«La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par Curare- le Dim 31 Oct 2010 - 18:06

Il doit bien avoir 1 poissonnière
aussi habile pour se saisir d'1 couteau ..
j'ai pensé que la faim justifiait le moyen
peu importe l'enveloppe, 1 fois de plus ..

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par _Spin le Lun 1 Nov 2010 - 11:58

MrSonge a écrit:Du côté de la mort, il nous manquait encore la mort violente... C'est-à-dire l'assassinat. Et un assassinat qui ne soit pas, comme dans Un Ballo In Maschera, par exemple, une scène finale. Je ne suis pas particulièrement fanatique de Puccini, dont les opéras me font un peu l'effet de grosses pièces montées double crème, mais j'avoue que certains passages me laissent tout de même pantois. Ici, dans Tosca, le meurtre par l'héroïne éponyme, du chef de la police (Scarpiani), qui a accepté de libérer l'amant de Tosca, si celle-ci accepte de coucher avec lui. Elle lui a donc fait croire qu'elle acceptait, attend qu'il signe l'ordre de libération, et le poignarde à mort au moment où il se jette sur elle avec la ferme intention d'obtenir son payement.
L'opéra a typiquement besoin de sentiments forts et faciles à étaler. Tosca se trouve dans la même situation mélo que Leonora du Trouvère de Verdi : elle doit être infidèle à son amant pour pouvoir le sauver. Sa solution est différente : elle cède au chantage, elle accepte, elle promet, et puis elle s'empoisonne de façon à être morte quand viendra le moment d'assumer, son amant étant parti (sauf qu'il ne va pas partir, cet idiot). Dans le même Trouvère, un sommet dans le genre mélo gratiné abracadabrant, une femme, pour venger sa mère brûlée comme sorcière va faire mourir le fils du responsable mais en fait elle se trompe, fait mourir son propre fils, élève comme son fils le héros-titre, le lui dit sans lui dire tout en lui disant... enfin, difficile de résumer... http://www.youtube.com/watch?v=kPPNd2uFxtg

Il y a beaucoup de duels à mort dans les opéras : Don Giovanni, Faust, Lohengrin, La force du destin, Cavalleria rusticana, Eugène Onéguine, etc.

à+

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Lun 1 Nov 2010 - 18:20

Verdi avouait lui-même qu'il se fichait éperdument de l'absurdité, de la complexité, de l'incohérence de ses livrets. Ce qu'il voulait, ce n'était pas une trame solide à la Eugène Scribe qui n'a jamais travaillé avec un compositeur véritablement génial d'ailleurs, mais un livret qui présente des sommets d'intensités émotionnels exploitables par la musique. Des points fors, parfois completement gnian-gnian sur le papier, mais qui sont susceptible d'acquérir une dimension supplémentaire portés par la musique, puisque Verdi va s'attacher à les sublimer du bout de la plume. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il adorait aller piocher dans l'œuvre de Hugo pour proposer des livrets.
Normal, donc que nombreux de ses opéras -exceptés ceux qui sont tirés d'œuvres littéraires, et encore, quand elles ne sont pas bricolées par le libretiste obligé d'adapter un roman à la scène opératique- nous apparaissons complètement aberrant du point de vue de la trame, sans cohésion de récit, tordu, ou sérieusement claudiquant. L'important n'est pas là, de l'aveu même du compositeur. ^^

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par _Spin le Lun 1 Nov 2010 - 18:46

MrSonge a écrit:C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il adorait aller piocher dans l'œuvre de Hugo pour proposer des livrets.
Hugo qui au départ ne voulait pas (il a été furieux pour Ernani), et puis il a dû admettre que dans Rigoletto certaines passaient beaucoup mieux en musique que dans Le Roi s'amuse.

Cela dit, La Traviata fait exception, puisque tiré d'une histoire réelle racontée par Dumas fils. Sauf bien sûr que quand on meurt de tuberculose on ne doit pas être en état de si bien chanter...

Mais l'opéra, c'est l'artificiel par excellence. Dans une des meilleures interprétations d'Otello, le noir Otello est joué par le blanc Jon Vickers, et la blanche Desdemona par la noire Leontyne Price (NB dans Aida, les deux mêmes étaient dans les tons)...

à+


Dernière édition par Spin le Lun 1 Nov 2010 - 19:26, édité 1 fois

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Re: «La grande inspiratrice de ce monde, c'est la mort»

Message par MrSonge le Lun 1 Nov 2010 - 18:56

Hugo qui au départ ne voulait pas (il a été furieux pour Ernani), et puis il a dû admettre que dans Rigoletto certaines passaient beaucoup mieux en musique que dans Le Roi s'amuse.
J'espère bien ! Même si le bon Père Hugo n'avait sans doute pas une once de goût musical puisqu'il est allé jusqu'à écrire, après un concert où l'on donnait le Requiem de Mozart : «Tout cela vieilli vite. Ça n'est presque pas de la musique.» Rien que pour cette phrase, il aurait mérité qu'on lui refuse l'entrée au panthéon. ^^

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