Vous avez dit Tradition ?

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Vous avez dit Tradition ?

Message par Athéna le Dim 8 Mai 2011 - 1:45

Ilibade a écrit:Pourtant, ces français de l'Est, comme vous les appelez ont toujours voulu être français plutôt que germaniques.
On a retrouvé les manuscrits des sondages de l’époque ?
Ou vous êtes en train de confondre un Clovis qui comme tous les autres chefs des royaumes barbares alentour, constamment en guerre, cherchait à étendre son influence et ses possessions, avec les Capétiens qui 5 siècles plus tard reprirent leurs territoires aux Plantagenêt? Parce-que là, ce sont les français de l’ouest .A moins que ce ne soit avec l’Alsace-Loraine du XXe siècle ? Quand on refait l’histoire en s’appuyant sur des légendes et des mythes, on en est pas à un millénaire près.

Il est un fait que c'est cette région qui est la plus sensible à toute pénétration étrangère. C'est pourquoi, c'est en Allemagne que vont germer toutes les formes contre-traditionnelles, dont la féodalité, d'origine purement germanique, qui va miner l'intégrité et l'unité du peuple français.
Vous êtes fatigant avec vos traditions et autres contre traditions, il n’y a absolument rien dans les comportements des uns et des autres qui puisse les distinguer. Seigneur, roi, empereur, la dénomination dépend de l’étendue du territoire sur lequel ils règnent. Territoire qu’ils défendent tous et qu’ils tentent tous d’agrandir par tous les moyens, (quelque soient leur origine, et qu’ils règnent au nom de Dieu ou qu’ils soient chef de l’Eglise protégés par les dieux), selon la plus pure tradition de la puissance via la guerre, qui caractérise l’histoire de l’humanité, du clan au peuple en passant par la tribut.
Ce qui a « miné l'intégrité et l'unité du peuple français. » scindé le royaume franc, c’est sa division, à la mort de Clovis, entre ses fils, conformément à la tradition franque. L’empire de Charlemagne fût scindé pour les mêmes raisons, en Francie orientale, Francie occidentale et Francie médiane. Est-ce dès lors, la Francie orientale, forcément de même tradition que les deux autres, que vous qualifiez d’Allemagne ?
Je vous rappelle quand même que les empereurs de cette Francie devenue Empire germanique ont tous lutté contre le luthéranisme et le calvinisme dans des guerres de religion interminables pour maintenir la religion catholique, il y a pire comme comportement contre traditionnel ; et que c’est sous la pression de la France devenue impériale qu’est dissout le Saint Empire germanique. La France ne représente pas plus La Tradition que n’importe quelle région d’Europe, chacun a les siennes.

Lorsque l’Eglise est apparue, c’est elle qui a persécuté.
Oui, si on évoque l'Eglise romaine, mais non si on évoque l'Eglise catholique. Et c'est bien ici que les lecteurs doivent "percuter" car la Tradition universelle ne se trouve que dans la seconde, qui a commencé à poindre au 1° siècle avant notre ère pour se constituer véritablement dans le courant du 2° siècle
Il n’y avait pas d’Eglise catholique au premier siècle. Il y avait des sectes chrétiennes, qui se disaient catholiques orthodoxes. La date à laquelle cette religion est devenue officielle marque symboliquement le début à la fois de la chrétienté et des persécutions qu’elle a pu se permettre au nom de la « doctrine droite » et « universelle », et c’est cette doctrine qui se répandit le plus souvent par la force dans tout l’occident. C'est-à-dire les dogmes de l’Eglise catholique romaine que les « très chrétiens » rois de France aidèrent à maintenir contre toute forme d’hérésie.

le christianisme est un syncrétisme

Si le christianisme avait été un syncrétisme, il n'aurait pas duré autant et ne serait plus aujourd'hui aussi vivant. Malgré les apparences, la foi chrétienne n'a pas disparu complètement, elle s'est seulement atténuée.
Si le christianisme n’avait pas été un syncrétisme, il n’aurait pas duré du tout.
Toutes les religions sont des syncrétismes. Elles viennent d’autre chose et vont vers autre chose, ce ne sont que des souffles, des instants de l’histoire de l’humanité.

Quelle liberté peut avoir la conscience ? Ce que vous appelez liberté de conscience, c'est surtout la possibilité de pouvoir se tromper et aussi celle de pouvoir se corriger.
Si les autorités religieuses avaient inspiré une liberté de conscience, cela aurait été naturellement contraire à l'enseignement de la Tradition,
Ce n'est pas un avantage intellectuel de vouloir la liberté de conscience,
....
vous voyez bien comment les personnages publics se chargent de distiller un nouveau catéchisme qui embrigade la liberté de conscience nécessaire à la pratique religieuse.
pette de rire

Quand au sens caché des évangiles, il n'a d'intérêt que pour ceux qui s'adonnent à la façon des francs-mâchons Les évangiles n'ont pas de sens caché, comme l'affirment les juifs à propos de la tradition kabbaliste qui est une forme de la tradition qui n'autorise qu'une pratique d'expert dans un usage frauduleux de la Tradition.

Sa théologie impose de croire à une compréhension littérale de toutes les données symboliques, tout son système dogmatique est erroné.

Soit. Démontrez-le nous !

Je me fous éperdument de la kabbale, de toute forme de connaissances secrètes et autres traditions ésotériques. Je parle de la symbolique des images des mythes. Il est clair pour moi que Persée n’a pas tranché la tête de la Gorgone avant de s’envoler sur un cheval ailé, pas plus qu’un dieu fait homme (donc assuré de sa survie), né miraculeusement d'une vierge, ait été crucifié, soit mort pour redevenir vivant trois jours plus tard en apparaissant à ses potes avant de remonter au ciel pour s’assoir à la droite de son père après avoir « sauvé les péchés du monde ». « La lettre tue » prévenait Paul. « Je crois parce que c’est absurde » lui répondirent les théologiens. Le problème, c’est que le fondement religieux est le support de la culture de chaque peuple, et que notre culture est fondée sur la lettre. La déchristianisation est due au scepticisme, on ne peut pas croire éternellement parce que c’est absurde, il arrive un moment où, plus cultivé, moins naïf, l’esprit se rebiffe. Sans compter sur une histoire sanglante de l'Antiquité aux lumières qui ne parle pas non plus en sa faveur.
de plus en plus de gens sont croyants dans le fond d'eux-mêmes, même sans se l'expliquer, mais ils recherchent véritablement à se dégager des liens d'une pensée de délire, et il ne faut pas attendre très longtemps dans l'évolution intellectuelle d'un individu pour que celui-ci s'aperçoive de l'ampleur du désastre.
Je ne vous le fait pas dire...

ensuite, parce que le christianisme (dans sa variété catholique)
Le christianisme est uniquement catholique, c'est-à-dire universel. Il n'y a pas dans une forme traditionnelle de variété comme cela se rencontre dans l'application individuelle des principes.
Il y a au moins trois « variétés » : catholique, orthodoxe et protestante, et il faut bien les distinguer. Quand on parle de l’histoire, des agissements, des dogmes d’une des Eglises, ça ne se rapporte pas aux deux autres.
Et ce n’est pas parce qu’une de ces Eglises s’est auto proclamée universelle qu’elle l’est d’avantage dans les faits que le Bouddhisme, le judaïsme, l’islam, les polythéismes grecs, romains, gaulois et bien d’autres, qui ont tous une part d’universel. A ce compte là, autant parler de déclaration catholique des droits de l’homme, quand certains aspects du christianisme ne le sont pas.
Vous ne voyez dans la religion qu’une tradition commune qui assure un lien social fondé sur le théologico-politique. Mais une religion, c’est aussi un discours de la superstition, c'est-à-dire, l’aliénation des hommes, (« opium du peuple » « névrose obsessionnelle de l’humanité ») et ce n’est quand même pas rien. On veut bien être reliés, mais pas avec n’importe quels liens.

Je ne pense pas que le paganisme et l'arianisme aient un quelconque rapport avec les valeurs nobles d'un peuple.
Il serait peut-être temps de définir clairement (si possible) ce que vous entendez par « valeurs nobles » ou « instinctives », « naturelles » (ce qui n’est pas forcément synonyme) et « Tradition » avec un grand T « universelle », « première », « primordiale » ou que sais-je encore.
Parce que je me demande bien pourquoi, ne pas considérer Jésus comme un dieu, aurai pu avoir une quelconque influence sur les valeurs nobles d’un peuple. Quant au polythéisme, il est à la base de civilisations assez grandes et prestigieuses pour qu’on ne puisse pas douter une seule seconde qu’il assurait des liens sociaux.


Charlemagne est une figure de l'Empire, il n'avait rien d'un roi Très-chrétien.
Charlemagne était le roi très chrétien des francs. Sa seule différence avec Clovis, c’est qu’il a réussi à étendre d’avantage son royaume. Il avait à l’encontre du pape exactement le même comportement que celui que vous encensez chez les rois très chrétiens qui lui ont succédé, mais dont le royaume était entre temps redevenu trop petit pour qu’ils soient couronnés empereurs.


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Re: Vous avez dit Tradition ?

Message par Athéna le Dim 8 Mai 2011 - 1:57

C'est un peu comme en France, un royaume de l'incohérence logique. L'endroit le plus fréquenté et où l'on meurt le moins est assurément la route. La probabilité de mourir sur la route est bien plus faible que celle de mourir chez soi ou à l'hôpital, elles mêmes encore plus faibles que celle de mourir dans le ventre de sa maman. Or dites-moi où se porte aujourd'hui la priorité de votre République démocratique ? Et bien, de façon extrêmement curieuse et comme un défi aux mathématiques les plus élémentaires, on note un maximum de répression là où il n'y a pas d'enjeu, alors qu'on a légalisé les pratiques les plus contraires à l'humanité. Vive les droits universels de l'homme, qui, dans une totale frénésie d'incohérence affirment que les hommes naissent libres et égaux en droit, alors mêmes qu'ils ne peuvent accéder à l'égalité du droit de naître ! Cherchez l'erreur !

Des erreurs, il y en a plusieurs, mais de votre fait.
Mourir chez soi ou à l’hôpital suppose une mort naturelle, je ne vois pas en quoi l’Etat aurait à intervenir dans ce processus, sauf pour dépénaliser l’euthanasie afin que chacun puisse mourir comme il l’entend.
Ensuite, toute personne ayant perdu un proche dans un accident de la route à cause d’un chauffard, ne manquera pas de trouver obscène que vous ne voyez pas d’enjeu dans la répression autoroutière. Troisièmement, à moins de faire de la reproduction un devoir, naître n’est pas un droit. L’Etat laisse la possibilité à toute personne à qui il semble totalement irrationnel de vouloir donner un statut à l'embryon, de lui préférer une personne consciente. Faut-il, au nom d’un agrégat microscopique de cellules, vouer chaque année des milliers de femmes aux avortements clandestins, avec leur cortège d’horreur et de souffrance? Nos peuples ont jugé que non, par quoi ils ont fait preuve d’humanité et d’intelligence ; La société a admis que la vie d’un être achevé était plus importante que celle d’un être en puissance. Donc, oui, on peut dire vive les droits universels de l'homme, qui ne manquent certes pas de cohérence.

Il n'existe aucune démocratie à notre époque, et ce n'est pas suffisant de se qualifier de démocrate sans cesse comme un leitmotiv desservi par un vinyle rayé pour la faire exister.
La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité).
Elles se distinguent aussi par la liberté des individus, la règle de la majorité, la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), la consultation régulière du peuple (élection et référendum), la pluralité des partis politiques, etc… ce qui les différencie des systèmes monarchiques, où le pouvoir est détenu par un seul, ou oligarchiques où le pouvoir est aux mains d'un groupe.
Ainsi définies, les démocraties existent bel et bien, mais je suis néanmoins, d’une certaine façon, d’accord avec vous. Une société peut tendre à la démocratie, il est dans son concept de ne jamais être achevée. C’est ce que le vrai démocrate est capable d’admettre : toutes les sociétés sont imparfaites ; jamais les sociétés ne sont des communautés. La « bonne communauté », c’est le credo, le fantasme de l’intégriste.
En fait, la démocratie est le premier régime qui ose se passer absolument de religion. Plus de légitimation ni de garantie de dieu (ou du parti) pour fabriquer du lien social. Vouloir l’autonomie, c’est vouloir devenir adulte, mais ce n’est pas rassurant, voilà pourquoi je disais l’autre jour que la perte de la certitude est une souffrance morale que l’intégriste refuse préventivement. Peur de l’inconnu, besoin rassurant de ses quatre murs comme repaire et de « papa » aux cieux, un enfant qui ne veut pas grandir, quitter le doux cocon de ses certitudes, bref, c’est un couillon.


Il y a autant de différences aujourd'hui entre un français et un allemand, qu'il pouvait y en avoir à l'époque prémédiévale entre le peuple français, symbole d'ordre social et les autres peuples qui l'environnaient et qui étaient eux, inféodés à l'Empire.
Vous avez un don inné pour la fabulation qui atteint des proportions gentiment colossales.
Un Etat anarchique n’est pas viable, encore moins un empire. L’ordre social est donc de mise là comme ailleurs. Le plus difficile restera de le comparer à celui d’une France qui à l’époque pré-médiévale n’existait même pas à l’état de fantasme. Il va falloir trouver ailleurs une explication aux différences franco-allemandes.

La déclaration universelle des droits de l’homme est de loin ce qu’on a fait de mieux jusqu’à aujourd’hui en matière de droit universel
Elle ne pourra jamais rivaliser sur le plan logique avec la rigueur du droit divin, qui a été un facteur d'ordre et de rassemblement. Ensuite, ce n'est pas à une humanité révolutionnaire et tortionnaire de la nature que les gens sont sensibles, mais à tout ce qui exalte leur vertu collective.
Les droits de l’homme sont incontestablement un facteur de rassemblement, mais pourriez-vous nous donner les articles qui constituent le « droit divin », que nous puissions comparer ?
Ensuite, pour 98% de ceux qui s’intéressent aujourd’hui à la protection de la nature, il s’agit avant tout de protéger indirectement l’homme de lui-même. Autrement dit, l’écologie s’inscrit à l’évidence, comme les demandes de santé, la bioéthique et l’humanitaire, dans l’immense logique humaniste de l’Etat providence. Ce qui signe l’échec de ces « exaltés » de la « vertu collective » qui oscillent sans cesse du rouge au brun, dans cette hantise névrotique d’en finir avec l’humanisme, et qui plongent leurs racines dans le nazisme tout en poussant leurs branches jusque dans le plus extrême gauchisme culturel.



partout, les êtres humains ont le droit de ne pas être torturés, tués, mutilés, de ne pas être réduits en esclavage, de recevoir des soins, d’avoir accès à l’éducation, à la culture, partout, les êtres humains doivent pouvoir penser et s’exprimer librement...
Pourtant, au nom des droits de l'homme, on torture, on tue, on mutile, on réduit en esclavage, on empêche des soins, on bombarde les écoles, on porte atteinte aux cultures les plus traditionnelles, on empêche les gens de penser et d'exprimer librement leur pensée. C'est le cas en France avec bon nombre d'auteurs, dont certains sont actuellement en prison, ne bénéficiant pas de ce que vous appelez des droits fondamentaux. Aussi, j'aurais tendance à dire non pas "partout", mais plutôt "nulle part".

Je vous invite à lire le contenu de cette déclaration, histoire de juguler si c’est encore possible ce délirium qui va s'accroissant exponentiellement.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 11
Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Article 25
Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ;

Article 26
Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental.

Que ces droits fondamentaux, soient bafoués partout, peut-être, mais alors, ils le sont malgré la Déclaration, et non pas « en son nom » !!!



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Re: Vous avez dit Tradition ?

Message par Athéna le Dim 8 Mai 2011 - 2:08

Et vous avez tort, car on ne choisi pas sa communauté
Ce n'est nullement un inconvénient. Mon chat ne s'est jamais plaint d'être un chat. On est ce qu'on est et cela doit suffire. De toute façon, à quoi bon discuter la nature des choses ?
Je ne discute pas la « nature » des choses. Et je ne connais aucun humain qui se plaigne d’être un humain.
Un chat, un humain, une plante…ce sont des espèces, pas des communautés.

La laïcité ne veut absolument pas éradiquer les différences. Elle les remet simplement à leur place, qui est la seconde.
La nature leur confère la première place. C'est bien par la connaissance des différences entres les espèces chimiques ou les familles cellulaires, qu'on a progressé en science et non le contraire.
Vous avez quand même une culture de la contestation qui n'est pas naturelle. Qu'espérez-vous en tirer ?
La preuve de mon humanité.
Qu’il y ait des « espèces » chimiques différentes, c’est déjà discutable dans les termes, mais admettons.
Le fait qu’il n’y ait par contre qu’une seule espèce humaine rend vos exemples nuls et non avenus, aussi bien au niveau chimique que cellulaire. De plus, l’homme est par excellence un être dénaturé. C’est même sa différence spécifique d’avec les autres êtres, y compris les chats. C’est par là qu’il échappe aux cycles naturels, qu’il accède à la culture, voire à la sphère de la moralité qui suppose un être-pour-la-loi et non seulement pour la nature. C’est parce que l’humanité n’est pas rivée à l’instinct, aux seuls processus biologiques, qu’elle possède une histoire. Que les générations se suivent et ne se ressemblent pas nécessairement, là où le règne animal (et a fortiori celui des cellules), observent une parfaite continuité.
La haine sans faille que vous témoignez envers toute forme de culture humanistique, et en particulier envers l’héritage honni des lumières, est aussi haine de l’humain comme tel. Elle vous entraîne à faire des amalgames assez odieux.
La première place revient à l’humain, nous sommes d’abord de la même espèce, et à ce titre, égaux en droit, viennent ensuite les communautés qui sont d’ordre culturel, donc artificiel. La nature nous a fait humains, d’abord et avant tout, comment pourrait-elle conférer la première place à une construction artificielle ?

Il ne s’agit donc pas, contrairement à ce que vous voudriez faire croire, d’une population unanimement attachée à ses coutumes
Partout j'ai rencontré des gens particulièrement attachés à leurs coutumes, leur mode de vie et leur croyances. Un jeune musulman est fier d'être musulman. Ce que vous dites est si peu humain qu'on a le sentiment que l'humain vous dérange.
Et vous voudriez faire croire que c’est moi que l’humain dérange alors que c’est vous qui tenez les propos les moins humain. Vous représentez le pire d’Aristote qui justifiait l’esclavage « par nature ».
La culture est une abstraction, pas une réalité ontologique, elle n’est pas inscrite dans l’être des hommes au même titre que leur état biologique. Que des gens soient attachés à leurs coutumes, c’est une chose, (grand bien leur fasse) mais obliger à ce titre, toutes les personnes d’une communauté à respecter toutes les coutumes de leur communauté, c’est bafouer leurs droits, celui notamment de refuser de se contraindre à des pratiques qui leur semble moyenâgeuses ou rétrogrades fussent-elles millénaires.

Vivre dans une communauté, c’est pour beaucoup être prisonnier de la culture de son pays
C'est quand même infiniment mieux que vivre individuellement.
Pour celui qui rêve de voir l’espace public réduit à une mosaïque de groupes homogènes, certainement. Mais certainement pas pour celui qui rêve d’un monde où on arrête de mettre les gens dans des catégories, et pour qui la notion de Sujet a encore un sens.
On peut aussi préférer une autre culture que la sienne (au moins sous certains angles). Il n’y a aucune raison de contraindre au « tout ou rien ».


comme si c’était le choix délibéré de tous ses membres
Mais, ce n'est pas parce qu'on n'a pas le choix que c'est forcément une mauvaise chose. En quoi le choix permet-il de mieux vivre sinon de placer les gens devant la résolution de questions alors même qu'ils n'ont pas conscience de tous les paramètres qui ont présidé à leur incarnation ? La vie sur terre obéit à des impératifs que l'homme ne peut pas discuter, et notamment celui de s'incarner dans tel peuple ou tel autre, n'est pas un choix de l'individu incarné, mais une question liée au passé individuel ou collectif.
Enfin, comme ce corps mystique demeure au moment de la mort, celle-ci n'étant qu'une perte du niveau physique (par abandon du niveau moléculaire, ce qui implique que ce corps éthérique est inframoléculaire), l'âme individuelle n'est pas "trouvée nue".

C’est toujours une chose exécrable que de ne pas avoir le choix, on doit pouvoir s’inscrire dans des communautés sans perdre son autonomie.
De plus, que savez-vous des paramètres qui ont « présidé à notre incarnation » et de ses « impératifs »?

Vous avez beau faire comme si vous saviez réellement quelque chose à ce sujet, et essayer de nous vendre vos affirmations gratuites présentées comme des certitudes établies, ça reste, malgré vos efforts, tout aussi vendable qu’une voiture sans moteur.
Non seulement, vous continuez à confondre dans un même concept une « situation » et une « détermination » mais vous le faites en vous fondant sur une croyance. C’est un peu léger. N’importe quelle autre croyance prise au hasard et qui dit le contraire suffirait à annuler votre théorie.

Comme je viens de vous le dire, les valeurs, si elles sont vraiment nobles ne peuvent tendre qu’à l’universalisme
C'est là le plus grand mensonge du Diable. Rien dans notre monde ne sera universel de la simple facture des humains.
Je n’avais pas précisé. Alors ne vous gênez pas pour penser qu’elles ne sont pas de facture humaine, bien que je ne voie pas du tout de quelle autre facture elles pourraient être. Mais comme je n’en ai rien à cirer des superstitions, je veux bien vous faire plaisir, et parler comme les prophètes : les valeurs, si elles sont vraiment nobles, sont des vérités révélées qui ne peuvent tendre qu’à l’universalisme.
Ca vous va comme ça ?



mais de là à instaurer un mariage homosexuel qui ne serait explicable que par un besoin émotionnel de quelques individus (une fraction faible des homosexuels), cela me paraît une complication inutile face aux urgences de notre époque.
Ce ne devrait pas être trop compliqué, ni prendre trop de temps, d’autoriser toute personne adulte à pouvoir signer les contrats qu’elle souhaite avec qui elle le souhaite sans faire de discrimination. On a bien trouvé le temps de débattre sur une identité nationale.


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Re: Vous avez dit Tradition ?

Message par Athéna le Dim 8 Mai 2011 - 2:28

Parce que vous trouvez qu’encourager la natalité est une cause politique à défendre vous?
Et bien oui, je suis comme tout le monde. Evidemment, cela s'entend du choix conjoint d'un retour à la tradition. D'une certaine façon, je suis bien plus favorable à encourager la natalité au sein de mon peuple plutôt que de favoriser celle des peuples différents du mien. Mais cela est aussi conforme à la nature. De façon globale, nous ne sommes pas trop nombreux sur terre contrairement à ceux qui veulent vous le faire croire. N'ont-ils pas limité la démographie humaine à 500 millions ? Alors cela explique pourquoi ils se sont lancés à outrance vers l'eugénisme, et la tentation de procéder à la stérilisation des populations a déjà fait l'objet d'expérimentations concluantes.


Comme tout le monde !?! cyclops
Et à quelle tradition faites-vous allusion cette fois –ci ?
Premièrement, la lutte contre la surpopulation, n’a rien à voir avec l’amélioration du patrimoine génétique de l’humanité, que suppose l’eugénisme.
Deuxièmement, Je ne connais que les adeptes de l’écologie profonde (James Lovelock) pour préconiser une limitation démographique à 5oo millions d’individus.
Nous étions approximativement deux milliards en 1860, trois milliards en 1910, quatre en 1950, cinq en 1980, six en 2OOO, six milliards et demi aujourd’hui, nous serons sept milliards en 2O12, huit en 2020. Si nous continuons sur notre lancée « lapinique », nous serons probablement entre 12 et 15 milliards en 2100. Il faut croire que les agents abortifs dissimulés dans les vaccins par l’Organisation mondiale de la santé manquent nettement d’efficacité, pette de rire il y a mieux comme « expérimentations concluantes ».

Vous ne voyez pas que le « croissez et multipliez » qui était pulsion de vie au temps de Moïse est devenu aujourd'hui menace de mort?
Je m'excuse, mais je vois la menace de mort ailleurs. Nous ne manquons pas à notre époque de moyens de destruction que vous soyez ainsi obligée de faire appel à la natalité, fonction vitale, comme menace de mort
Qu’il y ait d’autres moyens de destruction, n’exclus pas celui là. Et je ne suis pas obligée de faire appel à la natalité, j’en parle pour répondre à un de vos posts. Si vous aviez parlé de la construction de nouvelles centrales nucléaires, ou de la bombe atomique, j’aurais parlé d’autre chose que de la natalité.

Et bien non ! Perdu comme dirait Dan26 ! La religion, c'est l'état de départ de toute existence. C'est d'ailleurs pourquoi cela s'appelle religion qui vient du latin religere qui signifie "lier à nouveau". Le vivre ensemble, masculin et féminin a donc précédé la séparation des deux.
Je ne sais pas ce que j’ai perdu, mais je peux vous dire que vous n’avez rien gagné en donnant la traduction d’un mot latin inexistant pour soutenir une phrase qui ne veut rien dire : Le vivre ensemble, masculin et féminin a donc précédé la séparation des deux. La séparation des deux quoi ? masculin et féminin ? Alors, vous vous trompez triplement.

1)Bien que de toute évidence, l’existence des anciens eut un départ, ils n’avaient pas à proprement parler de religion, mais une cosmologie.
Perdu !

2)Une multitude de légendes primitives évoquent la séparation originelle des sexes, comme si elles transmettaient le lointain souvenir du temps de l’homo erectus…et certains signes laissent à penser que dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs du paléolithique, hommes et femmes avaient deux styles de vie bien distinct et qu’ils formaient peut-être deux sociétés relativement séparées, se tolérant l’une l’autre.
D’abord dépendance réciproque, prémisse de complémentarité, ensuite vie de groupe, et vivre ensemble, ce qui est toujours d’actualité il me semble. Pas besoin donc de « lier à nouveau »
Encore perdu !
3)Mais ce n’est pas bien grave qu’il ne soit pas nécessaire de « relier à nouveau » puisque le latin relegere signifie « relire » (les actes du culte) et religare signifie « relier » (à Dieu). A propos de religare, cette étymologie est de plus en plus souvent considérée comme douteuse, elle tend à laisser sa place à relegere, qui signifiait aussi "recueillir". En ce sens, la religion ne serait pas d'abord ce qui relie, mais ce qu’on recueille, ou ce qu’on relit. Que relit-on ? Une révélation ou une tradition, assumée, interiorisée, à la fois individuelle et commune (et en ce sens les deux étymologies se rejoignent : relire, même séparément, les même textes, ça crée des liens...) Rien à voir avec ceux qui lieraient à nouveau des hommes et des femmes qui se sont séparés à une époque que vous seul semblez connaître.
Encore perdu !

Les athées ne sont représentés par personne pour la simple et bonne raison qu’ils n’entendent pas avoir de porte parole et refusent d’adhérer à un quelconque mouvement.
Vous avez de très sérieuses lacunes en histoire. Il y a eu dans les deux derniers siècles et il y a encore aujourd'hui, des mouvements politiques qui font profession d'athéisme. Il y a donc nécessairement des porte-paroles de ces mouvements. Et contrairement à vos affirmations, ces mouvements sont souvent assez incompatibles avec l'idée des droits de l'homme que vous tentez de nous vendre. Je pense notamment à la Chine, qui est à la fois un pays dont l'idéologie athée est dominante et dont les droits de l'homme sont assez faiblement réussis. Rassurez-vous, les droits traditionnels aussi y sont massacrés.
Je vous pense très mal placé pour juger des connaissances et des lacunes des autres en histoire. Les vôtres (d’histoires) ne se basent sur aucun fait historique, ou alors, très vaguement et pour le déformer, (comme certains mots dont vous déformez ou déviez le sens pour les faire coïncider avec votre idéologie).
Bref, je ne connais qu’une seule idéologie politique qui fasse profession d’athéisme, c’est le communisme. (bien que personne ne doute plus aujourd’hui que le marxisme fût une « religion de salut terrestre »). Ces partis ont comme tous les autres leurs porte-paroles, qui ne sont en rien les porte-parole des athées (sauf si ils sont communistes, et seulement dans ce sens). Il est donc parfaitement exact de dire que les athées, en tant qu’athées, ne sont représentés par personne.


Comme quoi on peut être rebelle sans être réactionnaire.
C'est le contraire, on ne devient rebelle que par réaction.
une certaine réaction populaire et rebelle monte en puissance dans à peu près tous les pays.
Oui, mais on peut réagir ( S'opposer à quelque chose en exerçant une action en retour)
sans être réactionnaire, (s'opposer aux évolutions, par un retour vers un passé idéalisé) tout comme on peut être attaché à une tradition qu’on se fait un devoir de transmettre et d'enrichir, sans être traditionnaliste (volonté de retour à des valeurs traditionnelles, et non de transmission d'un héritage), et tout comme on peut être une personne intègre ( d’une grande honnêteté), sans être intégriste ( refus de toute évolution, particulièrement de la religion, au nom du respect de la tradition).

Le progrès peut métaphoriquement désigner le fait de cesser de tourner en rond.
Le jour où vous ne tournerez plus en rond, il faudra vraiment vous en inquiéter.
Je n’ai aucune raison de m’inquiéter. Contrairement à vous, j’arrive à faire la différence entre « tourner rond » et « tourner en rond ».

La spiritualité se déploie par un aménagement du mode de vie, à la fois individuel, familial, collectif et général. Et tous ces niveaux coopèrent à l'objectif universel.
En se plaçant entre les deux, la laîcité bloque la voie spirituelle qui relie l'En-Haut et l'En-bas. Elle ne le fait pas seulement pour le christianisme, mais pour toute forme religieuse qui nécessite d'aménager le mode de vie terrestre. Ce mode de vie terrestre est partagé entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel dont seul l'équilibre harmonieux permet un aménagement correct et satisfaisant du mode de vie, à tous les niveaux. Ce mode de vie recherche et admet l'existence d'une souveraineté transcendante qui prend amplement le dessus sur les pouvoirs temporels et spirituels de notre monde, sans pour autant entrer dans leur conflit mutuel. Ces deux pouvoirs sont des pouvoirs impériaux, et n'ont rien à voir avec la démarche du Roi-Prêtre.
L'époque moderne est née d'un conflit que le pouvoir impérial temporel a mené contre la tradition, ce qui l'a obligé à combattre aussi le pouvoir impérial spirituel, lorsque celui-ci se trouvant sans légitimité, avait besoin de défendre la tradition pour survivre.
Etc..etc…etc… etc…
Hormis le fait que la laïcité, c'est le respect de la diversité à condition que soit respectée l'unité de la nation, que ce n’est ni l’athéisme, ni l'antireligieux, qu’on peut parfaitement être laïque, croyant et attaché à une tradition, que de ce fait, la laïcité ne bloque rien du tout, il faudrait un fil entier pour reprendre toutes les inexactitudes, les présentations tendancieuses des faits, les affirmations gratuites présentées comme des certitudes établies, qui constituent l'ossature de ce que vous écrivez.
La Pensée Unique irrationnelle, le point de vue de la "Tradition Primordiale d'origine non-humaine" l'existence d'une souveraineté transcendante, et toutes les superstitions assimilées à ces croyances indémontrables, et à sa kyrielle de fantasmes, m'indiffèrent autant que toute la clique des occulto- mystiques de la fin du XVIIIe siècle, et l'indémontrable "point oméga" de Teilhard.
C'est toute cette formidable libération de la pensée humaine que vous piétinez en déballant des fantasmes de théocratie, d'immobilisme et de hantise du progrès. Or, le monde est mouvement. Il est changement perpétuel.
Le problème avec vous, c’est que vous êtes sans nuance. C’est le « tout blanc » d’une tradition et d’un passé perdu que vous idéalisez à outrance comme s’il était sans défaut, contre le « tout noir » de tout ce qui à suivit la renaissance et qui à culminé à la révolution, comme si rien de positif n’en était sorti. Et c’est toute l’histoire que vous refaites à partir de ce point de vue erroné.

Je suis la première à admettre que la logique néolibérale est une dynamique folle, qui provoque des dégâts terribles et représente un véritable recul de la civilisation, et qu’il faut lui donner un coup d’arrêt. Mais ce qui m’inquiète, c’est que si nous ne le faisons pas, d’autres sont déjà en train de le faire, les intégristes religieux, les islamistes, les populistes, les néofascistes, les nationalistes ethniques...Alors, ou les démocrates entament une métamorphose pour le meilleur, ou on accepte que d’autres le fassent pour le pire.

Athéna
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Re: Vous avez dit Tradition ?

Message par Athéna le Dim 8 Mai 2011 - 2:29

je sors

Athéna
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