Disparaitre totalement

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Message par _Antinea le Dim 9 Déc 2012 - 18:50

pas impossible ce principe des vases communiquants.
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Re: Disparaitre totalement

Message par ronron le Dim 9 Déc 2012 - 19:51

Alcibiade a écrit:Personne ne peut croire en sa propre disparition, nous sommes tous persuadés inconsciemment de notre propre immortalité disait Freud dans "Considérations actuelles sur la guerre et la mort" et ceci même si notre raison nous certifie que tout n'est que néant au-delà !
Persuadés inconsciemment de notre immortalité? Sur quelle base Freud peut-il l'affirmer?

Et l'inconscient, d'où tient-il cette certitude? De la réalité de la chose? Sinon ne se leurre-t-il pas sur sa propre certitude?

Pas moyen de savoir qui dit vrai?
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Re: Disparaitre totalement

Message par zizanie le Lun 10 Déc 2012 - 1:21

Stirica a écrit:Etrange façon de penser. La mort est ce qui donne le prix à la vie. Ce n'est que lorsqu'il a été pleinement pris conscience que la vie a un terme, qu'il est possible de vivre pleinement, de réaliser ce qui est à réaliser sans le remettre au lendemain, sans attendre une autre vie, un nirvana ou un paradis quelconque.
100% d'accord avec toi ma chère Stirica! soutenir
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Re: Disparaitre totalement

Message par Alcibiade le Mar 11 Déc 2012 - 0:55

ronron a écrit:
Persuadés inconsciemment de notre immortalité? Sur quelle base Freud peut-il l'affirmer?
Et l'inconscient, d'où tient-il cette certitude? De la réalité de la chose? Sinon ne se leurre-t-il pas sur sa propre certitude?
Pas moyen de savoir qui dit vrai?
Évidemment, mais sur le statut de la psychanalyse en tant que possible science nous allons sortir du topic ! Rapidement dit et certainement superficiellement, Freud n'a jamais caché que la réussite du traitement psychanalytique (sur les névroses seulement, et non les psychoses qui ne permettent pas d'établir un rapport dialogique et donc thérapeutique avec le patient) était pour lui un signe tangible de scientificité de sa discipline (ce qui est en soi critiquable puisque l'efficacité d'un discours ne garantit nullement sa vérité et qu'on ne doit pas confondre l'ordre de l'action avec l'ordre de la connaissance). Ajoutons à cela les faits des rêves et des actes manqués comme preuves de l'existence d'un Inconscient (ce qui peut être aussi contredit, puisqu'on peut parfaitement prétendre que c'est le psychanalyste lui-même qui injecte du sens sur des phénomènes qui ne sont peut-être qu'accidents). Mais le problème n'est pas tant là que de savoir si nous devons accorder du crédit à un penseur ! En soi, il s'agit d'un penseur qui argumente et on pourrait dire que cela suffit à reconnaître une certaine forme de rationalité.

Le problème est plutôt de savoir (en tout cas il est légitime de formuler le problème) si l'on peut affronter aussi facilement que cela la pensée de la mort, et là le freudisme me semble rencontrer une intuition juste. Qu'il y ait résistance (dans un cadre psychanalytique, si l'on croit en l'Inconscient) ou qu'il y ait aveuglement désespéré (dans une optique pascalienne, si l'on suppose que la fuite éperdue dans les distractions est un symptôme de désarroi) ou qu'il y ait encore mauvaise foi (dans une perspective existentielle, si l'on présume que l'individu se joue intérieurement la comédie en ne pouvant assumer la vérité sur sa condition) face à l'idée d'un anéantissement total de son être sont des intuitions certainement fondées.

Premièrement, nous avons tous pris l'habitude de nous réveiller chaque matin après un long sommeil proche de la mort comme évanouissement de soi. Demain, nous nous réveillerons encore ! Nous sommes portés à y croire ! En outre, le fait d'habiter ce corps est devenu une expérience si intime que nous sommes viscéralement attachés à la croyance que demain nous serons encore dans ce même corps. Toujours nous habiterons ce même corps ! Nous sommes aussi portés à y croire ! Il est en fin de compte davantage viscéral ou organique (et non pas tant inconscient psychologiquement) de croire spontanément en notre propre immortalité ou, si l'on veut, de ne pas croire en la suppression définitive de notre être. Si la pensée de notre anéantissement peut être rapidement croisée, elle n'est cependant pas crue ou en tout cas elle ne s'accompagne pas d'une adhésion franche provenant du vécu intime. La pensée de la mort est une pensée si peu commune, et si peu familière qu'elle file en réalité très vite.

Deuxièmement, et nous pouvons ici reprendre la distinction faite par Martin Heidegger dans "Qu'est-ce que la métaphysique ?" : il y a un abîme entre la pensée de notre mort qui engendre la peur et la pensée de notre néant qui engendre l'angoisse. La plupart du temps, nous pensons à notre mort et cette pensée n'est qu'une pensée de survol, c'est la pensée de cette mort qui ne nous concerne pas véritablement : "Je sais très bien que je vais mourir un jour" ou "ma voisine est morte aujourd'hui". Il s'agit ici d'un aperçu global qui n'est pas réalisé ou vécu proprement comme "possibilité ultime de l'anéantissement de tous les possibles". Cette échéance future peut engendrer certes la peur mais la peur, ajoute Heidegger, nous situe encore dans le monde et parmi les choses (grosso modo, je vais faire un long voyage, le périple risque d'être long et je ne verrais plus mes proches durant un certain temps, mais cependant j'emprunte toujours le train et je prendrais le billet-retour). Cette peur est une réaction "mondaine" c'est-à-dire une réaction inauthentique qui nous situe toujours dans le monde et non hors du monde, un pied dans le néant. L'angoisse, par contre, est ouverture au néant, elle n'est nullement une réaction épidermique ou pathologique (par là, la pensée de notre anéantissement ne traduit nullement une quelconque morbidité due à une souffrance passagère ; morbidité qui pourrait conduire au suicide), elle est bien un sentiment existentiel qui nous ouvre au néant, c'est-à-dire à notre être comme fuite, comme dispersion d'être, comme "être-pour-la-mort". À ce titre, l'angoisse de l'anéantissement total de notre être peut être rarement éprouvée.

La pensée de la mort (de notre propre mort) est encore une fois une pensée si décisive qu'il faudrait pouvoir la maintenir en soi pour être sur ses gardes, pour être constamment en tension ou en contradictions : c'est un appel à la vigilance et les "Memento mori" ont toujours cette fonction bienvenue de rappel à l'ordre.

Certes on dira classiquement que la pensée de l'existence doit être une pensée de la vie et que la sagesse passe par une réconciliation avec l'ordre naturel des choses (mais l'existence humaine ne se résout malheureusement pas à la vie biologique, cela serait si simple alors de résoudre le conflit !) mais on pourrait dire tout aussi classiquement que la pensée de la mort est une pensée de l'existence au sens où il n'y a pas de pire mal que de s'ignorer soi-même et d'exister "comme si" nous étions invincibles et immortels ou "comme si" notre mort n'était pas en soi un problème. Il s'agit pourtant bien d'un problème que d'être existant, d'être conscient et de se savoir pourtant fini !

Il y a face à la mort deux conduites et deux pensées :
- la conduite tragique avec la pensée ferme et maintenue d'un anéantissement total qui ne peut que révolter (bien que cet anéantissement ne puisse pourtant être clairement conçu et admis).
- la conduite légère avec la pensée aérienne et réconciliée d'une mort donnant sens à une vie fragile mais exaltante de par ses charmes fugaces.

Entre la tragédie d'une pensée pesante mais révoltée de l'existence et la comédie d'une pensée légère mais rassurante de la vie, il est vrai qu'on peut préférer parfois (c'est mon cas) les comédies noires aux comédies légères.
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Re: Disparaitre totalement

Message par ronron le Mar 11 Déc 2012 - 6:12

Alcibiade a écrit: Freud n'a jamais caché que la réussite du traitement psychanalytique
[...]était pour lui un signe tangible de scientificité de sa discipline
[...]En soi, il s'agit d'un penseur qui argumente et on pourrait dire que cela suffit à reconnaître une certaine forme de rationalité.
Et donc que son propos peut avoir une certaine valeur...

Le problème est plutôt de savoir (en tout cas il est légitime de formuler le problème) si l'on peut affronter aussi facilement que cela la pensée de la mort
Donc non...

Demain, nous nous réveillerons encore ! Nous sommes portés à y croire !
Faut au moins s'y arrêter pour le penser...

Martin Heidegger [...]
la peur et la pensée de notre néant qui engendre l'angoisse.
Un rêve...

Je voyais venir vers moi au loin un nuage noir menaçant. Plus il s,approchait, plus je me demandais.... Il arrivait sur moi que j'en tremblais presque. Il se désagrégea sur moi comme s'il n'avait jamais existé.

Peur et angoisse sont liées à l'imaginaire.

Viscéralement parlant, je ne sais pas comment je vivrai les choses. Les vivrai-je?


La pensée de la mort (de notre propre mort) est encore une fois une pensée si décisive qu'il faudrait pouvoir la maintenir en soi pour être sur ses gardes, pour être constamment en tension ou en contradictions : c'est un appel à la vigilance et les "Memento mori" ont toujours cette fonction bienvenue de rappel à l'ordre.
Je ne vois pas...

Certes on dira classiquement que la pensée de l'existence doit être une pensée de la vie et que la sagesse passe par une réconciliation avec l'ordre naturel des choses (mais l'existence humaine ne se résout malheureusement pas à la vie biologique, cela serait si simple alors de résoudre le conflit !) mais on pourrait dire tout aussi classiquement que la pensée de la mort est une pensée de l'existence au sens où il n'y a pas de pire mal que de s'ignorer soi-même et d'exister "comme si" nous étions invincibles et immortels ou "comme si" notre mort n'était pas en soi un problème. Il s'agit pourtant bien d'un problème que d'être existant, d'être conscient et de se savoir pourtant fini !
Je lisais qu'il y en a qui vivent si intensément leur vie qu'ils la vivent comme en abrégé... D'autres l'étirent... D'autres...

Mais vivre toujours conscient de l'épée de Damoclès, est-ce bien vivre?

Il y a face à la mort deux conduites et deux pensées :
- la conduite tragique avec la pensée ferme et maintenue d'un anéantissement total qui ne peut que révolter (bien que cet anéantissement ne puisse pourtant être clairement conçu et admis).
- la conduite légère avec la pensée aérienne et réconciliée d'une mort donnant sens à une vie fragile mais exaltante de par ses charmes fugaces.
D'accord, je mourrai. Mais peut-être pas... Et je repense aux EMI et à ces expérienceurs qui en reviennent sans plus la peur de la mort. Moi en tout cas, ça me branche...

Entre la tragédie d'une pensée pesante mais révoltée de l'existence et la comédie d'une pensée légère mais rassurante de la vie, il est vrai qu'on peut préférer parfois (c'est mon cas) les comédies noires aux comédies légères.
On vit la vie...
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Re: Disparaitre totalement

Message par _InfinimentGrand le Mar 11 Déc 2012 - 21:30

Merci à tous.

Disparaitre totalement

Je n’ai peut-être pas vécu de vies antérieures en Grèce, ce qui est respectable, quoique j’aime bien aussi la Grèce antique, avec ses anciens philosophes habillés avec des draps, se promenant entre les colonnes géantes de l’olympiade en tuffeau…
…Moi, dans un registre moins burlesque, j’ai vécu des vies cosmiques, je pense. Pour en parler je vais d’abord référencer un des grands astrophysiciens de ce monde. Les étoiles procréent dans un cycle permanent en deux temps : L’expansion et la concentration. Une étoile explose en milliard de poussières, celles-ci se trouvent donc en expansion dans toutes les directions. C’est Hubert Reeves qui l’a dit, ce n’est pas moi ! (Sourire).
Dans un deuxième temps, une nouvelle étoile se crée lorsqu’un ensemble de poussières se reconditionne en concentration. Les poussières vont converger vers un nouveau noyau en formation. Cela dit, aucune étoile ne se reforme avec les mêmes particules exactes du départ, ce n’est pas parfaitement propre non plus. Non, les échanges de poussières reforment de nouvelles étoiles différentes. Comme à l’école, personne ne retrouve les mêmes billes dans son sac.
La vie est une chaine d’explosion et de concentration sans cesse et de toutes parts. A notre échelle, ce simple instant nous semble durer une éternité. Mais si on accélère cette séquence, vous obtiendrez une sorte de crépitement atomique (du fait des rencontres et des échanges) dans une dimension stellaire.
Focus vision : C’est comme deux boules de pétanque que l’on choque l’une contre l’autre, ça fait un bruit un peu strident, seulement à des milliards de fois plus répandu dans l’espace. Comme des milliards de petits atomes qui s’entrechoquent avec le son de la pétanque. Moi une fois, juste le fait d’imaginer ça, mes dents se sont mises à se serrer très fort, et j’ai eu l’effet d’avoir fumé un pétard. Je venais de faire un tour dans l’espace juste pour le plaisir, tu vois, avec de la musique, avec des organes cosmiques, des organes à images fractales, des visions, je me suis vu avec des bulles d’oxygène plus grosses que moi, la fécondation peut-être, et j’ai parcouru tous les organes de mon corps à travers une représentation très symphonique, très cosmique. La relativité des dimensions peut-être, l’infiniment grand au travers de l’infiniment petit surement.

Bon, on s’en fout ; Tout cela pour dire que, rien ni personne est moins important que la vie elle-même : Comment trouver une fin dans cette gigantesque construction permanente ? Comment est-il possible de disparaitre ? Hein ? Rien ne se jette, tout se transforme. Alors, comment on fait les amis ? Même si je ne suis plus rien, (seulement un corps inerte et sans forme) ma conscience existe. Je suis là ! Rien ni personne ne pourra m’ordonner de ne plus penser ou de ne plus être !

Amis de la métaphysique, c’est partit.
"Rien est à la base de tout, rien est le point zéro, le commencement, le recommencement des cycles. Tout est conscience et énergie. Le dieu conscience, et la déesse énergie procréent à l’infini, dans ce tout qui n’est rien d’autre que l’espace, et dans ce rien qui n’est tout autre que le temps. Nous ne pouvons disparaitre infiniment petit que jusqu’au point zéro de notre esprit, et nous ne pouvons revivre infiniment grand que jusqu’au point le plus haut de notre vivant."

Voilà, c’était une autre manière de décrire le tour de manège complet. Bien comprendre qu’on ne peut pas sortir du cycle de la vie. Le tout n’exclut rien, si c’est vraiment le tout authentique. Pas moins que rien ne se jette !

Je pense que la réponse se trouve ailleurs. La sensation de quitter son corps physique à l’instant « T » de la mort, est une sensation encore inconnue ou mal-connue de notre vivant. Disparaitre physiquement, certes, brûler, cramer, passer au tamis, il n’y a plus personne, plus rien de vivant, quoique quelques grammes de carbone. Je veux dire, ça ne sert plus à grand-chose, c’est un reste de poussières qui appartient à la vie, aux étoiles. Encore une fois rien ne se jette. La notion de disparaitre est plus explicite si l’on considère l’âme ou l’esprit, qui sait, sans organe vivant, sans poumons pour respirer, sans cerveau pour traiter l’information, sans les yeux pour regarder, sans le corps pour se déplacer. Etrange non ? Alors, qu'est-ce qu'on est ? Vous avez déjà vu une paire de poumons avec des yeux flotter dans l’air ? Moi non plus. Bon alors exister en tant qu’esprit, âme, ou encore énergie consciente doit avoir un certain avantage d’aller ou de se déplacer partout. Si je n’ai plus mes organes vivants, je n’ai plus de risque à monter au ciel, d'une, très haut, et même plus haut, et à ce moment-là dans l’espace, de deux . L’univers s’ouvre à l’esprit qui ne respire pas, comme une planète s’ouvre à un être qui respire. Logique. Là encore un mystère : Se sentir poursuivre une vie spirituelle ou énergétique sans poumons pour respirer. J’imagine. C’est comme respirer dans l’eau, le genre de rêve que je faisais quand j’étais petit, et encore bien après. J’étais persuadé de pouvoir le faire le jour du cours de piscine à l’école. Rien à faire, pas possible. Aquaman, l’homme de l’atlantide ; Non, c’était du cinéma tout ça.

Oui alors pour en revenir, la destinée de notre existence serait-elle de poursuivre une vie spirituelle dans l’univers ? Et qui plus est, sans disparaitre, c’est quand même la question à la base. Ce qui donnerait un sens à l’existence de l’univers en même temps. Toujours est-il bon de savoir à quoi sert tout cet espace. A quoi ça sert ? Pourquoi il y aurait ce fond sans fin, sans explication, sans projet ? C’est comme se demander : Est-ce qu’on a une partie de notre corps qui ne sert absolument à rien ? Non ! Tout organe a une fonction, tout organe a sa place. En exemple, le petit globule rouge qui circule, est entrainé par le cœur, le moteur. Lui aussi a le droit à son grand tour de manège, c’est gratuit. D’ailleurs tous les globules rouges font le cycle de la sortie du cœur, jusqu’à l’entrée de ce même cœur. Notre cœur à nous finalement, c’est notre planète ! De cette planète, je vais, je meurs. Puis, de ce grand tour que je fais dans le corps de l’univers, je reviens renaitre, revivre, respirer, et trouver l’oxygène sur une planète. Alors ce n’est pas forcement la même planète hein ! Ce n’est pas aussi parfait ! Rappelez-vous plus haut, les poussières d’étoiles, les billes : Ce ne sont pas forcément les mêmes poussières qui se remettent ensemble, c’est ça ! Si on retrouve le chemin jusqu’à la terre, tant mieux, ou une autre, plus loin, plus près. Bah c’est un peu le chemin de la réincarnation en même temps. Le champion en titre actuellement, c’est Bouddha, lui, il a du faire 16 fois le tour, c’est du sans faute ! Doit y avoir un plan, un chemin à apprendre par cœur. C’est la découverte de l’univers. C’est pour ça qu’il est là. Bah oui sinon il n’y aurait rien, le rien incomplet, mal formé, imparfait. Seulement le temps est au passé, au présent, et au futur. C’est le même temps qui tourne dans le tout. Rien ne se jette, tout se transforme encore une fois.

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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Mar 11 Déc 2012 - 22:40

Mais, au fond de vous-même, croyez-vous qu'une fois mort, vous aurez une existence différente de celle qu'a la mouche qui s'écrase contre votre pare-brise ? Les gars, fô se rendre à l'évidence ! Terminé les plans sur la comète !
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Re: Disparaitre totalement

Message par JO le Mer 12 Déc 2012 - 7:15

Mais tu n'en sais rien, n'étant jamais mort .
Papa, c'est loin, l'Amérique ? - Tais-toi et rame!
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Re: Disparaitre totalement

Message par Geveil le Mer 12 Déc 2012 - 9:03

Non,non, Gaston, tu seras une mouche ! mdr

IG, tu nous a pondu là un beau morceau de littérature. Au niveau de conscience auquel tu es arrivé, tu ne dois plus avoir peur de la mort. C'est sûr, tu n'as plus peur de mourir ?
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Re: Disparaitre totalement

Message par maya le Mer 12 Déc 2012 - 15:46

IG, merci pour ce que tu as écrit, c'est souvent très beau et je planais en te lisant.

J'aime beaucoup Vladimir Jankélévitch et en lisant ce que tu écrivais sur la mort je me rappelle des réflexions qu'il faisait dans ses écrits. Je crois que c'est dans un de ses premiers livres "la mauvaise conscience" qu'il dit qu'un secret instinct nous avertit que chacune de nos éxpériences est quelque chose d'unique, une espèce de miracle qui ne se reproduira plus. mais tels ne sont pas seulement nos plaisirs et autres évènements de nos vies : notre personne toute entière porte en soi je ne sais quoi d'exceptionnel et de catastrophique, qui est donné une fois pour toute et qui est quelque chose d'absolu.

Cet ètre qui ne surgit qu'une fois du néant, cette sorte de grand instant qu'est la vie entière au sein de l'éternité, comment comprendre cela ?

Dans un autre livre il parle du passage d'un ètre unique, inimitable, incomparable, irremplaçable qui surgit sans rime ni raison du néant éternel pour y faire retour quelques années après...Ce passage est une apparition métaphysique.

Tout ce que l'on peut faire c'est de penser autour, ou à propos de la mort, "péri"...Il n'y a pas de philosophie possible de la mort, sinon apophatique. Interrogée la Nature ne répond rien et les Dieux trop de choses...
Comme Camus la répons est-ce l'absurde...
Mort et immortalité sont aussi incompréhensibles
l'une que l'autre ,c'est notre grande chance, mystérieuse chance.
Mais si la vie est éphémère, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternèl.
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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Mer 12 Déc 2012 - 21:22

Geveil a écrit:Non,non, Gaston, tu seras une mouche ! mdr

IG, tu nous a pondu là un beau morceau de littérature. Au niveau de conscience auquel tu es arrivé, tu ne dois plus avoir peur de la mort. C'est sûr, tu n'as plus peur de mourir ?

Vieux Lion, une mouche à quoi ? Tu me connais maintenant suffisamment pour préciser ta pensée ...J-J. Rousseau parlait d'odeurs pleines...
IG se voit déjà barbotant dans la stratosphère. Le vieux Lion me voit humant les bouses dans les prairies . Si j'en crois le Dieu de la Bible, la dernière hypothèse me paraît la moins baroque . Le prix du péché si magnifiquement décrit par notre ami Libremax...
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Re: Disparaitre totalement

Message par Geveil le Mer 12 Déc 2012 - 21:33

Ben dis donc, Maya, toi aussi tu planes ! Bravo pour ce beau texte, plein d'interrogations. Je vois dans tous ces textes, un épanouissement de la conscience tout à fait prometteur.
Prometteur de quoi ? Euhhhh ! dubitatif
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Re: Disparaitre totalement

Message par JO le Jeu 13 Déc 2012 - 8:13

A quoi sert, dans un incendie, chaque pompier ? Ridicule de ne faire que dérouler un tuyau ou nettoyer les camions...
J'aime bien la réponse de l'ouvrier qui répondait à la question:
-que fais-tu ?
- je bâtis une cathédrale
au lieu de dire qu'il gâchait du mortier ou taillait des pierres .
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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Jeu 13 Déc 2012 - 17:23

Mais la question fondamentale n'est-elle pas : avez-vous peur de disparaître totalement, de n'être plus rien ? Si vous aviez à choisir entre la disparition complète, un au-delà hypothétique ou une réincarnation poétique, quel serait votre choix ?
Pour ma part, je choisis sans hésiter la disparition définitive, l'annihilation de gaston ! Une vie, ça m'a suffi largement; pas du tout envie de recommencer ! Même les houris seraient capables de me faire des ennuis !
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Re: Disparaitre totalement

Message par Ling le Jeu 13 Déc 2012 - 17:25

Le problème n'est pas dans la peur qui n'est qu'une conséquence de la non-acceptation de la mort. L'acceptation de la mort est le vrai problème. Et à tous vous lire, je doute que vous ayez franchi ce gué.

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Re: Disparaitre totalement

Message par JO le Jeu 13 Déc 2012 - 18:18

Tu l'as franchi, toi ? Personnellement je me sens immortelle par essence, mais pas mon personnage en existence .
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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Jeu 13 Déc 2012 - 22:04

Stirica a écrit:Le problème n'est pas dans la peur qui n'est qu'une conséquence de la non-acceptation de la mort. L'acceptation de la mort est le vrai problème. Et à tous vous lire, je doute que vous ayez franchi ce gué.

Je pense, Stirica, que la perspective change avec l'âge . Jeune, j'étais stupéfait de voir des gens pas très âgés accepter très
bien leur disparition et je ne comprenais pas . L'âge venant, je pense que la perspective de la mort n'effraie plus . Je parle de la mort proprement dite , qui n'est qu'une perte de conscience définitive, qu'un sommeil sans réveil . L'infirmité, le handicap, l'hébétude, oui, ça, ça fait peur ! Pour ma part, je me suis libéré des foutaises des religions, donc, de ce côté-là, cool !
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Re: Disparaitre totalement

Message par Alcibiade le Jeu 13 Déc 2012 - 23:13

gaston21 a écrit:Pour ma part, je me suis libéré des foutaises des religions, donc, de ce côté-là, cool !
J'ai envie de te taquiner un peu Gaston (tu ne m'en voudras pas) ! Mais mourir sans Dieu ou mourir avec Dieu est tout aussi difficile ! Mourir avec Dieu, c'est quitter son enveloppe charnel sans savoir si on est élu (puisque Dieu seul aurait le dernier mot) et même sans savoir si Dieu n'a pas été une vaine lubie (car on peut parfaitement croire en Dieu tout en doutant de Dieu, et c'est la foi encadrée par la raison qui ne tombe ni dans le fanatisme, ni dans la superstition) ! Mourir sans Dieu, c'est rejoindre la poussière parmi la poussière, ou si l'on veut avec IG devenir poussière d'étoiles (mais la poésie ne saurait être aussi un baume suffisant pour nous consoler de notre finitude) et là reste toujours la terreur parmi les terreurs de n'être plus soi et ceci pour toujours !
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Re: Disparaitre totalement

Message par ronron le Ven 14 Déc 2012 - 0:05

Stirica a écrit:Le problème n'est pas dans la peur qui n'est qu'une conséquence de la non-acceptation de la mort. L'acceptation de la mort est le vrai problème. Et à tous vous lire, je doute que vous ayez franchi ce gué.
Ça signifie quoi, pour vous, accepter la mort?
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Re: Disparaitre totalement

Message par _InfinimentGrand le Ven 14 Déc 2012 - 0:50

Géveil a dit
IG, tu nous a pondu là un beau morceau de littérature. Au niveau de conscience auquel tu es arrivé, tu ne dois plus avoir peur de la mort. C'est sûr, tu n'as plus peur de mourir ?
Merci, et pour répondre á ta question, non biensur, la mort appartient á la vie. L'inconnu est une ascension comme on prend un tobogan de 100 métres de haut, on ne se prend que de la grande sensation en pleine face á plein pression, á un moment faut savoir s'y habituer. A vrai dire, quand j'ètais tout petit mes réves étaient encore assez proche de la pré-naissance. Je vois toujours ce pont entre l'autre monde et le monde réel. Le monde de la mémoire, le monde l'information et du temps tout confondu, mais aussi le monde de la pré-naissance d'oú je suppose étre venu, et qui s'accomplit á mesure que le temps passe, et enfin tous ces autres enfants qui sont partis avant moi, me montrant le pont á franchir. Et a mes 7 ans je suis tombé dans un micro coma, une lésion cérébrale pour étre plus précis. Mes parents étaient tellement inaptes á l'assistance en danger, que j'ai failli y rester sur le sol du salon. Je leur en ai pas voulu sur le coup. Je leur ai dit que je voulais dormi tranquillement. C'ètait pas si simple non plus puisqu'on avait cette pression de ne pas pouvoir s'exprimer á la maison, rien dire, rien contester si impreigner. J'aurais tellement voulu leur mettre la couleur en face. Alors avec tout ca, je crois que j'en ai vu et compris des choses de l'inconnu.

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Re: Disparaitre totalement

Message par _InfinimentGrand le Ven 14 Déc 2012 - 0:51

Merci de méme Maya, cosmologiment.

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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Ven 14 Déc 2012 - 10:34

IG, tu es un poète, et j'aime les poètes ! Je crois qu'on peut se débarrasser de la peur de la mort en la séparant de ce qui souvent l'accompagne, les souffrances etc... La mort elle-même , c'est la perte de conscience, celle qu'on cherche parfois avec tant de difficulté chaque soir. D'accord, le lendemain, on n'entend plus le réveil...Je ne crois pas du tout à la survie dans un autre monde . Je suis comme le poireau qu'on met dans la soupe...Va-t-il renaître ?
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Re: Disparaitre totalement

Message par JO le Ven 14 Déc 2012 - 16:00

Je suis sûre qu'en cherchant bien, on trouverait quelques différences : la tête verte ?
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Re: Disparaitre totalement

Message par _InfinimentGrand le Ven 14 Déc 2012 - 19:30

Je suis comme le poireau qu'on met dans la soupe...Va-t-il renaître ?
Difficile de répondre en effet dubitatif mais bon, passé par le cycle de la digestion, le cycle fécal, le cycle organique, il réalimentera une autre graine de poireau en tant que terre, tu me suis?

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Re: Disparaitre totalement

Message par gaston21 le Sam 15 Déc 2012 - 11:25

Et puis, il y a même des poireaux qui transmettent la vie...
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