. Je pose la question pour éviter peut-être une perte humaine éventuelle! Même si on est plus a une dizaine près de nos jours. Personnellement j'opterais plus pour une alternative spirituelle: La poursuite infernale des questions devant une bonne tasse de thé sous un arbre. Ou la méditation sous effet de trance minimale. Ou bien peut-être un jour la mort: Qui sait, l'esprit voyagera dans l'espace? Le même espace sans différenciation comme me faisait rappeler Lila!


Conclusion de l'hypothèse-1:
Difficile d'admettre une fin définitive de l'infini. Difficile également dans ce cas de lui trouver un sens. Par conséquent l'hypothèse-1 est impossible.






Nb: Pour ceux que cela intéressent, j'ai tout de même écrit LE récit d'une supposée aventure spatiale qui résume l'exploration humaine de l'infini. A lire donc en annexe "Le récit de l'infini" Disponible maintenant.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Sam 25 Sep 2010 - 17:10

Très bien, jattendais le top 100 du nombre de vues pour éditer la partie 2 du sujet, alors à très bientot.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Invité le Dim 26 Sep 2010 - 10:04

InfinimentGrand
Vos réflexions sont comparables à celles de Giordano Bruno dans DE TRIPLICI MINIMO ET MENSURA dont je cite des extraits.
Pour GB le minimum ou monade est à l'origine de toutes les propriétés, donc aussi de l'immense, du maximum.
Livre de l'existence du minimum
Chapitre II
- Le minimum est la substance autant des nombres que des grandeurs ainsi que des éléments de toutes choses quelles qu'elles soient.
Le minimum est la substance des choses, dans la mesure évidemment où il désigne plus qu'une quantité, il est en effet le principe quantitatif des dimensions corporelles. Il est, dis-je, élément matériel, efficient, final et total, point dans la ligne et le plan, atome à titre individuel pour les corps qui sont des parties premières, atome à titre partiel pour ceux qui sont des touts dans le tout ainsi que pour les entiers. De même en parole ou en esprit et dans n'importe quel mode, la monade est rationnellement dans le nombre et essentiellement dans toute chose. C'est pourquoi le maximum n'est rien d'autre que le minimum. Enlevez partout le minimum et il n'y aura rien nulle part. Otez partout la monade et il n'y aura de nombre nulle part, rien ne sera dénombrable, il n'y aura plus de numérateur. A partir de là, l'optimal, le maximal, la substance des substances, l'entité dont les êtres tiennent leur existence, est reconnu sous le nom de monade….
Chapitre IV - De quelque manière tout circule et imite un cercle
Le minimum est le plus puissantde tous, parce qu'en vérité il renferme tout mouvement, nombre, dimension ainsi que la qualité morale. Il lui appartient de composer, augmenter, former tout en étant composé, formé et grand jusqu'au maximum; cette coïncidence, nous l'expliquerons plus clairement ailleurs.
Dieu est la monade des monades, n'est-il pas l'être des êtres; c'est pourquoi, même communément pour les philosophes, l'être et l'un ne sont pas différents.

Primo, ceci se manifeste en Dieu que l'on dit à la fois omniprésent et nulle part, fondé en dessous de l'inférieur et gouvernant au-dessus de tout, à l'intérieur de tout sans être inclus, à l'extérieur de tout sans être exclu, …
Secundo, dans l'univers où longueur, largeur; profondeur sont indifférents parce qu'il a le centre partout.
Tertio, dans une sphère particulière, tel que le monde, dans lequel, à partir d'un centre, l'indifférence des dimensions est perçue.
Quarto, dans le cycle diurne, dans lequel pour la superficie entière de la terre partout il y a un point oriental, occidental, méridional et n'importe quel autre de ce genre.
Quinto, dans la circonférence qui est limite ou périphérie; dans laquelle ni par la raison ni par la nature objective, le concave ne se distingue du convexe.
….
Chapitre VI
C'est pourquoi l'immense n'est rien que le centre partout; l'éternité n'est rien que l'instant présent, qui est le un et le permanent des choses éternelles, l'un et l'autre étant impliqué dans une succession et quelque réciprocité des immuables; immense est le corps atome , immense est le plan point. Immense est l'espace réceptacle du point et de l'atome. …

Livre des contemplations du minimum
Chapitre II

Le vrai cercle pour être réellement vu objectivement requiert une disposition manifeste et égale relative au centre soit du point, soit d'innombrables points, soit figurativement des uns par rapport aux autres et par rapport au centre, en précisant que ce qui communément est appelé infini, nous le comprenons comme indéfini.
En effet, le vrai cercle, celui de l'univers n'est pas définissable puisque le centre (le quantum) est partout, et le "vrai cercle" ne serait plus courbe si le rayon était infini.
Si la théorie du bigbang est vraie, l'univers de Hubble, qui est seulement l'univers observable, peut être fini. Ce qui pose la question de ce qui est au-delà de sa limite et avant le bigbang.

Parce que Giordano Bruno affirmait que Dieu est immanent à l'univers, il a été condamné pour hérésie panthéiste et parce qu'il ne s'est pas rétracté il a été brûlé sur le bûcher.

Cordialement

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Dim 26 Sep 2010 - 19:15

Mes sincères sentiments.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Dim 26 Sep 2010 - 19:42

J'espère en tout cas ne pas finir un jour sur un quelconque bûcher de francs-maçons, ou je ne sais quel complot scientifique en éditant ma deuxième partie sur le sujet. Je rapelle que notre environnement sphèrique a complètement changé notre dimension plane de la terre jadis. Une observation autant qu'une compréhension différente venant de quiconque, peut changer le regard des gens!

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Ilibade le Mar 5 Oct 2010 - 13:08

Bonjour à tous !

Patanjali a écrit:Parce que Giordano Bruno affirmait que Dieu est immanent à l'univers, il a été condamné pour hérésie panthéiste et parce qu'il ne s'est pas rétracté il a été brûlé sur le bûcher.
Soyez rassuré pleinement. Giordano Bruno n'a jamais été brûlé sur le bûcher. Bien que condamné au bûcher, l'Eglise en Italie n'a jamais exécuté les condamnations. D'une main elle condamnait et de l'autre elle pardonnait ! Aujourd'hui, les historiens savent que la pièce écrite qui servait à certains francs-maçons du 19° siècle à soit-disant prouver l'exécution de Giordano Bruno, est reconnue comme un faux. D'ailleurs, Giordano Bruno est attesté s'être réfugié en France bien après la date de son supplice supposé.

Ce qui me surprend, c'est cette idée que l'Infini puisse avoir forme et mouvement ! Il semble que InfinimentGrand prenne ici la notion d'infini au sens des mathématiciens modernes, et non dans son sens étymologique. Les mathématiciens désignent par l'infini ce qui est d'ordre quantitatif et que l'on ne peut jamais dénombrer ou mesurer. L'infini mathématique est donc du FINI (quantitatif) indénombrable et incommensurable, ce qui se dit en français INDEFINI.

Le véritable infini au sens métaphysique désigne proprement CE QUI N'A PAS DE LIMITE. Si cet infini n'était que d'ordre quantitatif, il serait donc limité par ce qui n'est pas quantitatif et qui est alors qualitatif.

De la même manière, le véritable infini doit comporter à la fois mouvement et non-mouvement. Egalement, le véritable infini est nécessairement quantité et non-quantité. Par contre, le véritable infini ne peut pas être formel, il n'a aucune forme, car la forme est nécessairement une limitation et elle ne peut A ELLE SEULE représenter ce qui est infini, il-limité.

Une autre particularité de l'infini est son caractère unique, malgré qu'on le désigne par des couples logique de type (A, Non-A), comme par exemple (mouvement, non-mouvement), (quantité, non-quantité), (dimension-non-dimension) etc. L'infini est unique, et on ne peut pas avoir DEUX infinis, car deux infinis (distincts) se limiteraient mutuellement l'un l'autre et aucun des deux ne serait alors IN-FINI.

Si l'on veut transposer ces données de base à votre sujet, alors une droite ne peut pas être infinie (métaphysiquement ou étymologiquement), puisque la droite est justement une forme parfaitement dimensionnelle et donc pleinement limitée. Par contre, ce qui est proprement infini, ce serait le "point" au sens mathématique du terme, car un point mathématique n'a aucune dimension, aucune forme et aucune limite possible, aucun poids, aucun volume, aucune quantité visible alors même qu'on lui donne quand même un sacré rôle (ou un rôle sacré) : en effet, il sert à définir la droite comme un ensemble indéfini de points. Voilà bien une notion à la fois quantitative et non quantitative ! Quantitative, parce qu'on est obligé de la compter dans notre approche consciente des choses, et non quantitative, car c'est une notion purement théorique et sans aucune dimension sensible.

Aussi, si l'on supprime l'espace et que plus rien de quantitatif n'est manifesté, il nous reste au MINIMUM le point. Ce point vaut Zéro sous l'angle de la mesure et de la visibilité, mais il vaut Un dans notre conscience. Si je devais le représenter dans le langage par une formulation (une forme), je ne peux qu'être faux, et je serais alors obligé d'écrire quelque chose du genre "1.0", car ce point revêt dans notre analyse deux aspects contradictoires, un aspect quantité (1) et un aspect non-quantité (0), mais en réalité, ou si l'on veut dans le réel absolu, je ne peux pas séparer le 1 du 0 : il ne sont que deux hypostases du même infini qui est unique.

D'où vient alors que la droite, considérée comme un ensemble de points, puisse avoir une dimension quelconque ?

Si l'on voit le point comme 0, alors c'est une absurdité, car l'accolement côte à côte de points non dimensionnels (de dimension 0) alignés, ne permet pas d'obtenir une dimension. En effet N x 0 = 0, quel que soit N !

Si l'on voit le point comme 1 alors on peut effectivement obtenir une dimension, mais il y a alors un autre problème qui se pose : c'est que le nombre des points d'un segment de droite ne dépend pas de sa dimension ! Les mathématiciens reconnaissent que si j'ai un segment AB de droite, il contient un nombre infini (indéfini) de points sur le plan quantitatif, et si je double la dimension spatiale de mon segment pour avoir une dimension 2 fois AB, je trouve aussi un nombre indéfini de points sur le plan quantitatif. Les deux segments aurait dalors même valeur en tant qu'ensembles indéfinis de points et donc même dimension, ce qui serait à nouveau une absurdité. L'expression DEUX FOIS la longueur AB n'est donc pas comptée en nombre de points accolés ! Le point n'a pas de réalité sensible dans l'opération de son dénombrement dans l'espace. C'est pourquoi les longueurs sont comptées en rapport avec une longueur de référence (longueur étalon) arbitraire (dépendante de nos sens) car on ne sait pas dénombrer le nombre de points. En conclusion de ce paragraphe, le 1 du point, bien qu'il soit quantitatif en conscience, n'est pas dimensionnel du tout.

DONC si l'on enlève l'univers et tout ce qui s'y trouve, qu'on supprime l'espace et aussi le temps, on a cette curieuse notion que 1 = 0. Mouvement = non-mouvement, quantité = non-quantité, volume = non-volume etc ... Et cela est incompréhensible à la logique formelle, car on ne connaît aucune formulation véritable de cette ambiguïté logique. Elle prend la forme d'une formule A | B, c'est-à-dire "A incompatible avec B" (| désignant la barre de Sheffer ou opérateur d'incompatibilité logique ou NAND ou No-And). Ce | est comme une troisième hypostase du réel, car bien que contradictoires, dans cette réalité antérieure à tout création universelle, le 1 et le 0 sont une seule et même chose : l'INFINI, l'ABSOLU, l'ILLIMITE, mais aussi le VIDE ET INFORME. Lorsque 0 et 1 sont à ce point fusionnés, on n'obtient même pas les conditions d'un langage, car pour avoir un langage, il me faut discerner les 1 et les 0 (voir nos langages machines) et les doter d'une dimension arbitraire (par exemple mots de 8 bits ou de 7 bits ou de 16 bits, etc.). Il me faut aussi avoir des informations opératives qui soit capables de traiter une opération logique et d'obtenir une formule résultat.

Alors seulement, ce qui est informel (sans forme) peut prendre forme ou formule. D'un seul coup l'Infini unique et universel devient individuel et limité. Le langage fabrique donc du FINI et l'univers observable est le résultat d'un grand nombre d'opérations logiques et de résultats formels finis. Tout s'est construit à partir d'un point unique, infini, paradoxal et prélogique, pour aboutir, grâce à la séparation de 1 et 0, à deux notions arbitrairement distinguées (nécessaires à la connaissance dualisée du bien et du mal, le grand Serpent de la conscience humaine). Avec des formules limitées et individuelles, l'unique est devenu multiple, mais dans une vision conditionnée des choses, conditionnement qui perpétue la loi de la dualité jusque dans nos sens mentaux ou physiques, dont la physiologie est effectivement séparative des contraires, ordonnatrice des grandeurs, etc.

Mais cette observation de l'univers à travers votre voyage (plus sensoriel que spirituel) ne repose que sur un choix arbitraire de séparer 1 et 0. Car le mathématicien Sheffer a en 1913 démontré que l'incompatibilité logique | était fondatrice de tous les opérateurs logiques de la logique formelle et que rien ne permet d'envisager pour l'incompatibilité un autre fondement qu'elle-même. De sorte que la formulation illogique 0 | 1 qui est vraie en logique formelle si la valeur logique de 0 est inverse de celle de 1, est nécessairement fausse en logique si 0 et 1 sont la même chose et ont la même valeur. Voilà un résultat bien connu des quantistes, car, pour eux, avant toute opération sensible d'observation, le fondement de la mécanique quantique veut que 0 et 1 soient une seule réalité logique. Onde et corpuscule, bien que contradictoires sur le plan sensoriel et observationnel, sont unifiés dans un unique réel intellectuellement perçu.

Voilà une excellente façon de voir Dieu comme une réalité scientifique, prouvée et pleinement intelligible par la conscience, sous la réserve que nous ne faisions appel à aucune de nos facultés sensorielles ou émotionnelles. Ainsi, la faculté intellectuelle (spirituelle) de percevoir Dieu nous le révèle "comme" une formule 0 | 1, soit une seule réalité en trois aspects prélogiques ou hypostases.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir introduit un peu de métaphysique dans votre voyage. Mais les voyages ne doivent-ils pas servir la connaissance ?

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par casimir le Mar 5 Oct 2010 - 19:31

Bonsoir Illibade.

Merci pour cette demonstration très limpide.
Percevoir Dieu intelectuellement, est-il suffisant a sa "réalisation" (sur les autres plans sensoriels) ?

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par bernard1933 le Mar 5 Oct 2010 - 22:34

IG, tu as l'âme d' un poète et l' esprit du philosophe. délicieux de te lire.
Un point de vue très intéressant.
Ilibade, es-tu sûr que Giordano n' a pas été flambé ? Quelle version croire ? Je doute fort que les bûchers n' aient pas existé en Italie ;
si on flambait en France et ailleurs , c' est sur ordre des papes...
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Invité le Mer 6 Oct 2010 - 14:08

Bonjour Ilibade,
Enchanté de te retrouver.
C'est la première fois que j'ai entendu que Giordano Bruno n'aurait pas été brûlé!
Une rapide recherche sur Intenet m'a permis de trouver une réfutation étoffée de ce qui ne serait qu'une rumeur sur internet.
Voyez donc l'encadré bleu à la fin de l'article suivant:
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1260
Je suis rassuré, l'Inquisition a bien fait cramer Bruno au Campo dei Fiori.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Tétraèdre le Mer 6 Oct 2010 - 14:42

Il y a l'espace le temps et les nombres .
1) l'espace est finit mais en expansion
2) le temps est l'éternel présent
3) les nombres sont sans fin
et cela comme le corps -espace, l'esprit présent et l'âme éternelle
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par casimir le Mer 6 Oct 2010 - 15:07

patanjali a écrit:
Je suis rassuré, l'Inquisition a bien fait cramer Bruno au Campo dei Fiori.

Rassuré ?
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par bernard1933 le Mer 6 Oct 2010 - 15:17

Si personne n' a jamais été brûlé en Italie, comment se fait-il que
l' Eglise ait toujours été muette comme une carpe sur ce sujet ? Il y a un os dans le pâté...
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Invité le Mer 6 Oct 2010 - 15:40

Ilibade,
Il existe peut-être un infiniment grand, (ce qui contredirait la théorie du Bigbang). Mais il n'existe d'infiniment petit ou de point nul que dans l'esprit du mathématicien mais pas dans la réalité physique. Giordano Bruno l'a déjà expliqué dans le passage suivant et il a été largement confirmé en physique par la constante de Planck.
Giordano Bruno: De triplici minimo et mensura, livre I, chapitre VI.
La principale et fondamentale erreur en tout, autant en physique qu'en mathématique, est la résolution du continu à l'infini. La preuve nous est en effet donnée que la résolution soit de la nature soit du vrai art qui ne survient pas hors de la nature, qui consiste à descendre à partir d'une grandeur finie et d'un nombre vers l'atome, soit par la vraie nature soit par un concept additionnel, n'est pas réalisée de quelque manière par les chose, ni observée dans la nature à certaines particularités des phénomènes. Le minimum est donc présent partout et toujours; le maximum par contre nulle part et jamais. Maximum et minimum peuvent cependant s'unir dans une même raison puisque nous savons que le maximum est aussi partout dans la mesure où, selon ce qui a été dit, il est établi que le maximum est dans le minimum et le minimum dans le maximum, de la même manière que la monade est dans la multiplicité et la multiplicité dans la monade. C'est pourquoi l'immense n'est rien que le centre partout; l'éternité n'est rien que l'instant présent, qui est le un et le permanent des choses éternelles, l'un et l'autre étant impliqué dans une succession et quelque réciprocité des immuables; immense est le corps atome, immense est le plan point. Immense est l'espace réceptacle du point et de l'atome. D'autres choses en effet sont saisies là où l'atome est saisi, et non pas l'atome où sont les autres; ainsi justement l'indivisible est dit être partout, et parce que l'espace est infini, le centre est dit omniprésent, l'atome est dit être tout. Je comprends en effet l'atome comme un genre différent plutôt que distinct.
Je considère le quantum comme une onde minimale, et en conformité au minimum de Bruno, comme un minimum d'espace (longueur d'onde) de temps (période d'onde) et de matière/énergie (amplitude d'onde).

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Tétraèdre le Jeu 7 Oct 2010 - 14:40

L'être humain ne sait rien de l'infiniment petit et de l'infiniment grand. L'être humain vit essentiellement dans son ""micromacrocosme""" avec ses microscopes , ses lunettes et ses télescopes .
Dieu à créé l'univers qui fit BIG BANG et qui est en expansion donc en refroidissement
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Jeu 7 Oct 2010 - 23:21

Bien! Merci pour ces réactions. Ilibade, ton commentaire est très clair. Je ne suis pas mathématicien, et je crois que toute dimension appartient à chaque chose comme à chaque monde.
Maintenant quand s'interpose la lois de l'infini, il y a effectivement sujet à comprendre réalité et irréalité. Comme tu dis il y a ce couplage logique des choses comme le mouvement et le non-mouvement. Le dualisme universel qui fait que tout s'annule sur la cause. Exemple, la vie et la mort sont partout. Comment donc trouver une équation pour les cerner??? IL n'y en a pas!! Et je ne parle, ou n'ai-je aucune intention de démontrer le quantitatif, et le qualitatif! Je laisse cela pour les fous de l'équation!!
Maintenant on peut tous comprendre, par une notion simple qui est la vie en mouvement, que l'infini soit en mouvement. Ainsi je parle de son mouvement et de sa forme, du moins tente de me faire comprendre.

En résumé, Ilibade tu nous dis que la vie est équilibre-zéro, et énergie-zéro. Tout existe, rien existe.
Je ne saurais définir l'état exacte de l'infini, est-il chaud? est-il froid? N'est-ce pas seulement regarder qu'à un seul endroit?
Pardonnez-moi, mais je préfère penser à un tout confus.
Je maintiens ce que je pense, le véritable infini est compréhensible par tous.
Un infini défini, certes oui, ça existe. Chaque chose, ou monde, par sa limite est constitué par une infinité d'atomes. Une sphère est composée d'une infinité de points. Par conséquent chaque chose a son infini réel(matière) et on peut largement parler d'un infini irréel(l'esprit-Notre grand esprit aux milles directions, avec un oeil dans chaque monde de cet irréel)
Ce que les mathématiques expriment n'est une représentation fixement calculée par la rigueur des chiffres. Aucun mathématicien n'a été vérifier, ou n'est encore en train de calculer l'infinité des points(un par un) composés dans une sphère définie?? Or nous le comprenons par la voix de l'infiniment petit. Alors autant vers l'infiniment grand.
La différence veut qu'une plante, un corps, un monde, doit son infinité par sa composante d'atomes microscopiques en mouvement, et bien entendu parce-que la chose en question est en train de vivre! Ainsi l'infinité d'atomes, quelque soit le corps, remet en cause cette infinité car des atomes meurent, et naissent en permanence! Je pense qu'on est d'accord là-dessus Ilibade, l'infini est inquantifiable.
Cela n'enlève le point suivant: L'infini est un corps, donc une forme en mouvement. Et l'incessante énigme est de comprendre comment une forme en mouvement est-elle le cycle de la vie à l'infini de nos destins éternelles??
Pour la partie deux, je vous demanderais encore un peu de temps, vous savez ce que c'est que les femmes, ça en demande toujours plus hi hi hi...

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Tétraèdre le Ven 8 Oct 2010 - 14:15

Il n'existe pas deux forces de vie ni une force de vie face à une force de mort , ce dualisme est une erreur fondamentale car la vie et tout ce que Dieu à créé est indestructible, la mort n'existe pas vraiment mais tout se transforme se déforme et se reforme.
Impossible à 100% d'annuler de détruire de faire disparaître même le moindre petit atome
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par bernard1933 le Ven 8 Oct 2010 - 14:40

IG, en aparté et par curiosité, pourrais-tu nous donner une fois l' heure locale au moment où tu envoies ton poste ? Je voudrais savoir le décalage horaire entre Paris et Bogota . Amitiés !
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Ilibade le Ven 8 Oct 2010 - 15:41

Patanjali a écrit:Il existe peut-être un infiniment grand, (ce qui contredirait la théorie du Bigbang). Mais il n'existe d'infiniment petit ou de point nul que dans l'esprit du mathématicien mais pas dans la réalité physique. Giordano Bruno l'a déjà expliqué dans le passage suivant et il a été largement confirmé en physique par la constante de Planck.
et aussi
IG a écrit:Maintenant quand s'interpose la lois de l'infini, il y a effectivement sujet à comprendre réalité et irréalité.
La grande difficulté de l'homme c'est qu'il ne sait pas facilement faire abstraction de l'univers qu'il perçoit. Aussi, je vais tenter de vous faire saisir cette notion d'infini métaphysique. Prenons l'exemple d'un ordinateur. Vous êtes devant votre ordinateur et vous avez à l'écran un traitement de texte. Il s'agit d'une forme dans laquelle des portions d'écran desservent diverses fonctions à votre disposition. Tous les traitements de texte se ressemblent, et lorsque vous voyez sur un écran une telle forme, vous pouvez dire alors "c'est un traitement de texte". C'est la réalité que vous percevez. Mais quelle réalité perçoit alors au même instant le processeur ?
Le processeur ignore tout du traitement de texte. Il ne sait même pas que cela existe. Pour lui son univers est bien plus simple : il charge des ensembles dimensionnés d'informations traitantes (instructions) ou à traiter (données), assure la transformation des informations à traiter en informations traitées sous forme d'un résultat nouveau qu'il réexpédie. Il fait cela même si vous jouez un jeu vidéo, un lecteur multimédia, etc. Entre les deux perceptions, il existe une différence considérable de la notion de réalité. Il s'agit en fait de deux réalités différentes, deux visions différentes de l'univers.

Il en est de même de l'écran. L'écran ne sait même pas qu'il renvoie l'image d'un TTX. Pour lui il ne fait qu'allumer des pixels. Mais vous, vous voyez un traitement de texte.

Alors quand vous regardez l'écran qu'y voyez-vous vraiment ?

La notion de l'infini métaphysique ne peut se concevoir que si cet infini est le véritable TOUT universel. Ce TOUT correspond au Réel, c'est-à-dire en fait à ce que nous, êtres mentaux, appelons IMAGINAIRE. Ce réel est à la fois infini, car l'imaginaire n'ayant aucune forme et aucune limite, il ne peut avoir aucune image, aucun mouvement, aucune dimension, et rien d'intelligible. Il représente TOUTE LA POSSIBILITE, et chaque possibilité en lui est nécessairement présente en fusion avec la possibilité contraire. Cela entraîne qu'elles s'annulent mutuellement et empêchent toute expression formelle.

Ce que nous appelons la réalité, n'est que l'extrait d'un certain nombre de possibilités, par le biais d'un formalisme (processus producteur de forme et donc de limite), et c'est dans le cadre de ce formalisme que vous évoquez l'infiniment grand ou l'infiniment petit des physiciens ou mathématiciens. Mais cette réalité ne vaut que par ce processus formalisant qui conditionne (limite) votre perception des êtres formalisés. Aucune perception résultante d'un tel processus ne peut percevoir le fondement infini qui est le réel sans forme.

Comme notre univers résulte d'un tel processus de formalisation, il est naturellement FINI, et les notions d'infini que vous évoquez ne sont en réalité que la conséquence du processus de formalisation limitant. Au fond, ce que nous observons et tentons d'élucider, c'est seulement le fonctionnement de notre esprit, c'est-à-dire du processus limitant. Et nous en sommes aujourd'hui à un stade très avancé, puisque nous avons la logique formelle, la mécanique quantique et des résultats si élaborés, que nous pouvons mesurer toute la différence et la distance qui nous sépare du principe infini.

Ce principe vu comme la fusion de tous les contraires en une seule réalité sans bornes est évoquée dans l'état T de Lupasco. Mais Lupasco fait de l'état T une conséquence de l'évolution naturelle, alors que pour moi, le principe est immuable et donc est vrai avant le processus limitant, pendant toute la durée du processus limitant et bien sûr après le processus limitant. C'est le principe qui était, qui est et qui vient ! Quand vous quittez votre traitement de texte, vous faites mourir une forme mais pas le principe. Si vous éteignez l'ordinateur, le principe demeure.

Si je dis que 0 est le principe, alors il est nécessairement avant le processus limitant, puisque avant toute quantité (portion limitée) ou en l'absence de toute quantité. C'est l'étape de chaque limite avec sa contraire. Ici N + (-N) = 0
Il est aussi pendant le processus limitant, puisque pour tout être limité N, N= N+0
Enfin, il est aussi après le processus limitant, et si je fais mourir N, j'obtiens le reste N - N = 0

Si je dis que le principe est 1 dans un contexte arithmétique, donc dans un contexte limitant, alors j'obtiens un formalisme différent, bien entendu. Alors dans ce cas, 0 sera perçu différemment de 1 (par l'homme, lui même être limité).

Mais si je constate que 0 compte pour 1 (comme les informaticiens le disent en commençant à compter par 0), je dis alors que 0 et 1 sont une seule réalité, même si ma perception tend naturellement à les séparer.

Cette réalité que 0 et 1 forment un seul apparaît purement sotte et imaginaire, mais moi je dis que cet imaginaire est le réel ! Dit en d'autres termes, le 1 n'est pas créé et n'est pas le résultat d'un formalisme limitant.

Par exemple la Bible dit que le 1 est "engendré et non pas créé", car 1 résulte du potentiel incroyable de 0 dont la puissance donne toujours 1, quel que soit l'être fini considéré. N à la puissance 0 donne toujours 1 !
Vous comprenez bien que si 1 est dans le principe, uni au 0 de façon indéfectible, cela ne sert à rien de le faire mourir dans le domaine limité, car il ressuscite immédiatement. 0 ne peut être sans le 1, ni le 1 sans le 0. Si vous relisez le NT avec cette clé, il va vous amener à une interprétation nouvelle.

Enfin, tout cela se vérifie dans nos technologies. Les circuits électroniques sont basés sur un circuit base qui est le NAND, c'est-à-dire l'incompatibilité logique, fondement des opérateurs de la logique.
Dire par exemple Non-A revient à écrire que A est incompatible avec lui-même : non-A = A|A et ainsi de suite

A = non-(non-A) = (A|A) | (A|A)

Vous voyez bien que le principe demeure vivant même dans les formules de la limitation !

Alors d'où vient notre erreur d'abstraction ?

Et bien chaque perception dans notre univers équivaut à une affirmation logique, à la vue dans l'image de quelque chose de réalisé. Dire A, c'est amputer au Réel Non-A.

Dire A revient à nier Non-A. Pour apprécier le réel, il nous faut à nouveau considérer les choses perçues en réunion avec celles qui leur sont opposées et qui ne sont pas perçues. Il faut réunir l'image et l'anti-image. C'est parce que l'anti-image est très importante, que la vue des idoles (statuettes des dieux, icônes et toutes les autres formes de l'idolâtrie : cinema, video, TV inclus) est interdite dans le processus religieux. C'est aussi ce dont nous sommes inconscients et que les Juifs appellent Schéol, le séjour des morts, le séjour de ce que nous avons refoulé dans l'inconscient pour bâtir notre perception actuelle et notre réalité. Mais c'est très irréel, et la mécanique quantique montre l'impact de l'observation en tant que processus limitant et déterminant.

Un infini qui se meut et qui a une forme n'est pas l'infini véritable !

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par casimir le Ven 8 Oct 2010 - 16:21

accueil


Ce TOUT correspond au Réel, c'est-à-dire en fait à ce que nous, êtres mentaux, appelons IMAGINAIRE, Ce réel est à la fois infini, car l'imaginaire n'ayant aucune forme et aucune limite, il ne peut avoir aucune image, aucun mouvement, aucune dimension, et rien d'intelligible.
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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Invité le Ven 8 Oct 2010 - 18:13

Merci, Ilibade, pour cet exposé formel très clair auquel j'adhère sans réticence.

Je crois que nous sommes plusieurs à nous approcher, en d'autres termes, de cette compréhension de la complémentarité entre un état potentiel indéfini et un état actualisé fini, comme le montre ce dialogue récent:
Re: hom-n idéespar patanjali le Mar 5 Oct 2010 - 18:31
.Lila:
Et si l'essence correspondait aux champs morphiques de Sheldrake (ou au corps énergétique d'autres) ? C'est le "plan", l'ensemble des lignes de force qui font que les cellules s'assemblent pour donner une forme, former des organes...
Pour moi, le champ morphique est effectivement le "milieu d'ondes" quantique où circulent et interfèrent des ondes de toute nature. De ces interférences surgissent, ou plutôt ces interférences constituent, les informations (le signal).
L'ensemble des informations portées par le champ morphique constitue ce qu'on peut appeler essence ou inconscient collectif. L'impression qui surgit de l'interaction de l'onde/information avec la structure/antenne génétique individuelle est ce qui donne un sens, une orientation à la connaissance. Autrement dit, l'essence ne devient sens que dans l'individu. Ou comme le dit
JO:
Pour un spiritualiste , l'essence précède l'existence, puisqu'elle l'englobe et lui survit, comme le tissu précède le vêtement . Toutefois, bien sûr , l'essence d'un individu ne devient sienne que dans l'espace où il existe . ...
J'ai distingué ici entre champ morphique, (ou champ quantique) comme analogue au travail de l'ordinateur et le sens possible, inconscient, qui peut en surgir pour l'individu comme analogue au TXT à l'écran. En physique on parle du vide quantique dont surgiraient les particules par paires de propriétés contraires à la suite d'une "fluctuation.
L'essence, est donc le O, l'existence le 1. On peut exprimer cela de différente manière.

Je me réfère volontiers aux cosmologies orientales. Je conçois le Vide du bouddhisme comme "omni-potentialité".
Dans le taoïsme la distinction est très claire. Lao-Tseu dit que le Tao engendre le Un, Le Tao est donc le O origine de l'Uni-vers.
Mais ensuite, le Un engendre le Deux, distinction entre le connaisseur et le connu, analogue à purusha et prakriti dans le Samkhya . C'est, de manière plus générale l'antagonisme selon la logique de Lupasco et aussi de Platon, qui s'applique aux idées définissant des interactions ou fonctions.
Enfin le Deux engendre le Trois; ce sont, selon mes interprétations les limitations par matière/énergie, espace et temps et/ou le trois principes structure, énergie, information, analogues des trois Gunas du Samkhya. De ces trois surgissent "les dix-mille choses", c'est-à-dire la multitude des phénomènes perceptibles et mesurables.

Dans ma métaphysique, la systémique, le 0 et le 1 restent sous-entendus, le manifesté, nécessairement limité, commence par le 3. Ni le 0 ni le 1 ne peuvent être exprimés puisque tout langage, toute raison, se fonde sur des distinctions, donc des limitations, en définitive matière, espace et temps.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Ven 8 Oct 2010 - 18:50

Il n'existe pas deux forces de vie ni une force de vie face à une force de mort , ce dualisme est une erreur fondamentale car la vie et tout ce que Dieu à créé est indestructible, la mort n'existe pas vraiment mais tout se transforme se déforme et se reforme.
Impossible à 100% d'annuler de détruire de faire disparaître même le moindre petit atome
J'entends bien Tétraède. Mais nous distinguons néanmoins ces deux mondes en la vie et la mort même s'ils sont la composante de la même eau du bain: Nous appelons la vie, ce qui est la vie ET la mort. Lorsque TOUT est en train de mourir, et que TOUT est en train de naitre, alors oui tout se transforme en même temps, il n'y a pas deux mondes séparés directement par une frontière. Et si en plus l'infini est sur lui-même, alors en même temps l'infiniment petit est(se transforme en) l'infiniment grand, comme inversement, le futur est une transformation du passé, le passé se transforme en futur, parce-que le passé est une information qui se crée, et le futur une mémoire qui s'applique. Un ensemble irréel passe par le même point zéro, la seconde réel présente. Extrait de ma deuxième partie.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Sam 9 Oct 2010 - 5:40

il existe une différence considérable de la notion de réalité.
mais pour tout le monde Ilibade, nous sommes tous des processeurs en marche de traiter et comprendre ce monde
Bon sinon moi j'y comprends rien les A=0 etc...
Quand tu dis:
il nous faut à nouveau considérer les choses perçues en réunion avec celles qui leur sont opposées et qui ne sont pas perçues
Il est plus simple de comprendre un tout si l'on observe tous ses aspects en considérant leurs faces inverses, opposées, contraires. Enfin moi je le vois plutot comme ça. C'est là que l'on prend tout en compte dans l'histoire de la vie. Sinon c'est comme regarder que le premier plan de la scène effectivement h h h h h !
Le perçu est bien le réel! Le non-perçu est l'irréel. Oui je crois avant tout à l'irréel comme l'altère égo du réel.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Sam 9 Oct 2010 - 6:13

Bon je me reprend moi-meme, je me cite,
Un ensemble irréel passe par le même point zéro
Oui je crois avant tout à l'irréel comme l'altère égo du réel.
Logique! Qui ne saurait croire à un équilibre? Même un équilibre entre le tout et le rien, entre un tout et un point, quel drôle d'angle de vue!! Maaaiiiss les lois de la considération totale sont aussi énigmatique que le complexe sujet de l'infini.
Nous sommes à l'image d'un certain dieu qui se répéte, et pour cause;
Tout le corps est un ensemble, et comme l'infini le corps se veut fonctionner en cycle perpétuel. Si l'infini est un tout, et un tout à l'infini alors nulle chose n'est en reste, tout se transforme. On peut donc considérer que le tout de l'infini se transforme et revient à son point de départ, le rien. Comment? Par une forme et un mouvement.
Ainsi l'infini se retournerait-il sur lui-même?
Et bien c'est une chose de faite pour le corps humain. Je ne dis pas que le corps se retourne comme une chaussette comme un retournement de boucher sanguignolant par la voix bucale et anale, quoi que ça fait son tour, hi hi hi,(ah je vous ai mis sur la piste) Non le corps a des cycles perpétuels bien à lui comme la respiration ou la circulation sanguine: L'inspiration est le contraire de l'expiration depuis toujours. Tout le sang (sang nouveau/sang retour)lui circule et passe par un même point zéro(ou centre) le coeur. Le sang est comme l'irréalité de l'infini(sa réalité) et le coeur est la réalité en marche de notre vie, elle qui semble si irréelle parfois h h h h ... Cette piste parcontre qui sucite que l'infini se retourne et se transforme sur lui-même ne peut être effectuée que par la face difforme et non-matérielle de la vie, l'irréalité. Cette dernière ne serait-elle pas l'espace obscure contenant son étoile brillante au centre, le grand et le petit, l'immense et le minuscule en harmonie, le sang et le coeur en perpétuel échange??



L'opposé n'est pas forcement un égal, mais en toute considération un opposé est aussi un contraire... et un inverse.
Amis de la nuit, bonne nuit.

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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par _InfinimentGrand le Sam 9 Oct 2010 - 6:22

Ainsi L'infiniment Grand et L'infiniment Petit seraient à la croisée des chemins en tout sens, toute direction pour se rejoindre et ne faire qu'un Grand Tout.
IG et IP = 0, le point. Le point infini étant la véritable exponentielité de l'infini. Tout point est une sphère contenant une infinité de points.


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Re: Le mouvement et la forme de l'infini partie 1

Message par Invité le Sam 9 Oct 2010 - 8:46

Infiniment grand et infiniment petit, infini et zéro sont des vues de l'esprit mathématique; la réalité est limitée selon Ilibade.
Le contraire de l'infini, c'est le fini. Giordano Bruno a dit que pour lui l'infini veut dire indéfini, et pour lui il y a un minimum qui est à la base de toute réalité et de sa mesure.
Ce minimum, Planck l'a découvert et mesuré, c'est le quantum.

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