L’addiction au « je »
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L’addiction au « je »
Les différentes addictions posent un problème de santé mentale publique, du fait de la mortalité qui en résulte et des dépenses de soi soins induites.
A côté des addictions à différentes substances est venu s’ajouter une nouvelle addiction : l’addiction au « je ».
C’est de cette dernière dont il va être question ici.
En effet le pronostic (vital) des personnes atteintes par cette dépendance est fatal, aucune espérance de guérison voire de rémission n’est envisageable. C’est une maladie incurable. Ces dépendants sont voués à un destin tragique : la mort, celle-ci intervenant après une période d’incubation plus ou moins longue (jusqu’à quelques décennies parfois, voire même plus d’un demi siècle) ponctuées de souffrances persistantes, notamment celle de l’angoisse à l’idée d’une survie très improbable à cette issue fatale. Et ce malgré les nombreuses recherches très actives sur la question.
Comme il existe déjà des initiatives (louables certes) pour encourager l’abstinence chez certains dépendants, tels les alcooliques anonymes par exemple, il est proposé ici, dans le cas qui nous intéresse de créer un club qui pourrait s’appeler « les égoïques anonymes », anonymes aurait peut-être suffit mais il a déjà été utilisé par ailleurs.
Si t’as pas pigé jusque là, laisses béton va donc sur doctissimo
Et donc « il », l’auteur de cette proposition, suggère que les postulants se devraient de respecter certaines règles, à savoir les règles du « je » pour devenir membre.
D’abord et avant toute chose proscrire l’emploi du pronom de la première personne du singulier, c’est vrai ! Mais de qui est-il question ? Qui prétend parler au nom de cette usurpation d’identité ? Qui cherche à se mettre à sa place ? à la place de qui?
Et comme pour le permis à point il pourrait être appliqué à ceux qui l’enfreignent une pénalité éventuellement effaçable à la suite d’un repentir sincère.
« Il » sait que c’est pas gagné mais un tel fléau ne mérite-il pas d’être éradiqué ? ou du moins contrecarré.
Bienvenu au club des « égoïques anonymes »
A côté des addictions à différentes substances est venu s’ajouter une nouvelle addiction : l’addiction au « je ».
C’est de cette dernière dont il va être question ici.
En effet le pronostic (vital) des personnes atteintes par cette dépendance est fatal, aucune espérance de guérison voire de rémission n’est envisageable. C’est une maladie incurable. Ces dépendants sont voués à un destin tragique : la mort, celle-ci intervenant après une période d’incubation plus ou moins longue (jusqu’à quelques décennies parfois, voire même plus d’un demi siècle) ponctuées de souffrances persistantes, notamment celle de l’angoisse à l’idée d’une survie très improbable à cette issue fatale. Et ce malgré les nombreuses recherches très actives sur la question.
Comme il existe déjà des initiatives (louables certes) pour encourager l’abstinence chez certains dépendants, tels les alcooliques anonymes par exemple, il est proposé ici, dans le cas qui nous intéresse de créer un club qui pourrait s’appeler « les égoïques anonymes », anonymes aurait peut-être suffit mais il a déjà été utilisé par ailleurs.
Si t’as pas pigé jusque là, laisses béton va donc sur doctissimo
Et donc « il », l’auteur de cette proposition, suggère que les postulants se devraient de respecter certaines règles, à savoir les règles du « je » pour devenir membre.
D’abord et avant toute chose proscrire l’emploi du pronom de la première personne du singulier, c’est vrai ! Mais de qui est-il question ? Qui prétend parler au nom de cette usurpation d’identité ? Qui cherche à se mettre à sa place ? à la place de qui?
Et comme pour le permis à point il pourrait être appliqué à ceux qui l’enfreignent une pénalité éventuellement effaçable à la suite d’un repentir sincère.
« Il » sait que c’est pas gagné mais un tel fléau ne mérite-il pas d’être éradiqué ? ou du moins contrecarré.
Bienvenu au club des « égoïques anonymes »
leonnard- Jeune Padawan
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Re: L’addiction au « je »
Comment en avoir l'air sans l'être....
L'autosuggestion permettrait-elle la libération ?
Cela me semble peut probable :)
L'autosuggestion permettrait-elle la libération ?
Cela me semble peut probable :)

Shidorian- Affranchi des Paradoxes
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Re: L’addiction au « je »
Comment en avoir l'air sans l'être....
C'est la bonne question mais à quel niveau se pose-t-elle?
L'autosuggestion permettrait-elle la libération ?
Ben non, ça ne peut pas marcher dans ce sens là. Le jeu consiste à se distancier d'un quelconque sujet intervenant sous un pseudo.
Ici c'est le doute qui s'exprime, pourquoi ne pourrait-il pas s'appliquer à l'identité de l'auteur? Juste déplacer le doute.
Et si Shidorian n'était momentanément que la forme qu'emprunterait une indécision?
leonnard- Jeune Padawan
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Re: L’addiction au « je »
Je ne comprends pas très bien en quoi il y aurait "addiction" dans le "je" ?
Pour comprendre le "je", il faut revenir aux travaux de Lacan sur le stade du miroir et l'identification du "je" vers l'âge de l'enfant de 6 à 12 mois ou plus, s'inspirant lui-même de Köhler l’aperception situationnelle.
Ce stade du miroir est important, car l'enfant se dit: " quand je bouge, l’image bouge en même temps, au même moment, et quand je souris, cette image sourit aussi, donc l'idée que c’est bien moi est vraie, réelle".
En résumé, je ne vois pas où il y a problème, sauf à en faire du "je" un élément narcissique...
Pour comprendre le "je", il faut revenir aux travaux de Lacan sur le stade du miroir et l'identification du "je" vers l'âge de l'enfant de 6 à 12 mois ou plus, s'inspirant lui-même de Köhler l’aperception situationnelle.
Ce stade du miroir est important, car l'enfant se dit: " quand je bouge, l’image bouge en même temps, au même moment, et quand je souris, cette image sourit aussi, donc l'idée que c’est bien moi est vraie, réelle".
En résumé, je ne vois pas où il y a problème, sauf à en faire du "je" un élément narcissique...
Re: L’addiction au « je »
Contrairement à ce qu'affirme le mythe, personne n'est jamais mort d'un excès de narcissisme.
Donc je ne vois pas où est le problème. D'autant que, le narcissisme étant finalement la seule forme d'amour qui dure véritablement toute la vie, vouloir le supprimer est criminel.
Donc je ne vois pas où est le problème. D'autant que, le narcissisme étant finalement la seule forme d'amour qui dure véritablement toute la vie, vouloir le supprimer est criminel.

Tibouc- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
... comment se fermer aux autres.

Stirica- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Tibouc a écrit:Contrairement à ce qu'affirme le mythe, personne n'est jamais mort d'un excès de narcissisme.
Donc je ne vois pas où est le problème. D'autant que, le narcissisme étant finalement la seule forme d'amour qui dure véritablement toute la vie, vouloir le supprimer est criminel.
Ce n'est pas si simple...il y a des cas de narcissisme qui coupent le sujet des autres, il amène à l'introversion. D'où souffrance...malgré l'apparence.
Re: L’addiction au « je »
Y'en a qui sont addicts au premier degré...

Tibouc- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Jipé a écrit:Je ne comprends pas très bien en quoi il y aurait "addiction" dans le "je" ?
L’explication c’est que c’est un jeu de mot par rapport à l’addiction au jeu.
En résumé, je ne vois pas où il y a problème, sauf à en faire du "je" un élément narcissique...
Il n’y a aucun problème, c’est juste une tentative d’essayer de se distancier de son ego en parlant de soi à la 3ème personne.
L’intervention prêtée à Jipé met l’accent sur l’obligation de faire référence dans tout discours à une théorie particulière, voire une pensée dominante, qui n’accepterait pour sens des mots employés que celui défini par cette théorie.
Quelques soient la pertinence de cette théorie, elle a comme toute théorie, le gros défaut de tout ramener à elle-même pour se justifier comme système unique et exclusif d’explication du monde, et de l’être humain en l’occurrence.
Cette approche de la question n’est en fait qu’une vision altérée par des lunettes déformantes.
C’est juste une question de lunettes.
Vas donc chez l’oculiste
Tibouc a écrit:le narcissisme étant finalement la seule forme d'amour qui dure véritablement toute la vie
Le terme narcissisme est ambivalent et, à tout le moins, pour le décrire comme de l’amour, il n’en serait qu’un succédané
Ce qu’on appelle l’amour propre, ne lui arrive-t-il pas d’être mis à rude épreuve au hasard des situations.
Qu’en est-il de l’amour renvoyé en retour par la chose aimée ? L’objet du narcissisme. S’il pouvait en exister un, serait-ce le corps ? serait-ce la vie qui l’anime ?
Cette chose sur laquelle une idée a posé son dévolu en se l’imaginant sienne et qui doit la suivre dans toutes les péripéties de ses élucubrations. N’aime-t-elle pas son maître inconditionnellement ?
La pratique du renversement de perspective donne une autre vision
Le narcissisme n’a pas d’objet, c’est juste une autosuggestion
Jipé a écrit:il y a des cas de narcissisme qui coupent le sujet des autres, il amène à l'introversion
C’est une valeur refuge.
L’introversion n’a rien de péjoratif, c’est juste le contraire de l’extraversion
Quant au narcissisme, c’est déjà un premier pas vers la désidentification d’avec l’ego.
leonnard- Jeune Padawan
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Re: L’addiction au « je »
Stirica a écrit:... comment se fermer aux autres.
Ainsi le je se traduit aussi en nous...

ronron- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Léonnard:
Oui, ça j'avais bien compris..., mais ma question était plutôt pourquoi "addiction" et qui est addict ?
Peux-tu être un peu plus explicite stp...
je ne comprends pas ce que tu veux dire...
Ah ? Et qu'est-ce qui te permet de dire ça ?
L’explication c’est que c’est un jeu de mot par rapport à l’addiction au jeu.
Oui, ça j'avais bien compris..., mais ma question était plutôt pourquoi "addiction" et qui est addict ?
L’intervention prêtée à Jipé met l’accent sur l’obligation de faire référence dans tout discours à une théorie particulière, voire une pensée dominante, qui n’accepterait pour sens des mots employés que celui défini par cette théorie.
Peux-tu être un peu plus explicite stp...
Cette chose sur laquelle une idée a posé son dévolu en se l’imaginant sienne et qui doit la suivre dans toutes les péripéties de ses élucubrations.
je ne comprends pas ce que tu veux dire...
je crois que tu te trompes, car le narcissisme est la fixation de la libido sur le "moi".Le narcissisme n’a pas d’objet, c’est juste une autosuggestion
Quant au narcissisme, c’est déjà un premier pas vers la désidentification d’avec l’ego.
Ah ? Et qu'est-ce qui te permet de dire ça ?
Re: L’addiction au « je »
ronron a écrit:Stirica a écrit:... comment se fermer aux autres.
Ainsi le je se traduit aussi en nous...
"Je" n'existe que par son rapport au monde et aux autres.

Stirica- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Jung a bien décrit le double mouvement, d'individuation puis d'intégration à une humanité que Teilhard reprendra comme pointant vers le point Omega .
Il faut constituer son Je et puis l'apporter à un "plus que je" .On n'apprend plus ça à l'école.
Il faut constituer son Je et puis l'apporter à un "plus que je" .On n'apprend plus ça à l'école.

JO- Aka Lmi
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Re: L’addiction au « je »
Jipé a écrit:pourquoi "addiction" et qui est addict ?
C’est la question. C’est l’ego.
Peux-tu être un peu plus explicite stp...
Tout est abordé sous l’angle de la psychanalyse, celle-ci n’est d’aucun intérêt quand on aborde la question du dépassement de l’ego.
Par ailleurs elle s’appuie sur des prédicats très péremptoires qui exigent une adhésion totale.
En plus quand un fait vient contredire son interprétation, elle arrive à faire la culbute en disant justement que le contraire se justifie en tant qu’acte manqué ou expression de l’inconscient.
C’est un système fermé.
je ne comprends pas ce que tu veux dire...
C’est une séparation entre la part animal de l’être humain et sa part d’être conscient.
L’être conscient s’approprie la part animale, vivante, pour lui imposer sa loi.
Sinon les comportements à risque ou les addictions n’existeraient pas puisqu’ils peuvent mener le corps à sa perdition
je crois que tu te trompes, car le narcissisme est la fixation de la libido sur le "moi".
Oui mais qui fixe la libido sur qui ? N’est-ce pas la même personne ?
Ah ? Et qu'est-ce qui te permet de dire ça ?
Il fallait entendre que le narcissisme est le stade le plus grossier de l’identification de la conscience au corps et que l’aborder était un premier pas vers la désidentification.
Tant qu’on restera bloqué sur ses petits problèmes, sur ses petits trauma, sur sa petite névrose, on va continuer à tourner en rond et on pourra pas s’en sortir, chercher à interpréter, à justifier, à décortiquer, il arrive un moment où il faut accepter les choses, sa personnalité, son histoire, et s’en distancier, essayer d’imaginer que tout cela est arrivé à quelqu’un d’autre
Bon salut, je pars en week-end, alors à lundi peut-être, si Dieu le veut.
Il n’y a pas d’ordi chez ma copine.
leonnard- Jeune Padawan
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Re: L’addiction au « je »
Stirica a écrit:ronron a écrit:Stirica a écrit:... comment se fermer aux autres.
Ainsi le je se traduit aussi en nous...
"Je" n'existe que par son rapport au monde et aux autres.
Je pensais plutôt au particularisme.

ronron- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Accepteriez-vous de développer:
J'avoue ne pas comprendre.
Je pensais plutôt au particularisme.
J'avoue ne pas comprendre.

Stirica- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
… si je vous ai bien lu.ronron a écrit:Stirica a écrit:... comment se fermer aux autres.
Ainsi le je se traduit aussi en nous ... tel qu’il peut s’exprimer dans le… particularisme.
Cela m’inspire l’image d’un « Je » debout devant sa psyché ; et qui tel Narcisse se regarde dans le grand miroir pour s’y évaluer (c.à.d. se juger) si différent de l’image qu’il a de lui :
« Ne serais-je que ce misérable-merdique-caca-prout ? »
Comment s’admettre léger … comme une feuille de papier déjà en centre …
… en quelque sorte … … comme bientôt mort … ?
La réponse me semble logique :
En se fondant dans un « Nous » ayant du volume !...
… comme une sorte de gros coffre …
(… non … l’image du coffre est mauvaise, car il préexiste à ce qu’il contient …)
En se fondant dans un « Nous » ayant du volume !...
… comme une sorte de gros ballon de baudruche …
… … … …
Ça !... ça, oui, « ça » peut satisfaire Narcisse :
« … Y’a pas à dire ! Je suis maintenant un empire ! »
====================================
====================================
... un certain ... temps ...
_____________________________
Le moteur des fanatismes … :
« Ma qualité singulière s’acquiert en participant aux attributs du groupe dont je brandis l’étendard ! »
Son fruit : « À chacun son coutelas, et en avant pour le Saint Jihad ! »
Re: L’addiction au « je »
Anthyme a écrit:Ça !... ça, oui, « ça » peut satisfaire Narcisse :
« … Y’a pas à dire ! Je suis maintenant un empire ! »
Oui, l'individu voit dans le miroir un groupe, - tous habillés pareil, identité de pensée, de foi, d'idéologie, etc. -, s'y identifie à une telle profondeur qu'il se pourrait que, sans le groupe, il perde jusqu'à l'image de lui-même.
@ stirica également...

ronron- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Non Ronron, les différences enrichissent, l'uniformité est mortifère.

Stirica- Seigneur de la Métaphysique
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Re: L’addiction au « je »
Stirica a écrit:Non Ronron, les différences enrichissent, l'uniformité est mortifère.
Vous avez l'uniformité à l'intérieur du groupe. Le genre clone.
Mortifère.

ronron- Seigneur de la Métaphysique
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