«La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

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«La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Dim 26 Sep 2010 - 18:27

Bon, c'est un petit clin d'œil à une discussion que j'ai eue avec plusieurs membres, à propos de la mort. J'ai constaté que si, dans la vie, l'approche de celle-ci peut être prétexte à des retournements de vestes assez radicaux (Sartre, pour ne pas le nommer), on s'aperçoit assez vite que lorsqu'il s'agit d'opéra, elle est surtout prétexte à nombre d'airs plus magnifiques les uns que les autres.
Je vous propose donc d'entamer un petit florilège des plus beaux airs d'opéra, mais uniquement ceux dont le personnage est entrain de mourir. Et je pense qu'il est tout-à-fait judicieux de commencer avec le seul, sans doute, véritable génie musical de l'histoire anglaise : Purcell :



Dernière édition par MrSonge le Dim 17 Oct 2010 - 20:52, édité 3 fois

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par Curare- le Dim 17 Oct 2010 - 20:45

Merci MrSonge, la video est récalcitrante à la mort
j'ai mieux ressenti cette scène-ci :


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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Lun 18 Oct 2010 - 18:52

Ouhlà, oui mais alors à mon goût Flemming est nettement supérieure dans le rôle de Violetta. Et heu... évidemment l'image laisse un peu à désirer. Mais c'est une question de goût sans doute. ^^
À noter le terrible accelerando que s'autorise l'orchestre, juste après le dernier souffle de Violetta, qui n'est pas du tout désiré par Verdi et qui, à mon sens, sabote un peu les dernières secondes, complètement précipitées.

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par Curare- le Lun 18 Oct 2010 - 19:31

'Les dernières secondes précipitées ' .. ça peut arriver effectivement, enfin on regarde toujours son nombril ..

Pour 1 fois que ce n'est pas 1 histoire entre 1 fille et 1 garçon, MrSonge ..

Si tout de même 1 peu ..ha ..

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par _athéesouhaits le Lun 18 Oct 2010 - 19:35

mr Songe "m'esplante " comme on dit chez moi...

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par Curare- le Lun 18 Oct 2010 - 19:50

Oui hé bien moi je ne ferais pas n'importe quoi pour toi ...
Encore moins te rendre jaloux, tu peux aller te rhabiller ..
(Sinon Dame Faucille gniak !)

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Lun 18 Oct 2010 - 19:58

Pour 1 fois que ce n'est pas 1 histoire entre 1 fille et 1 garçon, MrSonge ..
Ah si si si, La Traviata c'est quand même sérieusement une histoire entre un homme et une femme. ^^

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par Curare- le Lun 18 Oct 2010 - 20:16

Oui mais si je doute, tu sais bien ..
Satan m'habite..
Poursuivons ..

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Lun 18 Oct 2010 - 20:30

Toujours la mort, oui, mais plus d'amour pour celle-ci.
D'aucun on parlé de cette scène comme la plus sublime scène du plus sublime opéra du plus génial compositeur de tous les temps. C'est vous dire sa valeur. Inutile de vous résumer l'histoire, je présume : après une vie de débauche pour certains, de libertinage pour d'autres, Don Juan est confronté au spectre du Commandeur, qu'il a occis au premier acte. Ce dernier lui donne la possibilité de se repentir, et précise bien que c'est «l'ultime moment». Évidemment, Don Juan refuse obstinément. La statue insiste, jusqu'à la poignée de main fatale, qui conduit Don Juan à son plongeon final aux Enfers.
Trois voix, trois histoires : Leporello, le serviteur terrorisé (sa partie est monotone, faites de triolets frémissants)
Don Juan : fier, buté (les accents qui scandent sa partie, forte tout du long)
Le Commandeur : c'est celui qui chante le plus constamment, sur le rythme obstinant de l'orchestre (paaa-pa-paaa-pa-paa), ses graves sont évidemment... diaboliques.
La fin de ce final est particulièrement admirable, lorsque le dialogue entre la statue et Don Juan se fait de plus en plus haletant, les répliques plus courtes s'enchainent de plus en plus vite jusqu'au fameux «Si, No, Si, No, No», ponctué par le fait que Don Juan jette son crucifix, puis par la conclusion fatidique du Commandeur qui ouvre la dernière partie du final, totalement hallucinées, entre les prières de Leporelle, les imprécations de Don Juan, le chœur des damnés, le renforcement des parties d'orchestre, etc...



PS : Notez le génie de Mozart. Cette scène est tragique, dramatique, mais Mozart la traite sans aucun pathétique. Cela vient sans doute que, comme celle de Brahms ou de Bach, la musique de Mozart ne transmets pas les émotions, elle est les émotions mêmes, ce qui exclus évidemment tout pathos.

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