Eloge funèbre

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Message par MrSonge le Lun 27 Sep 2010 - 19:16

Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment s'y prenait les curés et autres ecclésiastiques en fonction, pour rédiger le texte délicat (sujet sensible !) des éloges funèbres, habituellement destinées à un défunt. Mort, préférence.
Vous vous l'êtes donc peut-être déjà demandé...
...
Si oui, passez.
Si non, demandez-le vous, je vous laisse 5 minutes.
...
Merci.
Donc, vous vous êtes déjà demandé comment s'y prenaient les curés (par exemple) pour rédiger leurs éloges funèbres. Eh bien voici un petit texte qui pourrait peut-être vous apporter quelques miettes d'une réponse possible... Mais ne généralisons pas. rire

III. Éloge funèbre

- « Nous sommes tous réunis ici, en ce sombre jour de deuil, afin de célébrer… » Non, pas ce verbe-là, ça ne fait pas convenable. «… afin de nous souvenir de… » Oui, enfin d'un autre côté, s'ils ont besoin de moi pour se souvenir du défunt, c'est mal parti. Ils pourraient même mal le prendre, non. «… afin de rendre un dernier hommage à… » Ah, ça c'est déjà mieux. Mais quand j'y songe, rien ne garanti que ce sera le dernier. Là encore, ça pourrait être mal interprété puisque rien n'interdit à la famille de rendre d'autres hommages au mort. Allons, il me faut trouver autre chose… «… afin de rendre le premier hommage posthume, mais non le moindre, à … » Non, c'est un peu alambiqué, tout de même. Et puis, à strictement parler, rien ne prouve que personne ne lui ait encore rendu d'hommage avant aujourd'hui. Pas d'hommage, quel dommage ! «… afin de rendre hommage à…» pourquoi pas ? Oui, certes, mais c'est un peu vague comme formule, tout de même. Pourquoi diable aurions-nous attendu que cette andouille crève pour lui rendre hommage ? Bon sang de bon sang, il faut pourtant que je termine cet éloge pour tout à l'heure… Voyons, voyons, cherchons encore. «… afin d'honorer la mémoire de… » Ah, voilà qui est déjà mieux. Tout y est : la sonorité positive de «honorer», la tristesse implicite de «mémoire», oui, c'est parfait ! Minute, je n'y avais pas songé : c'est beaucoup trop vague. Honorer la mémoire d'un mort, ça sonne peut-être bien mais ça ne veut rien dire, surtout si le cadavre est encore frais. Nom de Dieu de nom de Dieu, je n'y arriverai donc jamais ? Gaspard !
- Oui, mon Père ?
- Quand tu auras fini de remettre les candélabres du transept en état, viens donc me rejoindre, j'ai besoin de ton aide.
- Bien, mon Père.
- Ou plutôt non, laisse tomber les candélabres et viens m'aider tout de suite, sinon je n'en finirai jamais.
- Me voici, mon Père, que puis-je pour vous ?
- Commence par retourner ramasser les morceaux du candélabre que tu as lâché, imbécile, et va les planquer dans un confessionnal, en attendant d'essayer de les assembler avec du fil de fer. Et reviens immédiatement après, on a déjà assez perdu de temps comme ça.
- Voilà, mon Père.
- Parfait. Je suis entrain de rédiger l'éloge funèbre de monsieur Mouchut et je bute sur la première phrase. Comme tu le sais, dans ce genre de texte, l'important, c'est l'ouverture et la conclusion. Le reste, entre une biographie douteuse, des anecdotes fumeuses et quelques injonctions divines, c'est un jeu d'enfant. D'enfant de choeur, bien entendu. Alors donc, j'ai besoin de toi pour cette foutue…
- Mon Père !
- Pardon, Gaspard. J'ai besoin de toi, donc, pour la première phrase qui se refuse désespérément à ma plume, comme la luxure à mon état ecclésiastique.
- Mon Père !
- Pardon, Gaspard. Voilà donc où j'en suis : « Nous sommes tous réunis ici, en ce sombre jour de deuil, afin de … » J'ai tout essayé, mon garçon, mais aucune suite convaincante ne daigne venir prendre place après cette locution prépositionnelle de mer…
- Mon Père !
- Pardon, Gaspard, mais si tu continues à m'interrompre toutes les cinq minutes, nous n'allons pas nous en sortir, je te préviens ! Alors concentre-toi un peu et essaye de me terminer cette phrase qui, pour ma part, commence sérieusement à me hacher les… Enfin bref, as-tu une idée ?
- À mon humble avis, mon père, il y a déjà un problème avant. « En ce sombre jour de deuil » sonne très bien mais vous avez vu le temps qu'il fait ? Si vous glissez cela cet après-midi, alors qu'il fait trente-deux degrés depuis trois jours et que le dernier nuage que nous ayons vu depuis le mois de juin, c'était celui de la vieille 2cv de monsieur Brouët, vous risquez de vous faire mal comprendre. Ils pourraient penser que vous manier une ironie méchante…
- Nom de D… d'un chien, tu as raison ! Il faut tout recommencer.
- Tout de même pas. Le début me semble tout ce qu'il y a de plus correct, bien que le vague du terme «tous» pourrait être embêtant.
- Seigneur Dieu, et pourquoi donc ?
- Eh bien parce que, après tout, nous ne savons pas si ils seront tous réunis ici. Imaginez justement que ce ne soit pas le cas et qu'un grand nombre de parents et d'amis n'ait pu être présent aujourd'hui, vous auriez l'air malin !
- Dis donc, Gaspard… !
- Pardon, mon père, je ne voulais pas dire…
- Oui, oui, bon, je te pardonne et va en paix. Il faudrait donc que je modifie ce «tous». La phrase deviendrait donc : « Nous sommes presque tous réunis en ce beau jour de deuil…» Ou peut-être : « Nous sommes environ tous réunis en ce beau et chaud jour de deuil… »
- Vous n'y pensez pas, mon Père !
- Mais voyons, c'est toi même qui m'a dit, il n'y a pas une minute…
- Je sais, mais il n'est pas impossible, je pense, d'éviter les extrêmes. Si nous ne pouvons faire un contre-sens météorologique, voir mété-othéologique, nous devons essayer de passer sous silence le décalage sémantique que nous provoquerons en parlant métaphoriquement d'un jour qui ne serait certes pas celui durant lequel nous sommes matériellement réunis ici, mais celui qui entoure spirituellement chaque décès, que nous pourrions considérer sans trop nous avancer comme étant en fait la représentation verbale d'une certaine forme substantielle des chagrins qui habitent les coeurs en ces tragiques périodes de nos existences que sont les deuils et dont nous ne…
- Pas si vite, je n'arrive pas à tout noter !
- Mais, mon Père, vous n'allez tout de même pas leur raconter cela ?
- Pourquoi pas ? Ça sonne tellement bien que je n'y ai rien compris. Ça me rappelle lorsque j'étais jeune et fou et que j'avais décidé d'ouvrir La Cité de Dieu. J'avais une excuse, c'était sur un coup de tête : celui que j'avais reçu de cet imbécile de grand Lucien pendant une partie de rugby au séminaire. Cela m'aura au moins permis de découvrir que les textes de St-Augustin, c'est encore pire que les femmes : on a beau les prendre dans tous les sens, on y comprendra jamais rien.
- Oh, mon Père !
- Allons, Gaspard, un peu d'humour, voyons. Puisque tu ne veux pas que je transcrive ton lumineux babil, aide-moi donc une bonne fois pour toute à rédiger cet éloge, sans quoi je serai obligé de leur réciter le Cantique des Cantiques, l'unique passage de la Bible que je connaisse par coeur, comme l'année passée, lorsque j'avais égaré mon texte quelques minutes avant le début de la cérémonie. Nous disions donc : « Nous sommes réunis en ce jour de deuil… » Ce n'est pas mal, mais c'est un peu sobre, non, qu'en penses-tu ?
- En effet. Il faudrait ajouter un épithète à « jour de deuil ». Quelque chose qui se puisse énoncer sans ébranler votre discours d'une dissonance sémiotico-météorologique.
- … Certes. Tiens, mon petit Gaspard, va donc me chercher la bouteille de vin de messe au fond de la sacristie. Avec deux verres.
- Vous n'y pensez pas, mon Père !
- Bien sûr que si ! Je suis persuadé que nous réfléchirons mieux avec la glotte humectée. Allons, dépêche-toi, bon sang ! Qu'est-ce qui m'a fichu un sacristain pareil ? Quand on est aussi coincé, on se fait baptiser protestant.
- Comme vous voudrez, mon père…
- Excellente résolution. Et n'oublie pas les verres !
- Voilà, mon père, mais je ne sais vraiment pas si…
- Tais-toi et goûte-moi ça, petit ignorant. Depuis vingt ans que je suis curé à Clervieux-les-Bucoliques, j'ai toujours réussi à remplacer une bouteille ou deux de la piquette immonde que le diocèse nous octroie par un authentique Château Ste-Bibine 1984, à côté duquel même le petit Jésus en culottes de velours aurait l'air d'une bouteille de vinaigre. Allons, cesse de te signer comme un pénitent et avale-moi ce nectar…. Alors ?
- … Ma foi, il faut avouer qu'il est rond en bouche.
- Il est fameux, tu peux le dire ! Avec ça, si on ne pond pas l'éloge funèbre du millénaire, je veux bien me faire curé !
- Mais, mon Père..
- Ah oui, tu as raison, je le suis déjà, c'est con ! Encore une petite lampée ? Mais si, voyons, ça ne peut pas faire de mal et puis n'oublie pas que c'est pour avoir les idées plus claires, hein ! Voir même plus clerc, pour un sacristain ! Oh oh ! Ecoutes, c'est scientifique, mon petit : le vin décante dans l'estomac, les vapeurs remontent au cerveau et l'alcool désinfecte les synapses. Avec ça, nos cervelles vont cracher le feu de Dieu !
- Voyons, mon Père, je ne suis pas sûr que cela soit très raisonnable…
- Je n'en ai cure ! C'est qu'il me tanne, ce petit avec ses appréhensions infondées. Je dirais même qu'il me soutane ! Ah, elle est bonne ! Bonne soeur, même ! Dis donc, moi quand je suis lancé. Allez, Gaspard, finis vite ce second verre que je passe au troisième service ! Mais non, je ne te parle pas de liturgie, je te parle du Ste-Bibine, voyons ! Quel enfant ! Alors, qu'en dis-tu, de mon petit cru ? C'est un parfait cru pour une cuite !
- Je conviens, en effet qu'il se laisse boire, ce machin-là. Je ne sais pas qui est cette Ste-Bibine, mais elle a de la cuisse, c'est certain !
- Ah, tu vois !
- Non, je bois.
- C'est pareil, andouille. Qui a vu, boira.
- Et qui vivra boira.
- Exactement, d'ailleurs, je te le prouve à l'instant, passe-moi ton verre !
- Inutile, la bouteille est plus vide que notre église le dimanche matin. Je vais en chercher d'autres, qu'on ne tombe pas en panne sèche avant la fin de cet éloge de mes deux.
- Eh, Gaspard, dis-donc ! À propos de chiffre, savais-tu que Dieu et Dieu font quatre ?
- Excellente, mon Père, votre humour mérite d'être récompensé. Voilà les trois autres bouteilles que j'ai pu dénicher dans votre armoire. Finissez votre verre que je vous le remplisse à nouveau.
- Tu es un brave garçon, toi au moins, Gaspard. M'entretenir avec toi me remplit d'allégresse, autant que mon verre de vin. Non seulement tu es la source de grandes joies, mais également celle qui m'abreuve de Ste-Bibine quatre-vingt quatre. Sois bénitier… heu… Sois béni, mon enfant.
- Ne sanglotez pas, ma Mère… heu… mon Père, vous allez vous désaltérer. Et par cette chaleur, il vaut mieux boire trop que pas assez.
- Tu es bien bonne.. heu… bien bon de prendre ainsi soin de moi, mon petit Gaspard. Ouvre donc la troisième bouteille, par pitié pour mon gosier aride.
- Remarquez, mon Père, sans vouloir vous manquer de respect, votre front aussi est à rides.
- Assez, assez ! J'ai mal aux côtes, assez ! Tu m'avais bien caché que tu étais un fameux bout-en-train ! Soyons un peu sérieux et remettons-nous donc à cet éloge de mes basques, qu'on en finisse une bonne fois pour toute avec ces conneries. Je disais donc « Nous sommes réunis ici, en ce jour de deuil, afin de… »
- Il nous fallait, si mes Moires sont bonnes… heu… Si ma mémoire est bonne, un épithète pour « jour ».
- C'est cela. Attention, je verse. Un éthithète, épiphète, et qui pète, un chose pour «jour», voir pour toujours.
- «Triste» ? Trop conventionnel. «Apocalyptique» ? Trop prétentieux. «Macabre» ? Trop terre-à-terre.
- Oui, et puis «triste» me semble un peu pléonastique aussi. Le jour où j'écrirai «En ce joyeux jour de deuil», c'est que je me serai levé tôt.
- Vous avez raison, Monseigneur.
- Nom de Dieu ! On ne va pas passer la semaine sur un épithète de merde, non ? Ce sera une entrée en matière sobre et puis c'est tout ! Et s'il y en a un qui n'est pas content, il n'aura qu'à venir le faire lui-même, son éloge funèbre, non mais !
- Bien parlé, mon Révérend ! Je vous sers encore un petit fond ?
- Volontiers, mais ne sois pas trop mesquin, hein. Merci. Nous arrivons maintenant au noeud du problème : «… afin de…» Afin de quoi, bordel de Dieu ? Afin de quoi est-ce que ces andouilles se réuniront ici tout à l'heure, hein ? Peux-tu me le dire, Gaspard, hein ?
- Non, votre Eminence.
- Je suis certain que c'est uniquement pour nous faire chier, mon petit Gaspard ! On marne comme des chiens pour leur pondre un éloge ciselé comme la dentelle des slips papaux et je suis persuadé qu'aucun ne s'en souviendra à la fin de la cérémonie ! Du vent, je te dis ! Je parlerai pour du vent ! Je m'échine, je me tue à la tâche, je me déshydrate pour cette bande de dégénérés qui ne vient à l'église que lorsqu'un type de leur entourage à la bonne idée de faire route faire ce putain de monde meilleur !
- Vive la Révolution, Votre Sainteté ! À mort les profiteurs laïques ! Pourfendons les parasites incroyants !
- Parfaitement ! On leur fera bouffer les couilles du pape s'il le faut, mais on finira bien par leur faire entrer un morceau de religion dans le crâne, à ces… ces… ces… Tiens, madame Mouchut, veuve de son état, nominée de fraiche date, que nous vache… heu… que nous vaut le plaisir de votre visite ? Ma foi, j'espère que vos seins… heu… vos desseins sont nets car nous ne disposons que de très peu de temps. Nous sommes justement en train de rédiger l'éloge funèbre de votre mari. Oui, celui qui est mort, oui. Et vous connaissez vos règles… heu… les règles ! Nous n'interrompons jamais bien longtemps un labeur commencé. Nous sommes, vous le savez, entièrement dévoué au cul… heu… au culte de Dieu et n'avons que très peu de temps à sacrer… heu… à consacrer aux problèmes bassement matériels. Que violez-vous… heu… que voulez-vous donc ? Comment ? Vous venez de vous décider pour un enterrement protestant ? Ma foi, que voulez-vous, c'est le commerce ! Allez, ma vieille, au plaisir de vous revoir, hein ! Et mes salutations à ton mari !


Dernière édition par MrSonge le Lun 27 Sep 2010 - 19:45, édité 1 fois

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Message par _pandore le Lun 27 Sep 2010 - 19:38

Tous ça à l'air intéressant mais je suis paresseuse ..envoyez donc un condensé de la chose .amour câlinchat

_pandore
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Message par MrSonge le Lun 27 Sep 2010 - 19:46

T'as raison, soyons humains. lol!

Allez zou, PARTIE I :

III. Éloge funèbre

- « Nous sommes tous réunis ici, en ce sombre jour de deuil, afin de célébrer… » Non, pas ce verbe-là, ça ne fait pas convenable. «… afin de nous souvenir de… » Oui, enfin d'un autre côté, s'ils ont besoin de moi pour se souvenir du défunt, c'est mal parti. Ils pourraient même mal le prendre, non. «… afin de rendre un dernier hommage à… » Ah, ça c'est déjà mieux. Mais quand j'y songe, rien ne garanti que ce sera le dernier. Là encore, ça pourrait être mal interprété puisque rien n'interdit à la famille de rendre d'autres hommages au mort. Allons, il me faut trouver autre chose… «… afin de rendre le premier hommage posthume, mais non le moindre, à … » Non, c'est un peu alambiqué, tout de même. Et puis, à strictement parler, rien ne prouve que personne ne lui ait encore rendu d'hommage avant aujourd'hui. Pas d'hommage, quel dommage ! «… afin de rendre hommage à…» pourquoi pas ? Oui, certes, mais c'est un peu vague comme formule, tout de même. Pourquoi diable aurions-nous attendu que cette andouille crève pour lui rendre hommage ? Bon sang de bon sang, il faut pourtant que je termine cet éloge pour tout à l'heure… Voyons, voyons, cherchons encore. «… afin d'honorer la mémoire de… » Ah, voilà qui est déjà mieux. Tout y est : la sonorité positive de «honorer», la tristesse implicite de «mémoire», oui, c'est parfait ! Minute, je n'y avais pas songé : c'est beaucoup trop vague. Honorer la mémoire d'un mort, ça sonne peut-être bien mais ça ne veut rien dire, surtout si le cadavre est encore frais. Nom de Dieu de nom de Dieu, je n'y arriverai donc jamais ? Gaspard !
- Oui, mon Père ?
- Quand tu auras fini de remettre les candélabres du transept en état, viens donc me rejoindre, j'ai besoin de ton aide.
- Bien, mon Père.
- Ou plutôt non, laisse tomber les candélabres et viens m'aider tout de suite, sinon je n'en finirai jamais.
- Me voici, mon Père, que puis-je pour vous ?
- Commence par retourner ramasser les morceaux du candélabre que tu as lâché, imbécile, et va les planquer dans un confessionnal, en attendant d'essayer de les assembler avec du fil de fer. Et reviens immédiatement après, on a déjà assez perdu de temps comme ça.
- Voilà, mon Père.

(À suivre...^^)

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