La trame des possibles.

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Message par Anthyme le Mer 13 Aoû 2014 - 22:37

Ce que vous venez d’écrire m’évoque un quadruple lutz tenté sans patins, mais avec de grosses chaussures de montagne à crampons de 3 centimètres, sur la crête de l’arête neigeuse dont j’ai parlé : vous avez toutes les chances de finir à plat ventre en dégringolant sur une des faces pentues !

Comme lors des cours de gym’ du collège ; je vais tâcher de vous faire ‘la parade’.

__________________________
Si on conçoit un dernier tic, on doit bien en concevoir un premier ?
Dans l’historiette, le « premier Tic » se produit sur la première étrave rencontrée par la bille lors de sa descente ; et le « dernier Tic » sur l’étrave dont l’index du héros bouche le ‘bon chemin’, contraignant la bille à s’orienter vers le cul-de-sac.

J’ai l’impression que le contexte de cette historiette ne vous inspire pas beaucoup, et que lorsque vous écrivez « dernier tic » et « premier », vous pensez à autre chose …
… comme un « Tic » sonnant « Bang », peut-être.

__________________________
Tirage aléatoire dans le "vide quantique", réservoir de tous les possibles ?
J’ignore ce qu’est le « vide quantique » ...
... par contre, je peux me construire une image « des possibles » :

J’ignore jusqu’où s’étend ce domaine « des possibles », car je ne doute pas qu’il déborde largement des limites de ce que je puis imaginer.
Cependant, par implication réciproque et pourvu que mon imagination ne « triche » pas avec la cohérence physique, je me dis que tout ce que je puis imaginer en fait partie.

Ça laisse quand même pas mal de champ à l’« aléatoire ».

__________________________
Si la compréhension humaine se conçoit elle-même, à la troisième personne ( ni je, ni tu, mais il y a...moi, toi, tout le reste) au point d'affronter la nature de sa propre conscience … / …
Le « je-tu-il », à mon humble avis, exprime une fracture consécutive à l’impossibilité de « partager » ce qui fait la conscience personnelle, mais l'amour/acceptation peut surmonter cette faille.

Illustration :

« Je » stationne sur « ton » gros orteil sans vouloir en bouger ; car « je » n’a pas mal.
« Il » tapote l’épaule de « je » en désignant « ton » orteil du menton.
« Je » affronte/surmonte la nature de sa propre conscience en acceptant de faire sien cet orteil étranger ; et se retire.

__________________________
… / … il est logique ( et modeste), de concevoir un contenant plus vaste )
… et maintenant … et hop ! … le quadruple jo :

« La Grande Fraternité des Piétineurs d’Orteils »



… …    supercontent  … … On a évité le Goulp de Jéhovah ! … …  supercontent  … …


Le public apprécie.


========================================


Hummm …

J’ai comme qui dirait l’impression que si je m’arrête là, vous en garderez comme un sentiment d’incompréhension …
…alors je vais me contraindre à faire un détour « dans le "vide quantique", réservoir de tous les possibles » dont vous avez parlé, qui pourrait ouvrir la voie à des « tirages aléatoires » cohérents.

Par contre, comme j’ignore ce qu’est un "vide quantique" ; je vais le remplacer par les poupées russes utilisées un jour par @Stirica/Ling au sujet des multivers.

Pour simplifier, je vous propose un jeu de 12 poupées (12 comme les heures de l’horloge) et de les aligner par ordre de grandeur, sur une ligne.

La plus grande devant, à gauche comme une majuscule, puis les autres, jusqu’à la dernière tout à fait à droite, comme un point final, avec l’ordre des tailles pour illustrer la cohérence physique.

Cette cohérence correspond à « la nature de sa propre conscience » où toutes choses s’ordonnent dans la succession des causalités, et surtout à ce qui est perçu du « temps-qui-passe » :
Un début … une fin … et un Jéhovah-Dieu pour créer le « début », et un Jéhovah-Clown pour veiller à l’ordre de l’alignement.

Je vous propose maintenant de les disposer en cercle, sur la table du roi Arthur, comme les heures d’une horloge dont le Saint Graal serait le centre.

La grande vers vous, à 6 heures, puis sa fille, à 7 heures, fifille à 8, fififille à 9 … etc … etc … l’avant dernière à 4 heures, et enfin la plus petite à 5 heures.

Un cercle n’a pas de début, ce qui nous dispense maintenant d’un Jéhovah-Dieu-Créateur ; cependant, « la nature de sa propre conscience » se heurte encore à une progression régulière de taille qui semble l’œuvre d’un Jéhovah-Clown-Intelligent.

Mais que l’imaginaire construise une spirale d’Anthyme , démarrant en bas, à 6 heures, et « remontant » dans le sens des aiguilles d’une montre … 7 … 8 … 9 … 12 … 3 … 4 … et 5 …
… selon un pas tel que la dernière poupée égale en dimension angulaire la mère de toutes … elle-même égale à toutes ses filles … indistinctement égales entre elles …
… et l’on obtient une parenté uniforme, statique et immuable.
JO a écrit: … / … affronter la nature de sa propre conscience … / …
Pourquoi « affronter » ?

Je pense pour ma part que l’imaginaire libère « la conscience » de tous les a priori qui la brident …
… en l’occurrence de tous les Jéhovahs qui l’assujettissent.
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Message par JO le Jeu 14 Aoû 2014 - 8:21

Mais je lis tout ça sans aucune espèce de rébellion . Quand on écrit, on sait qu'on sera traduit, pas compris... et vice versa. J'ai une fâcheuse tendance à condenser ce que j'exprime, par flemme des longs développements et par illusion d'être claire , parceque concise .
Les jéhovas, je les ai depuis longtemps effacés et n'ai pas d'a prioris religieux . C'est rigolo comme la plupart des athées systématiques se croient obligés de les exorciser au moindre propos introduisant la notion de sens dans le discours .
Je lis tout ce que je trouve sur la conscience et constate qu'on en parle beaucoup mais que personne ne sait ce que c'est .
Le vide quantique , il en est question, ici:
http://www.slate.fr/life/68851/et-la-lumiere-surgit-du-n%C3%A9ant
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Message par Ling le Jeu 14 Aoû 2014 - 9:39

Le vide quantique mais quand commence-t'il? Juste après le Big Bang? La physique actuelle ne sait rien dire à partir d'un certain point. Il est donc périlleux d'utiliser ces données pour penser un possible.

Anthyme a écrit:Je pense pour ma part que l’imaginaire libère « la conscience » de tous les a priori qui la brident …
… en l’occurrence de tous les Jéhovahs qui l’assujettissent.

L'imaginaire libère la conscience: magnifique.

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Message par JO le Jeu 14 Aoû 2014 - 11:23

Avant le big bang, le Vide Quantique, plein de particules virtuelles , pressées de devenir ondes/particules...
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Message par Ling le Jeu 14 Aoû 2014 - 11:26

C'est une vision poétique, cela je ne saurai le démentir.

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Message par Anthyme le Lun 18 Aoû 2014 - 18:02

JO a écrit: … / … [j’ai l’]illusion d'être claire … / …
Moi aussi … lorsque j’écris.

Cependant, après vous avoir lu, mesdames, j’ai le sentiment de ne pas m’être exprimé suffisamment bien pour être compris.

Tant pis si cela ressemble à une redite ; je vais tenter de préciser.

… … … …

Tout part d’une métaphore censée illustrer l’inconfort d’une position fragile :
Un alpiniste marchant sur la crête d’une arête neigeuse ; avec à gauche et à droite deux précipices.

Il peut avancer, reculer, tomber à gauche, ou tomber à droite ; ou tout simplement rester sur place sans bouger, ce qui donne 5 suites événementielles possibles.

S’il bascule à gauche ou à droite ; il va dégringoler le long de la pente abrupte dans un champ très étriqué ne contenant qu’un possible : celui d’un irréversible mouvement de descente le conduisant dans le Goulp « Victime de la Montagne ».

Il apparaît de fait que son statut « Alpiniste » n’a de valeur qu’au sommet de l’arête ; car là seulement il possède une latitude de décision sur son devenir.

C’est pourquoi il faut exclure du champ de ses possibles les hypothèses « Basculement à gauche » et « Basculement à droite » ; ce qui ramènera sa « trame des possibles » à 3 :
« En avant » ; « Je ne bouge pas » ; « En arrière ».

… … … …

Si l’on projette tout ça sur le plan de la métaphysique, il s’agit de donner à notre alpiniste, Monsieur Hasard, une trame d’existence viable.

Il n’a pas le droit de tomber le long de la pente des événements d’avance déterminés par Monsieur Dieu-Créateur ; pas plus qu’il n’a le droit de tomber le long de la pente des événements en cours de détermination intelligente de Monsieur Grand-Architecte.

(En fait, c’est le même démiurge, sauf que dans son rôle de « gran’architect’intelligent », il porte un faux nez rouge pour faire symparigolo auprès des gran’enfantscientifiques.
C’est pourquoi, selon les cas, je l’appelle ci-dessous « Jéhovah-Dieu » ou « Jéhovah-Clown »)


Pour exclure ce démiurge de la trame des possibles, il faut lui confisquer ses alibis de créateur et d’architecte.
C’est ce que j’ai fait dans le premier texte de ce ‘sujet’ au moyen du jeu des 12 poupées russes :

Le plus facile est de se débarrasser de Jéhovah-Dieu.

Lorsque les 12 poupées sont alignées en ligne, il pointe son index sur la première en disant :
« C’est moi qu’j’suis l’créateur d’la manman du début »

Il suffit alors de prendre les 12 poupées et de les disposer en cercle : il n’y a plus de « début » ; donc plus de « création ».

Avec Jéhovah-Clown c’est un peu plus complexe.

« C’est mon intelligence qui les a classées de la plus grande à la plus petite … », dit-il en les désignant les unes après les autres, de la plus grande à la plus petite, pour finir de son index sur la toute petite en ricanant de dessous son nez rouge :
« … avec au bout du compte un grand mystère de création de volume pour passer de la plus petite à la plus grande … »
… et de conclure sur un mot d’esprit à la Grand-Zampano :
« … car c’est bien un début de bout de queue de création, hein lénenfants ! »

… un peu plus complexe certes, mais pas tant que ça lorsque l’imagination permet de tordre la table du roi Arthur qui porte les poupées pour rapprocher la plus petite de soi, et l’amener à la dimension apparente de la plus grande.

Projeté sur le plan où se dessine « la trame des possibles », on obtient alors douze poupées russes de tailles identiques, c'est-à-dire chacune capable de contenir sa mère, disposées en cercle et formant un alignement dont ne se décèle aucun début.

Aucun démiurge « créateur » ni « architecte » n’a plus d’alibi.

… … … …

De fait, mesdames, sinon dans le forum « Athéisme » (ce qui serait super !) mais au moins dans ce sujet ; je vous suggère d’occulter des hypothèses comme « Big Bang » ou « Dessein Intelligent » qui déroulent un tapis rouge au démiurge dépositaire des clefs de l’asile de @Coeur de Crétinisme.

Comme je viens de l’illustrer ; c’est une condition ‘sine qua non’ si l’on veut honnêtement bavarder de « la trame des possibles ».


=======================================


JO a écrit: … / … Le vide quantique , il en est question, ici … / …
Hum … ne m’en veuillez pas si je ‘zappe’ …
… mais puisque vous semblez y tenir, à votre « Vide Quantique », qui vu de chez moi ressemble beaucoup au chapeau de Jéhovah-Magicien (un pote aux deux autres)
… je vais vous dire pourquoi je ne me donne pas la peine de cliquer.


J’ignore ce qu’est le « vide quantique », car pour moi ; il n’existe pas.
La démonstration est ultra simpliste :

Ce qui existe, c’est l’« existant » ; avec pour corollaire que le « non-existant » ne peut exister.
(ben oui ; un « non-existant » qui se mettrait à exister deviendrait de facto un « existant »)

Ceci fait qu’un « vide » observé comme tel ne peut en aucun contenir du « non-existant » ; mais uniquement une part d’« existant » non encore identifié.
Plus prosaïquement :
L’« existant » n’a pas d’extérieur, et le « vide » n’existe pas.


Pareil pour la « théorie des quanta » qui me crée des bidules ici, ou là, ou encore ici et là, de façon parfaitement décousue, c'est-à-dire sans continuité.
Ça n’est pas conciliable avec un existant « plein », forcément continu.

… … … …

Hum …
Je sens que si j’arrête là, je vais pouvoir revenir pour préciser …
… alors je poursuis par une illustration : « La saucissologie d’Anthyme »

Il faut se munir de l’œuf du Professeur Shadoko, et le …
(pour ceux qui n’ont pas fait d’études supérieures, je place sous ‘spoiler’ un extrait des fondamentaux)
traité d’œufologie partielle du professeur Shadoko:

D'une façon générale, tout œuf se compose de trois parties:
« L'intérieur » ; « L'extérieur » et « L'entre-deux ».

Quand un Shadok pond un oeuf normal, il est souvent d'usage que l'intérieur se transforme petit à petit en autre chose qui varie selon les cas, mais qui dépend le plus souvent de la composition de l'extérieur.
L'expérience montre que si l'on a un extérieur en poule, par exemple, l’intérieur se transforme petit à petit en extérieur.

Cette observation montre que l’intérieur disparaît peu à peu ; tant et si bien que l’on peut dire que tout œuf se compose de deux parties : un « entre-deux » négligeable et un « extérieur » qui se trouve des deux côté.

Il faut se munir de l’œuf du Professeur Shadoko, mais de ne pas le mettre dans une poule, mais dans du non-existant, avec de l’existant à l’intérieur.

C’est là qu’un petit geste technique est à acquérir pour retourner l’entre-deux comme une chaussette, de façon que l’extérieur non existant se retrouve à l’intérieur, et l’intérieur existant à l’extérieur.

Le plus dur est fait !
En effet, à partir de maintenant les événements s’enchaînent avec simplicité et une implacable logique :

Il apparaît que l’« intérieur » (qui, rappelons le, est de l’extérieur retourné), s’effondre sur lui-même dans le « non-existant », entraînant avec lui un entre-deux qui se ratatine en un point de diamètre nul, entouré de toute part par de l’« intérieur » qui s’épanche dans une existence qu’aucun entre-deux ne vient plus limiter.

Voilà pour le « vide ».

… … … …

Pour ce qui concerne « la continuité » qui contredit Max Planck ; il suffit de troquer l’œuf contre une saucisse de Strasbourg industrielle …
(Avec une artisanale, ça marche mieux car elle est courbe et donc se referme sur elle-même lorsqu’elle a une longueur suffisante ; mais comme c’est plus compliqué de retourner un tore qu’un cylindre, je suggère de commencer avec une industrielle.)
… il suffit de retourner la saucisse industrielle comme une chaussette.

Comme pour l’œuf, l’« extérieur non-existant » s’effondre vers l’intérieur en entraînant le boyau (l’« entre-deux ») qui devient un colombin de diamètre nul.

C’est alors seulement qu’il faut troquer l’industrielle pour l’artisanale, de façon que le colombin (l’« entre-deux ») devienne comparable à un anneau de section nulle entouré de toute part d’« intérieur ».

Tout lecteur attentif aura relevé que le boyau torique définit un plan sur lequel on peut positionner un « centre » capable d’accueillir le Saint Graal d’un Jéhovah quelconque.

Taratati ! Tiritita !

Rien n’interdit de tordre ce tore en spire comme je l’ai fait plus haut avec la table du roi Arthur ; modification géométrique qui transforme ce « centre » en un « entre-deux » de saucisse artisanale …
… qui se referme sur lui-même, comme tout entre-deux d’honnête saucisse artisanale de longueur suffisance …
… ce qui provoque une extension du tore tordu en le faisant ressembler à un spaghetti ‘al dente’ se tortillant autour de ce nouvel entre-deux.

Je ne vous raconte pas la trombine ‘molle-trop-cuite’ que prendrait ce spaghetti si quelqu’un avait la prétention de faire un nid à son dieu au centre de ce nouveau tore tordu ! …
… et pourtant il le faudrait, car c’est à partir de là qu’on passe de la saucissologie restreinte à la spaghettologie générale.

Cependant, comme je sens que les moins attentifs sont en passe de décrocher ; je me dépêche, chères lectrices, de vous inviter à me suivre devant le tableau noir de ma classe de CM 1.
(C’est le programme scolaire que je connais le mieux pour l’avoir presque triplé, malheureusement atteint par la limite d’âge.)

... … … …

L’instituteur prend sa craie et « Plac », nous y place un point :
« Ceci est un point sans dimension »

Puis « Plac » « Plac » « Plac » encore trois autres.
« Un vide quantique les sépare »
Puis prend l’éponge et en efface deux :
« Ils peuvent disparaître »
Et comme pour vérifier si on écoute demande combien il en reste.
(Il faut répondre « deux »)
« Non ! Combien de fois faudra t’il répéter que c’est le même en double ? »

Puis, après un gros soupir résigné et s’aidant de sa règle-tape-tête d’un mètre trace un trait sur le deuxième tableau de la classe :
« Et ceci est une suite de points tassés à distance quantique »

La question s’impose d’elle-même :
Pourquoi un point dissocié de tout, isolé tout seul au milieu du vide, se placerait-il subitement à la suite de ses semblables pour fabriquer la queue leu leu d’un trait ?
(car c’est un peu ça ; l’incohérence comportementale des trucmuches du monde dissocié de Max)

Or la réponse est toute simple, pour peu qu’on ait quelques notions de spaghettologie générale :
Lorsqu’un tableau coupe un entre-deux quelconque, il s’y forme un point.
Pour peu qu’on attrape le tableau à bout de bras pour le déplacer le long de cet entre-deux …
(ben oui ; l’« existant » ne bougeant pas, il faut bien déplacer ce qui révèle les entre-deux, comme le fait par exemple le tourne-saphir d’un disque de Charles Trenet)
…et qu’on ait affaire à un spaghetti ‘ultra-mou-achi-bouilli-tarasbicoté’ comme c’est pas possible ; on peut alors voir ce point se dédoubler, se réduire et sautiller de ci de là.
Et si l’on troque le tableau de classe par un tableau vrillé en pâte torsade …
(cf le cours de pâtologie primaire –[pas de panique, ce n’est pas contagieux] –)
… eh bien … les points disparaissent ici pour réapparaître là, se dédoublent subitement ailleurs avant de s’effacer pour réapparaître encore ailleurs … et ainsi de suite … et ainsi de suite.

Bref …


Tout ça pour en arriver à ce que je disais tout là haut :
Le vide quantique existe certainement pour toute une ribambelle de prix Nobel bardés de diplômes ; mais pas pour moi.

________________________
JO a écrit: … / … Je lis tout ce que je trouve sur la conscience et constate qu'on en parle beaucoup mais que personne ne sait ce que c'est.
Ah ben voilà un thème d’exercice pratique pour tester ce qu’on peut produire sur la trame des possibles !

Je perçois la « conscience » comme le fruit d’un nécessaire mouvement.

Illustration :

On prend un bon vieux 78 tours de Charles Trenet.
Il est parfaitement inerte, statique et muet.

Si l’on n’a pas de tourne saphir sous la main, il suffit de prendre une épingle de couture et de la tourner, la pointe au fond du sillon, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en commençant par l’extérieur à la vitesse de 78 tours minutes :
En tendant l’oreille, on entend « Y’a d’la joie ».

La conscience ; c’est l’effet que ça produit sur le moral.



=======================================



Dans le titre « La trame des possibles » ; la chose importante n’est pas le mot « possible » ; mais le petit serpent de la fin : Les possibles

… … … …

Au plaisir de lire les vôtres …

 sourire
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Message par M'enfin le Lun 18 Aoû 2014 - 18:44

 supercontent Ovation debout! Foule en délire! Les murs tremblent! Mais le vide quantique reste impassible...
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Message par Jipé le Lun 18 Aoû 2014 - 18:55

Projeté sur le plan où se dessine « la trame des possibles », on obtient alors douze poupées russes de tailles identiques
Des poupées russes de tailles identiques ne peuvent plus avoir l'appellation de "russes" par définition...

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Message par Ling le Mar 19 Aoû 2014 - 7:50

Anthyme a écrit:Projeté sur le plan où se dessine « la trame des possibles », on obtient alors douze poupées russes de tailles identiques, c'est-à-dire chacune capable de contenir sa mère, disposées en cercle et formant un alignement dont ne se décèle aucun début.

Chaque matriochka est un possible, contenant une infinité de possible: une fractale est une matriochka. Toutes de la même taille mais pas à la même échelle. Nous aurions la "mousse d'univers" évoquée par Andreï Linde. Un infini de possibles dans un infini d'univers...il ne reste aucune place pour un créateur

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Message par Anthyme le Mar 19 Aoû 2014 - 8:15

Je vous remercie de votre courageuse compréhension.

Bien à vous.
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Message par M'enfin le Mar 19 Aoû 2014 - 18:35

C'est nous qui te remercions pour cette prose si bien construite.  okey 
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