Caritas in veritate ...

Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Jeu 16 Juil 2009 - 20:27

Après s'être essayé dans la médecine, Benoit XVI fait dans l’ économie...

Voici une phrase extraite de cette encyclique. Qu’en pensez-vous ?

« Le profit est utile si, en tant que moyen, il est orienté vers un but qui lui donne un sens relatif aussi bien à la façon de le créer que de l’utiliser. »

D’une manière plus générale que pensez-vous de l’ensemble du texte et de son peu d’écho. J’avoue que je suis assez déçue que les spécialistes papaux n’aient pas abordé le sujet…
Donc je sollicite leurs avis ! :flower:
Texte intégral de, je cite :

Lettre encyclique Caritas in Veritate du Souverain Pontife Benoît XVI aux Evêques, aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées, aux fidèles laïcs et à tous les hommes de bonne volonté sur le développement humain intégral dans la charité et dans la vérité


ICI
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Jeu 16 Juil 2009 - 22:39

pffff pas envie du tout de me taper ce long texte ! Mais je suis d'accord avec la phrase que tu cites.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Ven 17 Juil 2009 - 8:41

Et bien sans lire le long texte (par ailleurs fort intéressant), je trouve que cette phrase ne veut rien dire du tout...
Pourtant il s'agissait d'illustrer une valeur sacrément chrétienne et de parler d'une politique mondiale "trop libérale" ?
C'est peut-être la raison pour laquelle cette encyclique, bien qu'ayant été offerte au PDG des US en version reliée, ne fait qu'un faible remou (sauf presse spécialisée et encore...)
Ou alors Benoit XVI a perdu toute crédibilité auprès des "hommes de bonne volonté" ?
Enfin je ne sais pas, et visiblement elle n'intéresse même pas les chrétiens.

Rerum Novarum (de Léon XIII-1891) était plus couillu je trouve en la matière..."Les rapports entre patrons et ouvriers se sont modifiés. La richesse a afflué entre les mains d’un petit nombre et la multitude a été laissée dans l’indigence." ça a quand même une autre gueule !
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Ven 17 Juil 2009 - 9:00

Je vais expliquer ma compréhension de la phrase: "si le bénéfice d'une entreprise s'est fait par des moyens éthiques et qu'il est réinvesti pour le bien de tous, alors c'est une bonne chose." D'accord, c'est d'une banalité affligeante... Wink

Tu la comprenais comment, toi ?

Bonne journée

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Ven 17 Juil 2009 - 12:05

Et bien je l'avais comprise comme toi. Mais à la réflexion, elle est malléable à souhait cette phrase.
N'importe quel PDG ou CA pourra dire que licencier est une bonne solution : cela va permettre d'obtenir plus de profits ; profits qui sont, c'est bien connu, indispensable à un réinvestissement qui va permettre à l'entreprise de rester concurrentielle et donc préserver des emplois...
Tu vois, c'est trop flou pour avoir une vraie portée allant dans le sens de la charité annoncée...
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Ven 17 Juil 2009 - 12:07

oui, c'est exact, mais il faut voir le contexte (je ne l'ai pas fait, mais je suppose qu'il ne préconise pas les abus que tu évoques). Wink

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Ven 17 Juil 2009 - 12:17

Oh c'est un devoir sur la charité et la vérité, la justice, le bien de tous...
Mais justement c'est de l'abstrait et quand il s'agit d'aborder le concret, ce qui est sensé être puisque l'encyclique se veut "large public" et sur le "développement humain" ... ben que dale ! Du pipi de chat...
Pour les préservatifs il était vraiment autrement sûr de lui hein !

_________________
Hello Invité ! Le Caritas in veritate ... Quizzv10 du 01 novembre 2020 est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Ven 17 Juil 2009 - 12:19

bon, ben ce que tu en dis ne m'encourage pas à le lire. Merci pour le gain de temps copains

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Ven 17 Juil 2009 - 12:26

Ben voui mais après tu vas passer pour une qui n'est pas "de bonne volonté" croule de rire
Puis il va y avoir personne pour parler du mon beau sujet pff...

_________________
Hello Invité ! Le Caritas in veritate ... Quizzv10 du 01 novembre 2020 est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Ven 17 Juil 2009 - 12:54

Bulle a écrit:Ben voui mais après tu vas passer pour une qui n'est pas "de bonne volonté" croule de rire
Puis il va y avoir personne pour parler du mon beau sujet pff...
Commence par lire l'encyclique toi même en entier alors !
Allez ! Fais nous un résumé pour ce soir !
Espèce de cancre !

Caritas in veritate ... 080105hiding

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par bernard1933 le Ven 17 Juil 2009 - 18:39

Je me suis imposé la lecture de l'encyclique . Pas très digeste !
Le langage est clair,, mais rédigé dans un style diplomatique et jésuite
très étudié. De bonnes idées, bien sûr, qui reprennent la doctrine sociale de l'Eglise . Paul VI est très souvent cité . Dommage que le Pape ait été si vague dans la condamnation des mafias financières, politiques et économiques qui mènent le monde . Tout est dit si gentiment que nos dirigeants feront sienne la phrase de Chirac : " Ca m'en chatouille une sans faire bouger l'autre !"

Ci- dessous quelques extraits :
Encyclique Benoît XVI ( Extraits )

Un tel développement demande, en outre, une vision transcendante de la personne; il a besoin de Dieu: sans Lui, le développement est nié ou confié aux seules mains de l’homme, qui s’expose à la présomption de se sauver par lui-même et finit par promouvoir un développement déshumanisé.

A notre époque, l’État se trouve dans la situation de devoir faire face aux limites que pose à sa souveraineté le nouveau contexte commercial et financier international, marqué par une mobilité croissante des capitaux financiers et des moyens de productions matériels et immatériels. Ce nouveau contexte a modifié le pouvoir politique des États.

25. Du point de vue social, les systèmes de protection et de prévoyance qui existaient déjà dans de nombreux pays à l’époque de Paul VI, peinent et pourraient avoir plus de mal encore à l’avenir à poursuivre leurs objectifs de vraie justice sociale dans un cadre économique profondément modifié. Le marché devenu mondial a stimulé avant tout, de la part de pays riches, la recherche de lieux où délocaliser les productions à bas coût dans le but de réduire les prix d’un grand nombre de biens, d’accroître le pouvoir d’achat et donc d’accélérer le taux de croissance fondé sur une consommation accrue du marché interne. En conséquence, le marché a encouragé des formes nouvelles de compétition entre les États dans le but d’attirer les centres de production des entreprises étrangères, à travers divers moyens, au nombre desquels une fiscalité avantageuse et la dérégulation du monde du travail. Ces processus ont entraîné l’affaiblissement des réseaux de protection sociale en contrepartie de la recherche de plus grands avantages de compétitivité sur le marché mondial, faisant peser de graves menaces sur les droits des travailleurs, sur les droits fondamentaux de l’homme et sur la solidarité mise en œuvre par les formes traditionnelles de l’État social. Les systèmes de sécurité sociale peuvent perdre la capacité de remplir leur mission dans les pays émergents et dans les pays déjà développés, comme dans des pays pauvres. Là, les politiques d’équilibre budgétaire, avec des coupes dans les dépenses sociales, souvent recommandées par les Institutions financières internationales, peuvent laisser les citoyens désarmés face aux risques nouveaux et anciens. Une telle impuissance est accentuée par le manque de protection efficace de la part des associations de travailleurs. L’ensemble des changements sociaux et économiques font que les organisations syndicales éprouvent de plus grandes difficultés à remplir leur rôle de représentation des intérêts des travailleurs, encore accentuées par le fait que les gouvernements, pour des raisons d’utilité économique, posent souvent des limites à la liberté syndicale ou à la capacité de négociation des syndicats eux-mêmes. Les réseaux traditionnels de solidarité se trouvent ainsi contraints de surmonter des obstacles toujours plus importants. L’invitation de la doctrine sociale de l’Église, formulée dès Rerum novarum [60], à susciter des associations de travailleurs pour la défense de leurs droits, est donc aujourd’hui plus pertinente encore qu’hier, ceci afin de donner avant tout une réponse immédiate et clairvoyante à l’urgence d’instaurer de nouvelles synergies sur le plan international comme sur le plan local.

Cela a pour conséquence l’apparition de situations humaines dégradantes, sans parler du gaspillage social. Si l’on compare avec ce qui se passait dans la société industrielle du passé, le chômage entraîne aujourd’hui des aspects nouveaux de non-sens économique et la crise actuelle ne peut qu’aggraver une telle situation. La mise à l’écart du travail pendant une longue période, tout comme la dépendance prolongée vis-à-vis de l’assistance publique ou privée, minent la liberté et la créativité de la personne ainsi que ses rapports familiaux et sociaux avec de fortes souffrances sur le plan psychologique et spirituel. Je voudrais rappeler à tous, et surtout aux gouvernants engagés à donner un nouveau profil aux bases économiques et sociales du monde, que l’homme, la personne, dans son intégrité, est le premier capital à sauvegarder et à valoriser: « En effet, c’est l’homme qui est l’auteur, le centre et la fin de toute la vie économico-sociale » [61].

On ne doit toutefois pas négliger le fait que la marchandisation accrue des échanges culturels favorise aujourd’hui un double danger. On note, en premier lieu, un éclectisme culturel assumé souvent de façon non-critique: les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles. Cela favorise un glissement vers un relativisme qui n’encourage pas le vrai dialogue interculturel; sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie. De cette manière, la signification profonde de la culture des différentes nations, des traditions des divers peuples, à l’intérieur desquelles la personne affronte les questions fondamentales de l’existence en vient à disparaître [62]. Éclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine. Ainsi, les cultures ne savent plus trouver leur mesure dans une nature qui les transcende [63], et elles finissent par réduire l’homme à un donné purement culturel. Quand cela advient, l’humanité court de nouveaux périls d’asservissement et de manipulation.

Non seulement la pauvreté provoque encore dans de nombreuses régions un taux élevé de mortalité infantile, mais en plusieurs endroits du monde subsistent des pratiques de contrôle démographique par les instances gouvernementales, qui souvent diffusent la contraception et vont jusqu’à imposer l’avortement. Dans les pays économiquement plus développés, les législations contraires à la vie sont très répandues et ont désormais conditionné les coutumes et les usages, contribuant à diffuser une mentalité antinataliste que l’on cherche souvent à transmettre à d’autres États comme si c’était là un progrès culturel.

Certaines Organisations non-gouvernementales travaillent activement à la diffusion de l’avortement, et promeuvent parfois dans les pays pauvres l’adoption de la pratique de la stérilisation, y compris à l’insu des femmes. Par ailleurs, ce n’est pas sans fondement que l’on peut soupçonner les aides au développement d’être parfois liées à certaines politiques sanitaires impliquant de fait l’obligation d’un contrôle contraignant des naissances. Sont également préoccupantes les législations qui admettent l’euthanasie comme les pressions de groupes nationaux et internationaux qui en revendiquent la reconnaissance juridique.

Dieu est le garant du véritable développement de l’homme, puisque, l’ayant créé à son image, Il en fonde aussi la dignité transcendante et alimente en lui la soif d’« être plus ». L’homme n’est pas un atome perdu dans un univers de hasard [70], mais il est une créature de Dieu, à qui Il a voulu donner une âme immortelle et qu’Il aime depuis toujours. Si l’homme n’était que le fruit du hasard ou de la nécessité, ou bien s’il devait réduire ses aspirations à l’horizon restreint des situations dans lesquelles il vit, si tout n’était qu’histoire et culture et si l’homme n’avait pas une nature destinée à être transcendée dans une vie surnaturelle, on pourrait parler de croissance ou d’évolution, mais pas de développement. Quand l’État promeut, enseigne, ou même impose, des formes d’athéisme pratique, il soustrait à ses citoyens la force morale et spirituelle indispensable pour s’engager en faveur du développement humain intégral et il les empêche d’avancer avec un dynamisme renouvelé dans leur engagement pour donner une réponse humaine plus généreuse à l’amour de Dieu [71]. Il arrive aussi que les pays économiquement développés ou émergents exportent vers les pays pauvres, dans le contexte de leur rapports culturels, commerciaux et politiques, cette vision réductrice de la personne et de sa destinée. C’est le dommage que le « surdéveloppement » [72] inflige au développement authentique, quand il s’accompagne d’un « sous-développement moral » [73].

La dignité de la personne et les exigences de la justice demandent, aujourd’hui surtout, que les choix économiques ne fassent pas augmenter de façon excessive et moralement inacceptable les écarts de richesse [83] et que l’on continue à se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous. Tout bien considéré, c’est ce que la « raison économique » exige aussi. L’accroissement systémique des inégalités entre les groupes sociaux à l’intérieur d’un même pays et entre les populations des différents pays, c’est-à-dire l’augmentation massive de la pauvreté au sens relatif, non seulement tend à saper la cohésion sociale et met ainsi en danger la démocratie, mais a aussi un impact négatif sur le plan économique à travers l’érosion progressive du « capital social », c’est-à-dire de cet ensemble de relations de confiance, de fiabilité, de respect des règles, indispensables à toute coexistence civile.

La nouveauté majeure a été l’explosion de l’interdépendance planétaire, désormais communément appelée mondialisation. Paul VI l’avait déjà partiellement prévue, mais les termes et la force avec laquelle elle s’est développée sont surprenants. Né au sein des pays économiquement développés, ce processus par sa nature a produit une intrication de toutes les économies. Celui-ci a été le principal moteur pour que des régions entières sortent du sous-développement et il représente en soi une grande opportunité. Toutefois, sans l’orientation de l’amour dans la vérité, cet élan planétaire risque de provoquer des dommages inconnus jusqu’alors ainsi que de nouvelles fractures au sein de la famille humaine. C’est pourquoi l’amour et la vérité nous placent devant une tâche inédite et créatrice, assurément vaste et complexe. Il s’agit d’élargir la raison et de la rendre capable de comprendre et d’orienter ces nouvelles dynamiques de grande ampleur, en les animant dans la perspective de cette « civilisation de l’amour » dont Dieu a semé le germe dans…

L’homme moderne est parfois convaincu, à tort, d’être le seul auteur de lui-même, de sa vie et de la société. C’est là une présomption, qui dérive de la fermeture égoïste sur lui-même, qui provient – pour parler en termes de foi – du péché des origines. La sagesse de l’Église a toujours proposé de tenir compte du péché originel même dans l’interprétation des faits sociaux et dans la construction de la société: « Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs » [85]. À la liste des domaines où se manifestent les effets pernicieux du péché, s’est ajouté depuis longtemps déjà celui de l’économie. Nous en avons une nouvelle preuve, évidente, en ces temps-ci. La conviction d’être autosuffisant et d’être capable d’éliminer le mal présent dans l’histoire uniquement par sa seule action a poussé l’homme à faire coïncider le bonheur et le salut avec des formes immanentes de bien-être matériel et d’action sociale. De plus, la conviction de l’exigence d’autonomie de l’économie, qui ne doit pas tolérer « d’influences » de caractère moral, a conduit l’homme à abuser de l’instrument économique y compris de façon destructrice. À la longue, ces convictions ont conduit à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui ont foulé aux pieds la liberté de la personne et des corps sociaux et qui, précisément pour cette raison, n’ont pas été en mesure d’assurer la justice qu’ils promettaient.
bernard1933
bernard1933
Aka Tpat

Masculin Nombre de messages : 10079
Localisation : Dijon
Identité métaphysique : agnostique
Humeur : serein
Date d'inscription : 23/03/2008

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Invité le Ven 17 Juil 2009 - 23:03

merci Bernard ! bravo

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Sam 18 Juil 2009 - 18:25

Ah grand merci Bernard !

Bernard a dit :
Dommage que le Pape ait été si vague dans la condamnation des mafias financières, politiques et économiques qui mènent le monde .
On se demande pourquoi hein Bernard !! Bon en même temps, après lui avoir offer un exemplaire relié de la dissertation, il a négocié avec Obama afin que ce dernier mette un frein à l'avortement ; échange de bons procédés ?
Question subsidiaire et un peu HS : aux Etats Unis comment cela se passe du point de vue des choix de fin de vie ?

Certaines phrases m’ont interpellées dont une qui figure dans l’extrait que tu postes ; je vais commencer par celle-ci :
"sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie. De cette manière, la signification profonde de la culture des différentes nations, des traditions des divers peuples, à l’intérieur desquelles la personne affronte les questions fondamentales de l’existence en vient à disparaître [62]. Éclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine. Ainsi, les cultures ne savent plus trouver leur mesure dans une nature qui les transcende [63], et elles finissent par réduire l’homme à un donné purement culturel. Quand cela advient, l’humanité court de nouveaux périls d’asservissement et de manipulation."
Je comprends qu’il faut plus dialoguer pour coexister. Sans qu’il y ait « nivellement et uniformisation des comportements et des styles de vie ». Cela ne veut-il pas dire qu’il faut tolérer tout le monde et que chacun a le droit à ses choix quels qu’ils soient ou bien faut-il que ces choix soient collés sur ceux prônés par le Vatican ?
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Magnus le Sam 18 Juil 2009 - 20:04


_________________
Avec Dieu, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on ne sait jamais si ce n'est pas un coup du diable...
(Jean Anouilh)

*****************
Magnus
Magnus
Aka Tipik St Pie d'House

Masculin Nombre de messages : 27296
Localisation : Tribu des Trévires en alliance avec la Tribu des Vulgenties
Identité métaphysique : Atypique
Humeur : Lunatique
Date d'inscription : 27/03/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Sam 26 Sep 2009 - 16:32

Caritas in veritate ... Vatica11

Pas mal de mettre son conseiller en "caritas" à la tête de la banque du vatican !
Enfin bon, caritas bien "ordonnée" commence par soi-même dit-on aussi rire
Source
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par JO le Sam 26 Sep 2009 - 18:51

eh oui ... notre bon président de la république est aussi très fier que le navire "fluctuat nec mergitur".... sur des milliers de nouveaux pauvres, qui ont permis que les riches ne maigrissent pas . La richesse ne saurait être défendue par un chrétien : Jésus a plaint le pauvre petit jeune homme riche , qui n'a pas accepté de "tout donner pour le suivre" ...
M'en fiche : suis pas riche! me direz-vous et vous aurez raison .
JO
JO
Seigneur de la Métaphysique

Féminin Nombre de messages : 22786
Localisation : france du sud
Identité métaphysique : ailleurs
Humeur : paisiblement réactive
Date d'inscription : 23/08/2009

Revenir en haut Aller en bas

Caritas in veritate ... Empty Re: Caritas in veritate ...

Message par Bulle le Dim 27 Sep 2009 - 20:11

Oui mais notre roisident ne représente pas dieu et n'a pas écrit Caritas in veritate...

_________________
Hello Invité ! Le Caritas in veritate ... Quizzv10 du 01 novembre 2020 est en ligne et accessible directement en cliquant sur "Meta-Quizz" .
Vous pouvez choisir le thème du prochain quizz en cliquant : ICI pour participer au sondage ! sourire
Bulle
Bulle
Aka Lamité

Féminin Nombre de messages : 47834
Localisation : Algarve
Identité métaphysique : athée, grâce à Dieu
Humeur : .. trière !
Date d'inscription : 09/05/2008

http://www.forum-metaphysique.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum