Le reflet du « miroir symbolique ».

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Message par Anthyme le Mer 11 Avr 2012 - 12:53

Pour info.

L’ouverture d’un sujet commande à son auteur de l’animer.

Ce ne sera pas le cas ici ; car le doute de la pertinence de ma participation à ce forum m’empêche de le faire avec conviction.

En déposant ce texte ; je ne fais qu’honorer un engagement pris auprès de @Nuage.

Puisque d’une certaine façon ce ‘fil’ devient le sien …
… je lui laisse la latitude d’en changer le titre, s’il ne lui plait pas.


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Texte d’Origine.

______________________________
Nuage a écrit: … / … "par apport", pour moi cela contient les deux mots : "par apport" et par rapport" … / … ils s'apportent l'un à l'autre.
Vous avez raison.

C’était une erreur de les séparer, comme je l’ai fait.

______________________________
Nuage a écrit: … / … cela évoque pour moi, quelqu'un qui par exemple est bien obligé de vivre avec ce qui l'entoure, et qu’entre ce qu'il exprime ou fait dans ses intentions, n'est pas perçu de la même manière par l'autre …
« obligé »

Comme le furent Raspail et le tueur, par exemple.
… parce-que l'autre est différent …
« différent » … ! …

Un médecin et un tueur ? ! Différents ? ! … Pour le moins oui.
… il y a donc un décalage.
« donc » … ? … ? …« décalage »

Un décalage … :
« Je suis arrivé sur le quai pour voir partir le train ! »
Ou bien …
« J’étais sur le quai 1 ; le train est arrivé sur le 8 ! »

Un décalage : pas le bon moment … pas le bon endroit …

Un autre décalage :
« Je descends à Lille ; elle continue vers Hazebrouck. »

… … … …

… « donc » … ? ? ? ?

Elle aurait pu descendre … J’aurais pu monter …
… mais aussi …
… Raspail aurait pu ne pas survivre à sa détention.

Je ne partage pas votre avis au sujet de ce « donc » :
Elle et moi aurions pu avoir l’audace de notre élan …
… comme le tueur qui a eu le courage de son sacrifice.

Non ! Il n’y a pas de « donc » ; mais des choix libres.

______________________________
Nuage a écrit: … / … Alors pour communiquer il faut bien comprendre comment l'autre a perçu et pourquoi (il y a une part qui appartient à l'autre et une part qui appartient à soi), alors il faut ajuster régler cet écart.
Je ne me rappelle plus la durée de la détention.

Raspail était médecin, c'est-à-dire « connaisseur d’homme ».
Fort probablement s’exprimait-il avec un vocabulaire délibérément appauvri.
Je me rappelle que l’autre ne parlait pas –pas un mot– et se contentait d’écouter.

Cependant, si Raspail édulcorait son vocabulaire ; il restait fidèle à ses idées.
« Ajuster » le langage ? Oui !
Renoncer à l’« écart » d’idéal ? Non !

Il n’avait aucune idée de la façon dont il était compris …
… ni du danger mortel que représentait l’autre.

______________________________
Nuage a écrit: … / … Ça se met ensemble à l'intérieur, nous nous construisons, nous nous agrandissons … / …
Je pense que le tueur effectivement « grandissait-à-l’intérieur » …
… / … "soi", sans rien à l'extérieur, "soi" ne peut pas s'apporter.
… rencontrer Raspail était « la rencontre » de sa vie.
… / … "Soi" est tout seul et ne s'apportera que ce qu'il contient déjà en faisant des combinaisons, et ses combinaisons fera encore d'autres combinaisons …
« s’apportera » ? … l’idée est exacte, mais le verbe « apporter » me semble impropre.

Ce que l’on a « en soi », que l’on ignore, et que l’on découvre …
… c’est quelque chose de caché, qui se ... révèle.
… / … c'est un apport et un rapport.
… je comprends « un apport à soi ; dans un rapport à l’autre »

Comme la révélation d’une amitié.

______________________________
Nuage a écrit: … / … Un symbole pour moi, c'est comme une "image" schématisée ou synthétisée qui contient tout ce qu'elle est. … / …
Comme la poignée de main qu’échangent Raspail et le tueur en se séparant ? …

Oui … Dans ce cas ...
Je retire le mal que j’ai dit des symboles.

______________________________
Nuage a écrit: … / … C'est pour cela que j'ai dit : "Moi", c'est ce que je suis, c'est à dire moi de l'intérieur et moi par apport à l'extérieur.
Je suis persuadé que le tueur est monté à l’échafaud en pensant à son nouvel ami.

Raspail, j’en suis sûr, n’a pu oublier le cadeau offert par le sacrifice d’un ami.
… / … Et tout ça se met ensemble.
… la « magie » de vies partagées …

_____________________________
« Depuis bien longtemps nous plaidons vainement contre cet arsenal odieux de la vindicte publique, que nous ont légué les siècles de barbarie : contre la peine de mort, la déportation et la réclusion, cette hideuse torture, ce foyer de corruption que le sage regarde comme pire que la mort. »
François-Vincent Raspail.

Procès des vingt-sept ou de la Société des droits de l’homme.-Page 46
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Message par JO le Lun 11 Juin 2012 - 8:24

j'aime bien ce fil.
Ce qui rapproche deux êtres, au-delà de leur parcours, c'est parfois seulement un hasard de circonstances, qui leur permet d'échanger au-delà des conditionnements, d'âme à âme.
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Message par Nuage le Jeu 16 Juil 2020 - 18:01

Cher Anthyme ... Cela fait si longtemps ....

Et oui hier soir, je suis allée voir dans mes brouillons, et j'y ai trouvé un de mes plus anciens, datant du Mer 11 Avr 2012 - 15:24.
Et dans celui-ci il y avait le citer de votre post, que j'avais mis pour ne pas l'oublier et le retrouver, une fois les threads se recouvrant les uns les autres ... au fil du temps.  sourire

Difficile à l'époque de répondre à votre post, sur ce thread que vous aviez fait pour moi. Le titre convient tout à fait et même si cela n'était, il n'y a aucune raison aujourd'hui de le changer.
Que de temps a passé depuis .... Beaucoup plus facile à présent de pouvoir y répondre.

Spoiler:

Anthyme a écrit:
Nuage a écrit: … / … "par apport", pour moi  cela contient les deux mots : "par apport" et par rapport" … / …  ils s'apportent l'un à l'autre.
Vous avez raison.

C’était une erreur de les séparer, comme je l’ai fait.

______________________________
Nuage a écrit: … / … cela évoque pour moi, quelqu'un qui par exemple est bien obligé de vivre avec ce qui l'entoure, et qu’entre ce qu'il exprime ou fait dans ses intentions, n'est pas perçu de la même manière par l'autre …
« obligé »

Comme le furent Raspail et le tueur, par exemple.
… parce-que l'autre est différent …
« différent » … ! …

Un médecin et un tueur ? !   Différents ? ! … Pour le moins oui.
… il y a donc un décalage.
« donc » … ? … ? …« décalage »

Un décalage … :
« Je suis arrivé sur le quai pour voir partir le train ! »
Ou bien …
« J’étais sur le quai 1 ; le train est arrivé sur le 8 ! »

Un décalage : pas le bon moment … pas le bon endroit …

Un autre décalage :
« Je descends à Lille ; elle continue vers Hazebrouck. »

… … … …

… « donc » … ? ? ? ?

Elle aurait pu descendre … J’aurais pu monter …
… mais aussi …
… Raspail aurait pu ne pas survivre à sa détention.

Je ne partage pas votre avis au sujet de ce « donc » :
Elle et moi aurions pu avoir l’audace de notre élan …
… comme le tueur qui a eu le courage de son sacrifice.

Non ! Il n’y a pas de « donc » ; mais des choix libres.

Le "donc" dans ma phrase de l'époque, était il me semble, du fait que ce décalage existait bien au niveau de la compréhension-perception entre interlocuteurs.
Le libre arbitre en revient de vouloir ou non réduire ou élucider ce décalage, ou, comme vous le dites ne pas en tenir compte et faire corps avec celui-ci, si les affinés le permettent.


A mon tour de vous raconter une histoire ....

A l'adolescence, vers 15 - 16 ans, je venais de prendre une rue piétonne à Grenoble ...  et une jeune fille d'à peu près mon âge arrive en sens inverse et nous nous croisons.
Et là nous stoppons net toutes les deux notre marche.

Elle me dit "Salut, comment ça va ?! "
Je lui réponds "Bien et toi ?!"
Elle me répond me parle un peu et puis je lui dis "En fait, je ne crois pas que l'on se soit déjà rencontrée".
Elle me regarde et me dit "Moi non plus finalement, mais j'avais l'impression que l'on se connaissait"
Je la regarde, je réfléchie ... je cherche ... et je lui dit "J'ai moi aussi l'impression de te connaître, mais je ne trouve aucune souvenir s'y rapportant".
On se donne des exemples de lieux, de situations, où cela aurait pu être, mais en vain ...
Nous en sommes arrivées à la conclusion que nous ne nous étions jamais rencontrées, même si le courant entre nous était passé instantanément comme depuis toujours.
Nous nous sommes quittées avec un grand sourire et une immense chaleur dans le coeur.

J'ai poursuivi ma marche quelques minutes en y réfléchissant ; c'était dingue tout de même, moi qui en plus n'avais pas d'amie fille parce-que je ne m'entends jamais avec elles ...
Et puis d'un coup je réalise ... Je fais demi-tour, je cours, je la cherche dans les rues .... je ne l'ai pas retrouvé ....

Libre arbitre .... encore faut-il en avoir conscience au moment où il se présente ....


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A présent je reprends un élément qui se trouvait sur un autre thread : Origine

Spoiler:

Anthyme a écrit:
Nuage a écrit: .... / ....
Marcheuse Solitaire a écrit:Je suis une Marcheuse Solitaire, qui rencontre des gens sur son chemin ; des fois nous ne faisons que nous croiser, des fois les haltes sont plus ou moins longues. Quand je reprends la route, ces moments restent dans mon cœur, et sur le chemin, je recroise leur cœur.
C’est si vrai, ce que vous dites …

Ces phrases éveillent un souvenir de … plus de trente ans …
J’avais 26 ans … elle … peut-être 23 ou 25 …
Une inconnue rencontrée dans un train, tôt le matin.
Nous n’avions pas de billets, et nous sommes rencontrés en fuyant les contrôleurs dans les couloirs bondés.
Plus de rires que de peur !
Le bonheur d’un partage.

Je descendais à Lille ; elle continuait.
Moi sur le quai, elle à la fenêtre baissée.

« Vous n’avez pas peur ? »
« J’ai l’habitude, et ils sont descendus ! »

me répond-elle en désignant du menton les contrôleurs sur le quai.

Le silence d’un sourire …« Fermez les portières – attention au départ »

Chacun un petit signe de la main … déchirure ...
« Quand je reprends la route, ces moments restent dans mon cœur, et sur le chemin, je recroise leur cœur. »
Comme c’est vrai !

Je recroise son sourire ...

… … … …

... / ...

Ma phrase :
« Quand je reprends la route, ces moments restent dans mon cœur, et sur le chemin, je recroise leur cœur. »

En fait, à l'époque je parlais il me semble, d'un côté, du fait de nouveau recroiser ces mêmes personnes, et d'un autre, de situations qui me faisaient penser à ces personnes, sans forcément que cela soit la rencontre avec d'autres personnes.

Anthyme a écrit:C’est si vrai, ce que vous dites …
Anthyme a écrit:Comme c’est vrai !

Je recroise son sourire ...

Il aura fallu que je sois à cette époque de 2020, pour comprendre, me rendre compte, il me semble, en relisant ce post, que vous parliez, faisiez allusion à mon sourire ...

=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=

Nous en revenons donc, au décalage de la compréhension et de la perception.

Mais également du libre arbitre .... bien qu'à mon humble avis, celui-ci dépende également du contexte de situations ....

Vous aviez mon adresse mail, vous pouviez l'utiliser n'importe quand, mais vous préfériez garder une certaine distance, que vous avez finalement maintenue ;
J'avais la votre sous Anthyme, que vous m'aviez dit que je pouvais utiliser si jamais vous étiez bannis ; vous ne l'avez pas été, donc je ne me suis pas permise de l'utiliser, même si je l'aurais souhaité ...
Par ailleurs, j'étais également intimidée, donc je n'allais pas aller à l'encontre d'une consigne ; rien que pour répondre aux posts, je l'étais intimidée .... ne sachant pas toujours quoi dire.

Voyez finalement comme le libre arbitre, ne fait pas tout ... ou comme celui-ci fait également en fonction des contraintes de la situation.
Mais vous avez raison ... Le Libre Arbitre, c'est aussi avoir l’audace de notre élan.

Alors sachez, que si le coeur vous en dit, cela sera avec plaisir, vous avez toujours mon adresse mail.
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Message par Nuage le Lun 20 Juil 2020 - 18:33


rire  C'est encore moi ...

Je rapatrie également ce post : Source : Ici et Ici

Nuage a écrit:Bonsoir Antyme
Anthyme a écrit: Si le professeur Ducon-Lajoie nous interne ; ce sera un plaisir de me retrouver avec vous.
On se les racontera, en attendant les électrochocs.

Si nous nous retrouvions dans la même pièce, se serait un plaisir de se la raconter, avec vous.

Soit dit en passant, je ne suis pas sûr que les électrochocs soient sur ma liste de programme ....

Quand à moi, non mes souvenirs ne m'enferment pas ; mais une question reste ....

Ne croyez-vous pas, qu'il est un peu ... comment dire ... paradoxale, de se dire qu'il faille une situation de se retrouver enfermés ensemble dans un lieux des plus sinistres, pour se la raconter avec plaisir .... ... ?
Plutôt que de prendre plaisir à se la raconter en dehors d'un lieu sinistre  ... ?

Haaaaaa ... ça c'est du post ... .... !!! sourire vieux
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