Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

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Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par gaston21 le Lun 12 Sep 2011 - 23:08

J'ouvre ce sujet pour ne pas surcharger celui sur l'euthanasie . Notre chef vénéré veille jalousement à ce qu'on ne s'éloigne pas trop de l'intitulé et je crains qu'il ne me fasse les gros yeux...
Nous sommes tous d'âge très différent, de croyances ou incroyance multiples et il serait intéressant de comparer nos différents points de vue .
Pour ma part, si j'observe l'évolution de ma pensée, je constate que plus je vieillis, plus l'approche de ma propre disparition m'indiffère . Je la vois se rapprocher sans aucune appréhension, presque comme l'approche du vrai repos. Plus de difficultés, de pépins, de douleurs à droite ou à gauche ( pourtant, je jouis d' une très bonne santé )...Le sac qu'on pose sur l'herbe pour s'y étendre en disant ouf ! Ce qui me fait peur, c'est l'infirmité, l'anosognosie de mon conscrit Chirac..., et les ennuis du grand âge .
Le saut dans le grand Vide ? M'en fiche !
Je ne raisonnais pas ainsi quand j'étais plus jeune . Je me souviens avoir été surpris par la réflexion d'un de mes adjoints qui , à la veille de son départ en retraite, me disait qu'il voyait sa propre mort comme une délivrance; j'avais trente ans à l'époque et j'avais été stupéfait. Deux ans après, il s'éteignait...
Il serait aussi intéressant de comparer les attitudes en fonction des croyances de chacun . Mon père était d'une croyance très modérée, et à 82 ans, il préférait mourir que d'avoir une jambe en moins pour cause de gangrène. Ma mère est morte à 90 ans dans la peur panique de l'enfer ( j'en rage toujours !). J'ai donc tendance à penser que l'athée ou l'agnostique voient leur propre échéance avec un esprit plus serein .
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par zizanie le Lun 12 Sep 2011 - 23:24

Quand on a une vie bien remplie, on appréhende la mort sereinement ... Par contre souffrir, non, c'est différent, d'où l'intérêt de l'euthanasie. minidodo
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Lila le Lun 12 Sep 2011 - 23:27

je suis un peu comme toi, Gaston, mais cela toujours été le cas. Jeune, c'était de l'inconscience, mais j'y ai beaucoup réfléchi, j'y ai été confrontée de près, je peux donc affirmer que je n'en n'ai pas peur du tout, je suis même plutôt curieuse.
Ma seule inquiétude est de peser sur mes proches. La souffrance ne me fait pas peur non plus, il y a beaucoup de moyens de la contrer (j'y arrive assez bien par des exercices mentaux aussi), et en dernière extrémité, je suis disposée à demander l'euthanasie, mais seulement en cas de souffrance intolérables et incurables.

J'ai eu une vie super bien remplie, géniale, et je partirai donc sans regret. J'aime la vie passionnément et j'ais bien l'intention de profiter de ce qui me reste! J'ai beaucoup de projets, mais aucun n'est indispensable à la survie de l'humanité clown

Je ne suis pas sûre du tout qu'il y ait une vie après, quoique cela me semble le plus logique, je dirais à 70 ou 80%.

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Magdalena le Mar 13 Sep 2011 - 3:22

J'ai toujours eu le sentiment, depuis toute petite, qu'on avait bel et bien une âme qui perdurait après la mort, je viens pourtant d'une famille de bouffeurs de curés (1er baptême républicain de mon village).
Adolescente, dans les questions existentielles, ma plus grande peur était que mon hypothèse de départ soit fausse. J'avais peur du vide, de la vanité de l'existence (à quoi bon vivre si c'est pour disparaître). Je ne pouvais accepter l'idée que notre conscience soit un jour réduite à néant.
Aujourd'hui (je précise que j'ai 33 ans), j'ai l'intime conviction que si, on perdure. Les récits de NDE, aussi bien dans les bouquins que dans mon entourage, ont fini par confirmer mon sentiment de départ. Je me dis même que ce doit être une expérience sympa, donc comme Lila je serais plutôt curieuse. Et sereine.
Je ne suis pas bien sûre d'être agnostique, cette conviction fait plus de moi une croyante (j'ai foi au moins en ça, et c'est déjà pas si mal !) Par contre je n'ai jamais eu peur d'un quelconque enfer ou punition, même intuitivement, pour moi ça «cadre pas» : une damnation éternelle, c'est comme la peine de mort, ça n'a aucun sens. Encore une vanité.
Par contre Gaston, du coup, ça ne confirme pas ton sentiment que l'athée ou l'agnostique est plus serein.

Je sais qu'un athée pense qu'une fois mort, game over, basta, finito. Mon copain est dans ce cas, et je ne vais pas le faire changer d'avis.
Dès fois, harassé par les tracas de la vie, il me dit «Y'a des jours où j'ai envie d'en finir, que ça s'arrête». Un peu comme une délivrance, oui, des souffrances terrestres, ce dont tu dis «pose son sac». Alors là, sachant qu'il ne croit pas en une vie après la vie, je lui réponds sur le ton de l'humour «C'es con, tu serais même pas là pour en profiter !» rire Et ça repart… Wink
Mais c'est vrai que ça m'a toujours posé question : si on est convaincu que notre conscience ne perdure pas après la mort, comment peut-on la concevoir comme délivrance, alors même qu'on ne sera pas conscient, présent, à cette délivrance ?
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Anthyme le Mar 13 Sep 2011 - 7:13

Une froide logique conduit à penser que la mort libère de …
… la souffrance, par exemple ; ou de la sauvagerie des hommes.

C’est ce qui devait pousser les pendus de Treblinka à passer à l’acte …
… les « athées » … comme les « croyants ».

les pendus de Treblinka … … … …:

Le fond de la vie … Le fond de l’homme …


J’étais devenu l’un des Totenjuden, un Juif de la mort, et j’ai su que le ghetto, l’Umschlagplatz, le wagon qui nous avait conduit à Treblinka, le camp d’en haut d’où je venais, n’étaient rien.
Ici était le fond. Le fond de la vie, le fond de l’homme.

[…]

Ivan, l’immense Ukrainien à la tête minuscule, comme réduite, nous surveillait. Il tuait pour rien. Alors je chargeais les corps les plus lourds, deux parfois, pour prévenir son coup sur le visage qui ferait de moi un klepssudra, pour prévenir son ordre : « Descends ! » C’était la fosse et il forçait même les prisonniers condamnés à se coucher sur les cadavres encore chauds que nous venions de jeter.
Il fallait courir, toujours, et nous soufflions à peine, la faim au ventre. Je choisissais les « dentistes » qui travaillaient vite, inspectant parfois en moins d’une minute la bouche du cadavre, cet homme ou cette femme qui une demi-heure avant était un être de vie, la tête pleine de souvenirs, la mémoire chargée de toutes les richesses des vies passées. Le doigt glissait dans la bouche et la tenaille arrachait. Il fallait choisir un bon dentiste car rester immobile avec un corps à bout de bras quand on est aux limites de l’épuisement est une épreuve insupportable. Et l’homme fatigué doit mourir.
Alors, je courais, rythmant ma respiration, serrant les dents : vivre, Martin, vivre, les tuer. Ces mots m’emplissaient les yeux, la bouche, la tête. Ils étaient ma drogue, ma nourriture. Et le soir quand j’entendais quelqu’un prononcer le mot fatidique : « enlevez », qui signifiait qu’un homme allait enlever la caisse sous les pieds de l’un de ses compagnons pour l’aider à mourir je tentais de bondir. Parfois, j’ai renoncé, gardant mes forces pour sauver ma vie puisque moi je voulais vivre. Parfois l’horreur nous aidait. Quand ils ont mis les nouvelles chambres à gaz en route, nous avons attendu longtemps, appuyés à nos brancards, reprenant souffle, pendant qu’ils n’arrivaient pas à tuer avec ce matériel qu’ils expérimentaient pour la première fois. Ainsi nous avons gagné un peu de repos. Parfois, je rencontrais la complicité folle d’un dentiste qui prenait le risque de me laisser passer après un semblant d’arrêt. Il jouait sa vie. L’un d’eux, un jeune homme maigre avec de longues mains blanches, était d’une dextérité exceptionnelle. Il opérait presque sans regarder, au toucher. Il m’a fait signe de passer avec ces trois corps d’enfants qui avaient à peine cinq ou six ans. Le SS, celui que nous appelions « Idioten » parce qu’il nous abreuvait de ce mot, s’est approché :
« Pourquoi ? A-t-il demandé.
Ils avaient à peine cinq ans, sûrement pas de dents en or. »
J’écoutais, immobilisé par un Ukrainien qui avait suivi son maître SS.
« C’est une bonne excuse », a dit Idioten.
D’un geste, il a montré la fosse au jeune homme aux longues mains blanches dont le corps est tombé presque en même temps que celui des trois enfants.
Ici il me faudrait une autre voix, d’autres mots.
Parmi les corps chauds nous avons trouvé des enfants encore vivants.
Seulement des enfants contre le corps de leurs mères. Et nous les avons étranglés de nos mains, avant de les jeter dans la fosse : et nous risquions notre vie à faire cela car nous perdions du temps. Or les bourreaux voulaient que tout se passe vite. Ils nous pressaient tant que brusquement le silence s’établissait, nous avions terminé notre tâche, attendant quelques minutes la vague suivante. Nous l’entendions arriver, nous écoutions les cris fous, les aboiements des chiens. Et nous trouvions parfois des hommes mutilés, le bas-ventre en sang. Les chiens dressés par les hommes à pousser les vivants vers la mort.
Il me faudrait une autre voix, d’autres mots pour dire la honte qui me submergeait parfois, par saccades, comme une nausée de vivre encore et puis la rage qui me reprenait de vivre, vivre pour dire ce que nous avions vu, ce qu’ils avaient fait, ce qu’ils nous avaient contraints à faire. Et plus ils étaient sauvages et plus s’ancrait ma certitude qu’ils seraient vaincus, qu’il n’était pas possible que ce royaume de mort devienne le royaume des hommes. Leur peste cesserait un jour. Et il faudrait être là, témoin et juge, au nom de ces enfants étranglés. […]

___________________________
Martin Gray.
« Au nom de tous les miens »
(LdP 4203 ; pages 176-177)
___________________________
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Lila le Mar 13 Sep 2011 - 8:25

témoignage poignant, Anthyme, mais j'en retiens surtout la rage de vivre du narrateur...

D'où vient cette extraordinaire puissance ?

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par JO le Mar 13 Sep 2011 - 8:27

Insupportable lecture: le fond de l'horreur . Les bêtes, elles, au moins, n'ont pas conscience de l'horreur . Il faut lire, aussi, "les disparus": récit passionnant .

Pour en venir au sujet de ma propre mort. La perspective m'ennuie mais ne m'effraie pas . J'aime bien vivre, mon entourage a besoin de moi, financièrement et affectivement . Je n'ai guère de bobos dus à l'âge . Merci : changez rien .
J'ai failli mourir et ne m'en suis même pas rendu compte ! Je voyais bien qu'ils avaient l'air inquiet en soins intensifs, à venir voir l'écran de surveillance toutes les cinq minutes et ma principale préoccupation était d'aller faire pipi à l'écart, à quoi se refusait catégoriquement le personnel soignant .Aucun souci spirituel . Calme . Intense curiosité . Je sentais que rien ne pouvait m'arriver .Au pire, je mourais . Mais aucune question eschatologique .
Je me sens comme un voyageur qui attend son train . Je ne connais rien de la destination . A la fois, je suis curieuse et je déteste ne pas pouvoir anticiper, me préparer à ce qui va venir . Je ne crois ni au "ciel" ni à l'enfer . Pour moi, le "ciel" , c'est juste la vie psycho-mentale éventuellement perdurée . Avec le max de chance, je retrouve la dizaine de potes partis devant et la fiesta qui s'ensuivrait .Mais, c'est comme gagner au loto ...
L'enfer , je n'y crois pas . J'opterai pour la refonte de tout l'inutile de ma vie , le tri . On garde l'acquis , on jette le reste ...
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Anthyme le Mar 13 Sep 2011 - 12:47

Martin Gray s’est échappé du ‘camp intérieur’ vers le ‘camp extérieur’ en s’attachant sous le châssis d’un camion …
… avec les ceintures de ses frères pendus.

… … … …

Lila a écrit:D'où vient cette extraordinaire puissance ?
Martin s’y attarde un peu dans un de ses livres.
(« J’écris aux hommes de demain » me semble t’il ; mais je n’en suis plus très sûr.)

Je cite de mémoire, si ce ne sont ses mots, c’en est le sens :
« J’étais porté par l’espoir vivant des morts – contre toute évidence, je savais que j’allais réussir »

… … … …

Cette référence est un peu hors sujet, j’en conviens.

Je n’ai fait que réagir au « saucissonnage d’humanité », qui face à l’« ultime », arrive encore à distinguer « athée » de « croyant ».

Aux portes de l’Hadès, le désespoir reste le même pour les deux :
Il faut renoncer à soi !

C’est de ce dépouillement dont parle, avec beaucoup de courage, @Bernard/gaston.

… … … …

Au terme de ce dépouillement ne subsiste qu’une amande.
Elle tient au creux de la main et se soupèse elle-même …

… … … …

Ce qui suit est accueil aimant.

Mais il y a un Styx à passer :
« Qui, se connaissant, s’accepte aimable ? »
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Fornaro le Mar 13 Sep 2011 - 17:06

Sincèrement,je suis encore jeune (même pas 20 ans :D),mais je me suis déja fait la réfléxion.. et sincèrement,non je n'aurai pas peur de mourir a partir du jour ou j'aurai atteint tout mes buts,avant ce jour,je m'interdis de mourir (Sa peut paraitre marrant mais je pense que la volonté de l'esprit est bien plus forte que le corps et le monde en général),cependant le jour ou j'ai bien vécu,sa ne me pose aucun problème.

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par gaston21 le Mar 13 Sep 2011 - 21:43

Anthyme, c'est horrible, mais quelle rage de vivre ! J'ai introduit ce sujet parce qu'en partant de ma propre expérience et de mon propre ressenti, j'ai l'impression que plus on prend de l'âge et qu'on approche du bout, plus on apprivoise sa propre disparition; on l'envisage de façon sereine, naturelle, presque comme un besoin de repos . Je m'en étonne moi-même .J'ai perdu six voisins dans un rayon de moins de 100 mètres en moins de quatre ans; ils avaient tous entre 80 et 85 ans; on se connaissait très bien et on discutait beaucoup . Tous voyaient venir l'échéance sans trouble particulier . Seuls les problèmes de santé les inquiétaient . Je pense donc que la nature est ainsi faite que lorsqu'on arrive en bout de course, sa propre fin est acceptée paisiblement . Plus jeune, par contre, il est normal que l'énergie vitale nous pousse à survivre par tous les moyens.
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par democrite le Mar 13 Sep 2011 - 21:55

Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?
Je pense comme Lila -
Lila
Ma seule inquiétude est de peser sur mes proches.
Car :

quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes pas ! Elle ne concerne donc ni les vivants ni les trépassés, étant donné que pour les uns, elle n'est point, et que les autres ne sont plus.
Épicure !!



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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Lila le Mar 13 Sep 2011 - 22:13

ouaip, sauf que pour moi, cette crainte concerne la période avant ma mort.

Mais la citation que tu postes me convient parfaitement pour "après" Wink


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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Anthyme le Mer 14 Sep 2011 - 0:53

Je vous remercie de savoir trouver les mots simples pour exprimer ce noble dépouillement.

Ainsi …
gaston21 a écrit:Je pense donc que la nature est ainsi faite que lorsqu'on arrive en bout de course, sa propre fin est acceptée paisiblement.
C’est rare …

Je me demande souvent si ce n’est pas le véritable fruit de la foi.
Cette liberté particulière qui se gagne par la paix de l’acceptation.

Probablement ressentez-vous cette liberté comme moi :
La faculté de pouvoir « vivre l’instant présent ».

« L’année prochaine » ; « le mois prochain » ; « demain » …
… des notions de futur qui ne comptent pas plus que « tout à l’heure ».

Vivre intensément l’instant !
Quelle présence ! Quel regard !

Cependant, je ne pense pas que cette disposition soit « naturelle ».
Au contraire.

Je pense que c’est une authentique et rare victoire de l’esprit.

… … … …

Par contre ; je pense également que ce qui est rare ne prend sa valeur que dans le service.
Je veux dire …
Dans les collectivités humaines, ce « regard libre » des anciens peut utilement aider les jeunes à ouvrir le leur.

C’est pourquoi je n’aime pas la logique associative qui cloisonne selon les classes d’âge.
Encore faut-il que les personnes âgées ressentent la nécessité d’accompagner les jeunes.

Contrairement à vous ; nombreuses sont-elles à se replier sur elles-mêmes …
… or une liberté d’ermite est stérile.

… … … …

Cependant, cette liberté de « soi » à « soi » s’exprime aussi dans le choix.
Ainsi, une autre dimension de cette liberté pourrait se formuler :

« Choisir de vivre l’instant à vivre »

… et ceci jusqu’à !...

« Choisir de vivre l’instant à mourir »

… … … …

Quelle vie accomplie !
Connaitre toutes les saveurs de la liberté !

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Magdalena le Mer 14 Sep 2011 - 2:23

Ben là je trouve super beau ce que tu dis…
Comme quoi…  soutenir
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Lila le Mer 14 Sep 2011 - 6:56


« Choisir de vivre l’instant à mourir »
très beau en effet.
C'est mon souhait: ne pas rater ce moment là, être consciente (je suis si curieuse ! e doit être un moment extraordinaire... ou rien du tout, quel suspense!)

J'ajouterai "choisir l'instant de mourir": ce doit aussi être un privilège merveilleux, quand il est fait dans la sérénité, comme un visiteur qui décide de vous quitter avant de gêner...
Pouvoir faire ses adieux joyeusement...

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par JO le Mer 14 Sep 2011 - 7:40

le rêve d'Icare ...
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par MrSonge le Mer 14 Sep 2011 - 12:32

Comment j'appréhende ma propre mort ?
J'ai la chance d'avoir un âge, une santé et des conditions de vie qui me permettent de répondre : comme la plus complète abstraction qui me soit possible d'imaginer. Je ne vois pas ce que je pourrais bien gagner à plancher sur la question maintenant, si ce n'est gâcher les quelques années qu'il me reste à pouvoir vivre dans l'illusion de mon éternelle jeunesse. rire
Je n'ai pas spécialement envie de penser à ma mort pour l'instant. J'attends qu'elle pense à moi la première, et je suis sûr que ce sera bien assez tôt, même très tard. Quant au moment même... peut-être que mon opinion changera d'ici là, mais pour l'instant je considère que mourir, c'est comme jouir : si on parvient vraiment à le faire dans la dignité, c'est qu'on simule. wistle

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Tibouc le Mer 14 Sep 2011 - 14:57

Moi j'avais posté un poème sur la mort sur le forum.

Spoiler:
On n’est pas sérieux quand on a 200 ans,
Mort et même enterré, retourné à la terre.
Et l’on se décompose imperturbablement
Pareil à la charogne infâme à Baudelaire.

Loin de tous les tourments qui agitent le monde,
Profitant du repos dans sa tombe paisible,
Ignorant la souffrance et la misère immonde,
On a abandonné les hommes insensibles.

On sourit à la mort, elle est notre sauveur
Car grâce à elle enfin on atteint le bonheur.
Le temps est un fardeau, vive l’éternité !

Dans le jardin d’Eden, on y est bienheureux.
Les soucis de la vie n’existant pas chez dieu,
D’un orgasme béat notre âme est inondée…

Vous voyez que je considère aussi la mort comme une délivrance.
J'ai plus tendance à avoir peur de la vie que de la mort.
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par zizanie le Mer 14 Sep 2011 - 15:57

MrSonge a écrit:Comment j'appréhende ma propre mort ?
J'ai la chance d'avoir un âge, une santé et des conditions de vie qui me permettent de répondre : comme la plus complète abstraction qui me soit possible d'imaginer. Je ne vois pas ce que je pourrais bien gagner à plancher sur la question maintenant, si ce n'est gâcher les quelques années qu'il me reste à pouvoir vivre dans l'illusion de mon éternelle jeunesse. rire
Je n'ai pas spécialement envie de penser à ma mort pour l'instant. J'attends qu'elle pense à moi la première, et je suis sûr que ce sera bien assez tôt, même très tard. Quant au moment même... peut-être que mon opinion changera d'ici là, mais pour l'instant je considère que mourir, c'est comme jouir : si on parvient vraiment à le faire dans la dignité, c'est qu'on simule. wistle
Qu'elle tristesse! Je compatis au sujet du manque de jouissance de MrSonge. croule de rire
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par zizanie le Mer 14 Sep 2011 - 16:01

Tibouc a écrit:
Vous voyez que je considère aussi la mort comme une délivrance.
J'ai plus tendance à avoir peur de la vie que de la mort.
C'est une raison expliquant qu'il y ait tant de suicides entre 16 et 25 ans. C'est un âge ou la vie fait bien plus peur que la mort.
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par MrSonge le Mer 14 Sep 2011 - 16:47

zizanie a écrit : Qu'elle tristesse! Je compatis au sujet du manque de jouissance de MrSonge.
Heu... oui ? *_*
Allo, la Lune, ici la Terre ? Pourrais-tu m'indiquer très exactement ce qui te fait penser que je « manque de jouissance », chère zizanie ?

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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Tibouc le Mer 14 Sep 2011 - 17:00

zizanie a écrit:
Tibouc a écrit:
Vous voyez que je considère aussi la mort comme une délivrance.
J'ai plus tendance à avoir peur de la vie que de la mort.
C'est une raison expliquant qu'il y ait tant de suicides entre 16 et 25 ans. C'est un âge ou la vie fait bien plus peur que la mort.
Cool j'ai plus que trois ans à attendre alors, et j'aurai passé cet âge ingrat !
Si je ne me tue pas avant bien sûr. rire
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par Magdalena le Mer 14 Sep 2011 - 17:26

Tibouc a écrit:Cool j'ai plus que trois ans à attendre alors, et j'aurai passé cet âge ingrat !
Si je ne me tue pas avant bien sûr. rire
Avant de pouvoir toucher le RSA ? Ça serait ballot ! rire
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Magdalena
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par zizanie le Mer 14 Sep 2011 - 17:55

MrSonge a écrit:
zizanie a écrit : Qu'elle tristesse! Je compatis au sujet du manque de jouissance de MrSonge.
Heu... oui ? *_*
Allo, la Lune, ici la Terre ? Pourrais-tu m'indiquer très exactement ce qui te fait penser que je « manque de jouissance », chère zizanie ?
Le besoin de simuler. lol!
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Re: Votre propre mort, l'appréhendez-vous ?

Message par MrSonge le Mer 14 Sep 2011 - 19:31

zizanie a écrit : Le besoin de simuler.
Hum...
Et où ai-je dit que j'avais ce besoin ? J'ai simplement dit qu'il était impossible de mourir de manière digne. Et j'ai fait un parallèle avec l'orgasme : la grande majorité des gens n'est pas capable de « rester digne » dans la jouissance, ce qui est tout-à-fait normal, ou alors en faisant une énorme effort sur elles-mêmes. C'est plus clair comme ça ? rire

MrSonge
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