Vague populiste sans précédent en Europe

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Vague populiste sans précédent en Europe

Message par _La plume le Dim 12 Déc 2010 - 15:50

Suisse, Allemagne, Hongrie, Italie, Espagne, Pays-bas ... Le ras-le-bol de l'islam.
Une Europe enfin décomplexée s'affirme.

sources : http://www.valeursactuelles.com/

des millions d’électeurs ne craignent plus d’afficher leur rejet de l’islam et de l’immigration. Les raisons dépassent les problèmes économiques ou sociaux de très loin.

Le fracas – et l’effroi – suscité par les mouvements appelés populistes n’a d’égal que leur succès croissant. Il dépend encore souvent du charisme et du talent de leur fondateur mais tous ces mouvements ont un point commun : ils mettent en cause directement, parfois de façon brutale, l’immigration et la présence d’un islam importé, de plus en plus mal supporté, jugé incapable de s’intégrer dans le modèle culturel européen.

Ce phénomène de rejet est lié à la crise économique, explique le politologue Dominique Reynié (professeur à Sciences Po) dans l’Opinion européenne en 2010 : « Les périodes de crise favorisent les réflexes de repli, les opinions xénophobes, les sentiments hostiles à l’immigration. » L’explication paraît courte. Spécialiste des questions européennes à la Fondation Robert-Schuman, Magali Balent évoque pour sa part « un extrémisme de la prospérité » (comme en Italie, aux Pays-Bas, en Suisse) : « La réaction identitaire s’explique par l’inquiétude réelle ou fantasmée que provoque l’arrivée massive d’immigrés sur le sol national, perçue comme une menace pour la prospérité économique relative du pays et un risque de déclassement. »

Magali Balent estime que ce phénomène populiste va durer : « La nouvelle poussée de l’extrême droite sur la scène européenne ne doit pas être interprétée comme un phénomène conjoncturel voué à disparaître lorsque la situation socioéconomique des populations vivant sur son territoire se sera améliorée.

[...]

Le retour du religieux nourrit les revendications

«La situation est très difficile parce que la nation est profondément affaiblie et que l’entreprise européenne, conçue comme construction d’institutions supranationales, a touché ses limites », observe Pierre Manent. Comment en sortir ? « Il faudrait que nous acceptions de nous définir par rapport au reste du monde, que nous admettions que l’Occident, notion impopulaire s’il en est, a une vie propre à défendre. »

C’est exactement ce que disent les mouvements populistes, de façon plus brutale. Ils font mouche car leurs messages rencontrent les craintes des peuples : ne pas renoncer à soi-même et affirmer ses valeurs pour mieux se défendre ; retrouver ses racines sous la protection de l’État-nation. « Pendant des années, poursuit Manent, l’Europe a cru qu’elle pouvait se laisser glisser doucement vers une sorte de fusion dans une humanité qui aurait surmonté toutes les séparations. Eh bien, elle ne tardera plus à se réveiller. »

Ce réveil est en cours, porté par la vague populiste. Sa force est d’aborder de front la question religieuse, un débat avec lequel l’Occident pensait en avoir fini, à la faveur de sa déchristianisation. La question revient en boomerang, note Manent, « par la confrontation avec des acteurs majeurs du monde présent, comme l’islam ou Israël, pour qui le rapport de l’humanité à ce qui est plus grand qu’elle est une composante essentielle des situations politiques ».

Passé insidieusement de la sphère privée au domaine politique, ce retour du religieux nourrit la revendication populiste, sa quête de repères, sinon de racines. Le phénomène se vérifie du nord au sud de l’Europe, dans les cultures de tradition catholique, luthérienne ou calviniste. Confrontés au dynamisme de l’islam, porté par une immigration massive de plus en plus mal supportée, ces peuples commencent à prendre conscience de leur propre affaissement – démographique, politique et économique. À cela s’ajoute l’absence de débat sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette échéance cruciale pose la question de l’identité réelle de l’Europe.

L’Europe coupable d’un “abandon de poste”

Les peuples européens ont été victimes de ce que Pierre Manent appelle « un sentiment décroissant de fierté collective », une « dépossession progressive des nations européennes », dans une Europe en pleine « zone dépressionnaire », marquée par des « retraites successives interprétées comme autant de progrès dans la construction européenne ». Lorsqu’il parle d’« un abandon de poste », il constate que l’Europe s’est mise en vacance du monde, au balcon de sa propre histoire.

Jusqu’au réveil populiste de ces dernières années, les Européens n’osaient plus affirmer leur identité. L’idée même d’appartenance communautaire suscitait chez eux « une sorte de malaise ». Pierre Manent l’assure : l’Europe retrouvera sa voix « quand elle voudra bien reconnaître ce qui la distingue ». Le message papal n’est pas très loin. Après Jean-Paul II qui demandait aux catholiques, notamment aux jeunes, de s’affirmer sans crainte, Benoît XVI affirme à son tour, très clairement, ce qui distingue l’Europe et ce qui fait sa force : son héritage chrétien. Il vient de le redire à Saint-Jacques-de-Compostelle et à Barcelone.

Après l'interdiction des minarets, la Suisse vient de voter l'expulsion systématique des délinquants étrangers. Déjà certains cantons ont instauré des mesures, amendes, contre les étrangers qui ne suivraient pas des cours en raison de leur appartenance religieuse. (exemple 520 euros d'amendes pour les familles musulmanes dont les enfants refusent de suivre des cours de natation).


Qu'en est-il en France ?
Marine Le Pen atteint un niveau que jamais son père n'avait connu, selon Ipsos pour Le Point.

http://www.lexpress.fr
Marine Le Pen est créditée de 27 % d'opinions favorables selon un sondage Ipsos paru le 06.12.2010.

Popularité record pour Marine Le Pen

Marine Le Pen recueille le soutien de plus d'un Français sur quatre, 27%, soit le meilleur score jamais enregistré pour elle depuis son entrée dans le baromètre. En 15 ans de mesures, son père n'a jamais atteint un tel résultat (record de 26% en juin 2006)

"On s'aperçoit qu'elle réalise ses meilleurs scores chez les hommes d'un âge intermédiaire et dans les couches populaires. Elle est créditée de 30% d'opinions favorables chez les employés et 28% chez les ouvriers", détaille Frédéric Dabi de l'Ifop.

Mais son principal atout, c'est sa capacité à dépasser les frontières de l'électorat FN, comme l'explique Jean-François Doridot d'Ipsos: "Elle suscite moins de rejet que son père. Le fait qu'elle soit une femme joue pour beaucoup. Elle progresse chez les électrices et recueille autant d'opinions favorables que chez les hommes. Une nouveauté au FN. Surtout, elle a beaucoup progressé chez les retraités, un électorat que son père n'avait jamais réellement capté."

Un électorat qui avait également voté en très grande majorité pour Nicolas Sarkozy. Un électorat clé dans la prochaine bataille présidentielle.
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Qu'est-ce que tout cela vous inspire ?

_La plume
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Re: Vague populiste sans précédent en Europe

Message par yacoub le Dim 12 Déc 2010 - 20:27

C'était à prévoir. L'islam fait peur à tous ceux qui ont un cerveau.
Le Liban, la Somalie, le Pakistan, l'Afghanistan, le Soudan, l'Algérie, l'Iran, l'Arabie,
sont là. Et bien là.